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 La tension monte en Israël à une semaine du débat suivi d’un vote crucial au parlement sur le plan de retrait de la bande de Gaza du Premier ministre israélien Ariel Sharon, prévu à partir du 25 octobre. "Les mesures de sécurité vont être renforcées dans ce contexte. La garde sera renforcée et les entrées seront strictement limitées", a indiqué à l’AFP le bureau du porte-parole de la Knesset. Ces mesures sont prises pour empêcher d’éventuelles attaques contre des ministres ou députés, a rapporté la radio militaire. Le chef de l’opposition travailliste israélienne Shimon Peres, qui a promis à M. Sharon le soutien des 21 élus de sa formation, a affirmé craindre un assassinat du Premier ministre ourdi par les opposants à son plan de retrait, a rapporté le quotidien Maariv. La télévision publique a diffusé lundi les images sans précédent de M. Sharon entouré d’une bonne dizaine de gardes du corps à l’intérieur du Parlement où il se rendait à une réunion des élus du Likoud, son parti. Durant cette réunion, M. Sharon a réussi à renvoyer en commission la question d’un référendum sur son plan demandé par de nombreux députés et ministres de sa formation. Le parti d’opposition de gauche Yahad (six sièges) a également assuré mardi M. Sharon de son soutien. "Les ministres et vice-ministres du gouvernement seront forcés de voter pour le plan à la Chambre mais les députés du Likoud jouiront de la liberté de vote", a cependant déclaré le ministre de la Santé Dany Naveh (Likoud). Depuis l’adoption de son plan début juin par son cabinet, M. Sharon n’a plus de majorité à la Chambre (120 sièges). Les 250.000 colons des territoires palestiniens ont juré de faire échec au plan de retrait et jouissent de la caution morale de nombreux rabbins, dont l’ex-grand rabbin d’Israël, Avraham Shapira, qui a appelé l’armée à refuser de commettre "un péché" en évacuant les colons. Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, et le chef d’état-major, le général Moshé Yaalon, se sont élevés mardi contre ces appels à la désobéissance, estimant qu’ils étaient "illégitimes" et risquaient de provoquer "la haine et l’effritement de la cohésion nationale". Depuis leur rencontre dimanche soir avec M. Sharon, les dirigeants des colons estiment la rupture consommée. Une délégation de colons de la bande de Gaza a annulé sa rencontre prévue mardi avec M. Sharon en l’adjurant de soumettre à référendum son plan de désengagement qui prévoit l’évacuation des 21 colonies de la bande de Gaza et de quatre colonies isolées du nord de la Cisjordanie. Les prisons israéliennes ont indiqué avoir reçu ordre de se tenir prêtes à accueillir des centaines de colons s’opposant à leur évacuation. Selon le quotidien Yédiot Aharonot, l’armée israélienne devait procéder prochainement à des exercices simulant la prise d’assaut de bâtiments dans lesquels se retrancheraient des colons armés. Sur le terrain, l’armée israélienne a tué deux activistes palestiniens du mouvement islamiste Hamas qui tentaient de placer une charge explosive au nord de la bande de Gaza en territoire israélien. Un soldat israélien a d’autre part été tué dans la soirée par des tirs palestiniens lors d’une embuscade près de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie. Ces décès portent à 4.502 le bilan des tués de l’Intifada déclenchée en septembre 2000, dont 3.473 Palestiniens et 955 Israéliens. Enfin, le chef de la diplomatie française Michel Barnier a pour sa part achevé mardi sa première visite de trois jours en Israël en appelant Américains et Arabes à ne pas laisser "sans réponse" la crise au Proche-Orient.
