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Le ministre français des Affaires Etrangères, Michel Barnier, a insisté mardi sur la "règle de la discrétion" concernant la disparition en Irak de Florence Aubenas et de Hussein Hanoun Al-Saadi. "Dans de telles situations, pour les services de l’Etat, la seule règle est la discrétion. Le seul souci que nous avons est leur sécurité", a déclaré le ministre à l’Assemblée nationale, interrogé lors de la séance des questions au gouvernement. Il a estimé que la sécurité de la journaliste française et de son interprète irakien était "la priorité absolue", "même si les circonstances de cette disparition sont différentes" de l’enlèvement des deux journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot, libérés le 21 décembre après 124 jours de détention. "Depuis la première heure nous sommes totalement mobilisés pour les retrouver, avec nos agents, nos services, à Bagdad, à Paris, exactement comme nous l’avons été lorsque nous avions appris la disparition de Christian Chesnot et Georgres Malbrunot", a ajouté le ministre. Les directeurs des rédactions d’agences, de la presse écrite et de l’audiovisuel en France ont lancé lundi un appel conjoint sans précédent à la solidarité avec Florence Aubenas et Hussein Hanoun et à la défense de la "liberté des journalistes". L’envoyée spéciale du quotidien Libération et son interprète irakien, ont disparu à Bagdad depuis le 5 janvier
Agence France Presse 25 - 01 - 2005
Presse : appel des patrons de rédactions à la solidarité avec Aubenas
Les directeurs des rédactions d’agences, de la presse écrite et de l’audiovisuel en France ont lancé lundi un appel conjoint sans précédent à la solidarité avec Florence Aubenas et à la défense de la "liberté des journalistes", dans un texte lu à l’issue de leur réunion à Paris. Les directeurs de la rédaction se déclarent "solidaires de Florence Aubenas et de Hussein Hanoun", l’envoyée spéciale du quotidien Libération et son interprète irakien, disparus à Bagdad depuis le 5 janvier. Le texte a été lu par Serge July, directeur de la publication de Libération, à l’issue de la réunion tenue au siège de ce quotidien, à Paris. "Cette liberté des journalistes de télévision, de radio, de presse écrite et des photographes est un droit fondamental. Elle doit être défendue par tous, à commencer par les autorités et les mouvements politiques dans chaque pays", souligne le texte. Parmi les signataires, figurent les responsables des rédactions des principales chaînes de télévision, des radios, quotidiens et magazines dont le siège est à Paris, tous venus en personne au siège de Libération pour marquer la portée symbolique qu’ils comptent donner à leur texte conjoint.
Agence France Presse Paris - 24 - 01 - 2005
Barnier : mobilisation utile pour Florence Aubenas mais l’Etat doit rester discret
Le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier a estimé dimanche que la mobilisation pour la journaliste Florence Aubenas et son guide Hussein Hanoun al Saadi disparus en Irak est "utile" mais que l’Etat doit "travailler dans la discrétion". "La mobilisation de tous ceux qui sont attachés à la liberté d’expression, à la démocratie, de tous ceux qui connaissent Florence Aubenas et son professionnalisme, de tous ceux qui connaissent son accompagnateur Hussein Hanoun, toute cette mobilisation est utile", a déclaré le ministre à la radio publique française France Inter. Mais, a-t-il ajouté, ce que "chacun doit comprendre, s’agissant de l’Etat, c’est que nous devons travailler dans la discrétion, c’est la condition de la sécurité de ceux qui ont disparu". Le président du président du parti de centre-droit, UDF, François Bayrou s’est inquiété samedi, lors du congrès de son parti, d’une moindre mobilisation pour la journaliste "enlevée en Irak" il y a 17 jours que pour ses confrères Christian Chesnot et Georges Malbrunot libérés le 21 décembre après 124 jours de détention. Une réunion "inédite dans l’histoire des médias français", doit rassembler lundi matin, à Paris au siège de Libération, sur l’Irak et Florence Aubenas, les directeurs de rédaction de l’audiovisuel, de presse quotidienne et de magazines, a annoncé vendredi Serge July, directeur de Libération, interrogé par l’AFP. Alors que son envoyée spéciale Florence Aubenas a disparu depuis le 5 janvier à Bagdad, avec son interprète irakien, M. July indique qu’"il s’agit d’une réunion de travail des directeurs de rédaction de l’ensemble de l’audiovisuel --télévisions et radios--, publiques et privées, de la presse quotidienne nationale et de magazines". Les agences de presse seront également présentes, notamment l’AFP. Cette réunion sera une manière "de manifester de la sympathie pour la Libération, surtout pour Florence et Hussein" et a deux objets : la "solidarité", avec Florence Aubenas et son interprète, trouver des "initiatives prises en commun ou individuellement et "réfléchir à la couverture en Irak, qui est un cas, par de nombreux aspects, inédit". Il s’agira ainsi de "réfléchir à la possibilité de mutualiser des choses".
Agence France Presse Paris - 23 - 01 - 2005 |