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Sauvez la vie de Mohammed Abbou
Sauvez la vie de tous les prisonniers politiques
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
Téléphone : 71 340 860
Fax : 71 351 831
Tunis, le 6 décembre 2005
Communiqué
Maître Saïda Akrami, militante pour les droits de l’homme, secrétaire générale de l’AISPP, a participé aux activités du forum international des femmes en défense des droits de l’homme, qui s’est tenu au Sri Lanka du 29/11/2005 au 2/12/2005. Lors de son retour en Tunisie, elle a été en butte aux tracasseries inédites des agents des douanes assistés d’agents de la police politique, qui ont fouillé toutes ses affaires et ses vêtements et ont saisi des documents relatifs aux droits de l’homme qui avaient été distribués lors du forum par les associations participantes, à savoir :
un rapport du rassemblement algérien des femmes démocrates
le livre « mettre fin à la violence contre les femmes »
le rapport annuel 2004 de l’observatoire international de lutte contre la torture
le livre « le volontariat pour la défense des droits de l’homme »
le conseil international des femmes en défense des droits de l’homme
le livre « Les violences contre les femmes »
la revue d’Amnesty International relative à la traduction des droits en pratique
Maître Saïda Akrami a tenu à se voir remettre la liste détaillée des documents et des livres saisis, ce qui a été fait. Maître Saïda Akrami n’a cessé d’être en butte au harcèlement de la police politique qui encercle son local quotidiennement depuis des années et harcèle ses clients. Elle-même fait l’objet d’un contrôle « collant » de la part d’agents qui l’accompagnent dans tous ses déplacements et allées et venues. Par ailleurs, le ministère des Finances lui a signifié un contrôle fiscal. Des agents de la Sûreté ont investi son bureau de nuit après avoir forcé les portes et arraché les serrures. Ils ont emporté ses documents personnels. Ils ont investi son domicile avec des méthodes qui ont épouvanté ses enfants et sa famille. Ils l’avaient également agressée ainsi que son fils, sur la voie publique et l’avaient kidnappée pour l’emmener au ministère de l’Intérieur. Les persécutions continuent : elle ne peut utiliser internet ni communiquer avec le monde extérieur, et toutes les pétitions et plaintes déposées contre ses agresseurs sont restées sans suite.
L’AISPP proteste contre ces persécutions contraires aux dispositions des conventions internationales relatives aux défenseurs des droits de l’homme. Elle exige que soit mis fin à ces pratiques et que les défenseurs des droits de l’homme puissent uvrer en toute liberté.
Le président de l’association
Maître Mohammed Nouri
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT) |