Agence France-Presse Jerusalem - 19 - 10 - 2004
Vote crucial sur le retrait israélien de Gaza

La tension monte en Israël à une semaine du vote crucial au parlement sur le plan de retrait de la bande de Gaza. Au point que le chef de l’opposition travailliste, Shimon Peres, craint un attentat contre le premier ministre Ariel Sharon. Le débat doit s’ouvrir le lundi 25 octobre, mais le vote ne devrait intervenir que le lendemain. « Les mesures de sécurité vont être renforcées. La garde sera renforcée et les entrées seront strictement limitées », a indiqué un porte-parole de la Knesset. Ces mesures sont prises pour empêcher des attaques éventuelles contre des ministres ou des députés, a rapporté de son côté la radio militaire. Shimon Peres a affirmé craindre un assassinat du Premier ministre, a rapporté mardi en « une » le quotidien « Maariv ». La veille, la télévision publique a d’ailleurs diffusé des images sans précédent d’Ariel Sharon : plus d’une dizaine de gardes du corps l’entouraient alors qu’il se rendait à une réunion de son parti au parlement. Le premier ministre, qui reste inébranlable face à l’opposition des colons et de l’aile dure de son parti, le Likoud, peut compter sur le soutien des travaillistes de Peres (21 sièges). La formation d’opposition de gauche Yahad (six sièges) lui a également assuré son soutien mardi. « Les ministres et vice-ministres du gouvernement seront forcés de voter pour le plan à la Chambre mais les députés du Likoud jouiront de la liberté de vote », a déclaré le ministre de la Santé Dany Naveh (Likoud), à la radio. Depuis l’adoption de son plan début juin par son cabinet, Ariel Sharon n’a plus de majorité à la Chambre (120 sièges). Toutefois, en vertu du jeu des alliances à la Knesset, le plan de retrait devrait rallier 67 députés contre 45 (dont 19 élus du Likoud) et huit abstentions, selon un sondage publié dimanche dernier. Les 250 000 colons des territoires palestiniens qui ont juré d’y faire échec jouissent de la caution morale de nombreux rabbins. L’ancien grand rabbin d’Israël, Avraham Shapira, l’un de leur mentors, a appelé les militaires fidèles à la loi juive à refuser de commettre un péché en évacuant les colons. Parallèlement, les prisons israéliennes ont reçu ordre de se tenir prêtes à accueillir des centaines de colons qui s’opposeraient à leur évacuation. De plus, l’armée doit procéder prochainement à des exercices simulant la prise d’assaut de bâtiments dans lesquels se retrancheraient des colons armés. Au plan diplomatique, le ministre français des affaires étrangères Michel Barnier a achevé hier une visite en Israël : il a lui aussi réitéré le soutien de la France au retrait de Gaza, estimant toutefois qu’il doit s’inscrire dans le cadre de la Feuille de route, le dernier plan international. Sur le terrain, deux activistes palestiniens ont été tués hier par des tirs de l’armée israélienne dans le nord de la bande de Gaza. Selon l’armée, les deux activistes tentaient de placer une charge explosive.
Reuters - Jerusalem 19 - 10 - 2004
وزير الدفاع الاسرائيلي ينتقد دعوات حاخامين بشأن غزة
قال وزير الدفاع الاسرائيلي شاؤول موفاز يوم الثلاثاء إنه يخشي تمزق الدولة اليهودية بسبب الحاخامين الذين يحثون الجنود على عدم إطاعة أية أوامر بإجلاء المستوطنين من غزة وأجزاء من الضفة الغربية. وأضاف موفاز في كلمة بمدينة اشدود الساحلية "إنني أحترم ... علماء التوراة والحاخامين.. ولكن لا يمكن التسامح مع دعوات بعض الحاخامين للعصيان." وقال في كلمته المذاعة "العصيان سيمزقنا وهذا هو بالتحديد ما يريده أعداؤنا." ودعا موفاز الحاخامين للتحلي بالمرونة مشيرا إلى صورة الجيش تاريخيا في اسرائيل بأنه بوتقة تنحى فيها كل الخلافات السياسية جانبا. وكان الحاخام افراهام شابيرا وهو كبير حاخامين اسرائيل السابق والزعيم الروحي لليهود اليمنيين قال الأسبوع الماضي إنه ينبغي للجنود أن يرفضوا إجلاء المستوطنين بموجب خطة رئيس الوزراء ارييل شارون "لفض الارتباط" بالفلسطينيين. وجاءت تصريحات شابيرا لتزيد من ثقل دعوات مماثلة أطلقها حاخامون من تيار اليمين قبيل تصويت بالبرلمان الأسبوع المقبل على اقتراح بتفكيك 21 مستوطنة في غزة وأربع من 120 مستوطنة بالضفة خلال عام 2005. وقال موفاز "ابعدوا الجيش الاسرائيلي وأجهزة الامن عن المشاحنات السياسية" وهو ما يبرز مخاوف في اسرائيل من حدوث تمرد في الجيش حيث يسيطر ضباط وجنود من اليهود المتدينين على وحدات من المرجح أن تطبق أوامر الإخلاء. وتظهر استطلاعات الرأي أن أغلب الاسرائيليين يؤيدون خطة شارون.
رويترز - القدس 19 - 10 - 2004 |