|
 L’Association mondiale des journaux (AMJ) a condamné lundi "l’enlèvement apparent" de la journaliste française Florence Aubenas et de son interprète en Irak, et lancé "un appel à toute la presse du Moyen-Orient" afin d’obtenir leur libération. Timothy Balding, directeur général de l’AMJ (ou WAN, World Newspapers Association), qui siège à Paris, a appelé dans un communiqué à la libération de Florence Aubenas, envoyée spéciale du quotidien français Libération, et de son interprète irakien Hussein Hanoun al-Saadi, disparus depuis le 5 janvier à Bagdad. "En lançant cet appel à leur libération immédiate, je veux vous demander, en tant que représentants des medias du monde arabe, de continuer à suivre et à rendre compte de cette affaire, ainsi que de participer aux appels en faveur de la libération de nos collègues", a affirmé M. Balding. "Vous pouvez jouer un rôle essentiel dans le but d’obtenir leur libération. C’est mon devoir et je pense que c’est le vôtre de parler de cette affaire". M. Balding présentait à la presse la première Conférence des éditeurs du Moyen-Orient, à Dubaï. Cette conférence réunit plusieurs centaines d’éditeurs, rédacteurs en chef et autres cadres de journaux et magazines de toute la région pour deux journées de discussion sur le développement de la presse au Moyen Orient. M. Balding a également déclaré que "le contrôle étatique et les pressions sur la presse persistent dans toute la région et y freinent le développement". L’AMJ, basée à Paris, est une organisation de l’industrie de la presse. Elle promeut et défend la liberté de la presse dans le monde entier. Elle représente 18.000 publications, et compte parmi ses membres 72 associations de presse nationale, des dirigeants de presse venant de 102 pays, 10 agences de presse et dix groupes de presse régionaux ou internationaux.
Agence France Presse 17 - 01 - 2005 |