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Envie d’écrire, soif de crier, besoin de râler, caprice de pleurer
Je n’ai pas la force, j’ai la haine et les mots sortiront sans peine
Je ne savoure rien, et rien ne me plaît, ni ne ferme mes plaies
Envie de parler avide de faire, je n’ai plus le goût de me taire
Ils me tenaillent, me torturent, me martyrisent, me refoulent
Je ne puis rien, je t’aime
Que faire alors pour te plaire ? Je t’ai fait la cour, je t’ai séduite.
En contre partie tu m’as repoussé, tu m’as offert la fuite
Ma liberté réduite, je crains le pire pour la suite
Aujourd’hui je suis chagriné, affligé et triste
Même le printemps a effacé les traces de la piste
De mes rêves enchantés, hélas par l’hostilité, piétinés.
J’aime ton nom, j’aime ton teint et ton parfum,
Au nom de l’amour, dans mon jardin, j’ai planté du jasmin,
De ta passion j’en bois une once, c’est le xyste de mon existence
Parle-moi, réponds-moi, ne te cache pas laisse-moi te voir
Ne m’ignore pas, ne me laisse pas choir
Quel sens à ma vie veux-tu donner ?
J’ai choisi hélas et incapable, j’ai abandonné.
Mais maintenant mon rêve revit, je suis ravis
Ta brise marine me remue, me remets, me ramène,
Me rappelle nos longues heures dans cette arène.
Je jure, sur les plaines de Carthage
Que je reprends mon épée, que je te protège. |