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1-D’abord, et d’après Zouhair Yahyaoui, la plainte vient de la part d’un certains nombre de personne de la ligue elle même, et dont l’une d’elles est très connu pour son appartenance à la famille de gauche. Donc, apparemment c’est un problème gauche-gauche. Et j’imagine qu’il s’agit d’un règlement de compte à l’intérieur de la gauche, et des surenchères pour traiter et négocier sous les tables avec le régime de BenAli. Et il ne s’agit guère d’un sabotage de la part d’autres tendances politique.
2-Ce genre de fait, est déjà une habitude au sein d’une certaine catégorie de la gauche. Le complot et l’échange orchestré par Mohamed Charfi et ses amis, à l’époque de 89, sont toujours en mémoire. Au moment où la bataille battait son plein, Mr charfi a fait La combine avec le pouvoir pour laminer la ligue. Il a profité de la situation pour mettre en place tout un plan de marché entre le pouvoir (avec le gouvernement de l’ombre que Kamel Beltaief) et le clan charfi et ses proches, pour récupère la ligue. Cette échange a eu ses fruits, en cautionnant la candidature de BenALi et de l’autre coté, un poste ministérial et hauts postes d’Etat, pour faire changer les programmes d’enseignement en les adaptant à leurs idéologies et avec la coopération des milieux sionistes en France.
Tout ça s’est passé contre la volonté de l’histoire et la culture du peuple tunisien.
3-Charfi d’hier ou Trifi d’aujourd’hui, tout les deux, sont deux visages pour la même monnaie. Celui de servir l’intérêt d’une sous famille politique sur le compte et le dos du peuple Tunisien et son identité arabo-musulmane. Est ce qu’il représenté toute la gauche ? Certainement pas. Ils ne représentent qu’une minorité de la gauche, mais qui malheureusement pèse sur toute la gauche, vu d’une part leurs relations avec les milieux français et d’autres part le fait que le régime aime négocier et trouve bien ses comptes avec les petites minorités.
4-Je connais très bien la ligue et ses rouages. Et pour répondre à certains, il ne s’agit d’adhérer à la ligue pour faire l’équilibre ou pour peser. Mais plutôt ce sont les calculs politico-politicienne qui pèsent au sein du Bureau et du Conseil d’administration. Et depuis un certains, ce milieu est quasi-fermé, verrouillé et réservé soit aux Charfistes soit pour les Rcdistes. Et même si quelque uns puissent glisser comme le journaliste et intellectuel Slaheddine Jourchi, ça reste minoritaire.
5-La seule époque qui a plus au moins échappé à ces méthodes, c’était celui de Moncef Marzouki. Mais malheureusement ça n’a pas duré longtemps, et victime de plusieurs complots, il a fini par jeter l’éponge.
6-L’actuel Bureau de la ligue, sous la présidence de Mr Trifi, souffre trop des calculs politique, soit ceux qui se fassent clandestinement avec le régime, soit ceux qui cherchent à exclure les islamistes de la scène. Et ce climat est actuellement touche son plus haut niveau à l’occasion des élections présidentielles d’Octobre 2004.
7-Ce même bureau n’accorde pas la même importance aux dossiers d’atteinte à la liberté et aux droits de l’homme. Il traite les dossiers selon la priorité sectaire. La simple comparaison entre le drame des prisonniers islamistes et les ex-prisonniers du POCT nous donne une large idée sur la question.
8-Le constat semble être noir et sans issue pour l’actuel Bureau de la ligue.
Mais ça ne veut pas dire et en aucun, qu’il s’agit de laisser tomber la ligue. Car cette dernière restera, et doit rester, même si ce n’est pas le cas actuellement, au dessus de tout tentative de récupération politique et sectaire. Et doit s’ouvrir à tout le peuple tunisien avec toutes ses tendances et toutes ses variétés. La ligue survivra et c’est son seul et unique destin, même si aujourd’hui elle passe par des moments très difficiles. Et je pense que ça n’arrange personne, et encore moins les moins représentés et les sans voix au sein de la ligue. J’appelle toutes les forces vives à manifester leurs solidarités morales et matérielles envers la ligue pour qu’elle puisse surmonter ses difficultés. Et dresser le bilan, et mettre les responsables devant leurs responsabilités, avec tout ce que peut emporter comme sens le mot responsabilité, tout en n’excluant pas la démission. |