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Le Parlement International des Ecrivains appelle à une semaine de mobilisation, du 26 janvier au 2 février, en faveur de la libération de la journaliste française Florence Aubenas et de son guide-interprète Hussein Hanoun al-Saadi, disparus en Irak depuis bientôt trois semaines. "Contre le silence, faisons entendre la voix de Florence Aubenas et Hussein Hanoun Al-Saadi", sera le thème de cette campagne qui sera inaugurée mercredi lors d’une rencontre au Parlement Européen de Bruxelles, précise un communiqué du PIE. Plusieurs eurodéputés y participeront, ainsi que Serge July, le patron du quotidien Libération pour lequel travaille Florence Aubenas ; les ex-otages en Irak Christian Chesnot et Mohammed Al Joundi ; Robert Ménard, secrétaire général de Reporters Sans Frontières ; Christian Salmon, directeur du PEI ou Jean-Marie Cavada, député européen, président de l’Intergroupe Presse-Communication-Libertés. Le Parlement international des écrivains appelle également à participer, le lundi 31 janvier, à une soirée de rencontres au théâtre du Rond-Point à Paris, où des textes de Florence Aubenas seront lus. Il encourage "tous les théâtres à faire de même pendant la semaine du 26 janvier au 2 février". "Au-delà des hypothèses invoquées pour expliquer leur disparition, le PIE constate qu’elle aura eu pour effet de faire taire Florence Aubenas, d’intimider les journalistes présents en Irak et de rendre un peu plus opaque encore la situation irakienne", indique le PIE dans son communiqué. "En l’absence de toute revendication, nous nous trouvons même dans l’impossibilité de nommer la violence qui est faite à Florence Aubenas et Hussein Hanoun al-Saadi. Nous sommes donc tous réduits au silence". "Afin de briser ce silence, le PIE appellent tous ceux qui soutiennent Florence Aubenas à lire et à faire lire ses articles : sur les ondes des radios, dans les théâtres, les librairies, les bibliothèques, les lycées... Nous appelons les principaux journaux européens à traduire et à publier les reportages de Florence". "Contre le silence qui nous est imposé depuis trois semaines, faisons entendre la voix de Florence Aubenas", conclut cet appel.
Agence France Presse 23 - 01 - 2005 |