Vous êtes ici : Accueil > Miscellaneous > Alain Ménargues ne pourra pas continuer sa collaboration à RFI (officiel)

E-mag
Rubriques
Contribuer
A vos e-plumes !
Le Forum
Là où l’on cause
Les Clefs
Pour comprendre le site
Chantier Démocratique
Pour la Liberté en Tunisie
Les Associations
La Galerie
A voir et à entendre
Des Liens
Pour découvrir
Un peu d’Actu
Liberté, grèves, faim ...
Prisonniers d’opinion
Prisonniers de l’Injustice
Miscellaneous
En différé de Tunisie
19-10-2004
Alain Ménargues ne pourra pas continuer sa collaboration à RFI (officiel)

Le journaliste Alain Ménargues, qui vient de démissionner de ses fonctions de directeur général adjoint chargé de l’information et des antennes de Radio France Internationale (RFI), ne pourra pas poursuivre sa collaboration avec la radio, a annoncé RFI mardi dans un communiqué.
Le communiqué met en cause "les déclarations d’Alain Ménargues publiées par le quotidien Libération dans son édition du 19 octobre" qui "nuisent à l’image de l’entreprise et jettent un trouble profond dans les rédactions".
Le journaliste avait déjà dû démissionner de ses fonctions à la direction générale de RFI après les vives réactions provoquées par ses déclarations sur Israël et les Juifs dans plusieurs médias qui l’avaient invité à l’occasion de la sortie de son livre "Le mur de Sharon".
Selon le quotidien Libération de mardi, M. Ménargues a déclaré avoir été victime d’une manipulation conduite "par un noyau de juifs communautaires" qui ne supporteraient pas qu’Israël soit critiqué.
Le président de RFI Antoine Schwarz a estimé que ces propos "ne permettent pas d’envisager la poursuite de sa collaboration au sein de l’entreprise comme cela avait été évoqué après la démission d’Alain Ménargues de ses fonctions de directeur général adjoint chargé de l’information et des antennes", indique le communiqué.
Les personnels de RFI réunis mardi en assemblée générale s’étaient dits "indignés" par les nouvelles déclarations d’Alain Ménargues.
Longtemps correspondant de Radio France au Moyen-Orient, M. Ménargues, 57 ans, avait fait ces derniers jours la promotion de son dernier livre "Le mur de Sharon", dans plusieurs médias français.
Présenté comme directeur de l’information de RFI, il a tenu des propos comme "Israël est un État raciste", ou encore "Quel a été le premier ghetto au monde ? Il était à Venise. Qui est-ce qui l’a créé ? C’est les juifs mêmes pour se séparer du reste".
Les vives réactions provoquées par ces déclarations, de la part des syndicats et de la société des journalistes de RFI, d’associations juives françaises et du ministère français des Affaires étrangères, avaient conduit à sa démission de directeur de l’information.
La polémique s’est développée alors que le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier effectuait depuis dimanche et jusque mardi une visite en Israël destinée à renouer le dialogue entre ce pays et la France, après une période de tensions.

Agence France-Presse
19 - 10 - 2004


Les journalistes intègres ne courent pas les rues


En voilà un qui échappe à la règle. Qui a osé dire la stricte vérité. Qui a osé qualifier Israël « d’État raciste ».[1] Tirons-lui notre chapeau.
Il s’appelle Alain Ménargues. Il s’agit ici d’un homme qui occupe une position de pouvoir ; il est directeur-général adjoint de Radio France Internationale (RFI). Un honnête homme qui a risqué gros.
Pour avoir dit cette vérité inattaquable Alain Ménargues se trouve aujourd’hui attaqué par les siens. Par des confrères qui de toute leur carrière n’ont fait que de colporter des vérités officielles, donc des mensonges.
Pas étonnant si le quai d’Orsay - mensonges et hypocrisie d’État obligent - a qualifié d’"inacceptable" ce qu’a affirmé Alain Ménargues.
Mais quand les syndicats de journalistes, censés soutenir leurs confrères, réagissent vivement contre les journalistes intègres qui affirment - ici Alain Ménargues - qu’Israël est un État raciste, cela est incompréhensible.
Le devoir de tout journaliste est de rechercher la vérité. Mais il faut le savoir : « Les journalistes intègres ne sont pas foison » disait Roger de Diesbach il y a quelques jours à la Télévision suisse romande.
[2]
Qu’ont-ils fait ces journalistes « peu intègres » qui, aujourd’hui, blâment Alain Ménargues, pour informer correctement leurs lecteurs/auditeurs en ce mois d’octobre où quasiment tous les médias ont passé sous silence un des massacres les plus monstrueux perpétrés par Israël ? Un massacre tiré sur des semaines qui a dépassé en horreur le massacre de Jenin en 2002.
Je veux parler du massacre contre le camp de réfugiés de Jabaliya. Un des camps les plus miséreux et malheureux de la planète. Plus de 100 civils tués. Plus de 500 blessés, dont de nombreux enfants et jeunes adolescents. Sans parler des milliers de sans abris.
Nul n’a pu percevoir la souffrance réelle de la population de Gaza durant ces années. Le Quai d’Orsay et les syndicats des journalistes devraient condamner les journalistes qui nous cachent la vérité sur les crimes commis par l’État d’Israël ; un État colonial qui a mis en place un effrayant système d’apartheid.
Protestons contre le Ministère des Affaires étrangères français qui a jugé vendredi "inacceptables" les propos du journaliste Alain Ménargues.
Protestons contre ces journalistes complices des crimes de guerre israéliens qui condamnent Alain Ménargues !
Rendons hommage au courage d’Alain Ménargues en offrant son livre à nos amis.

[1] A l’occasion de la présentation de son livre "Le mur de Sharon" le 6 octobre 2004.
[2] Roger de Diesbach, rédacteur en chef du quotidien La liberté, est ce que la Suisse romande possède de plus remarquable en matière de journalisme d’investigation.

Sylvia - Oulala
16 - 10 - 2004


Fusible ou levier ?


En politique, il est d’usage de qualifier de « fusible » un homme ou une femme que le parti ou le pays lâche pour sauver sa face. Nombreux sont ces hommes ou femmes qui ont payé de leur carrière, parfois même de leur vie, leur trop forte implication dans des affaires douteuses. Souvent, ils furent les premières victimes du drame auquel ils participaient.
Fusible, il l’est également, mais dans une toute autre perspective. Alain Ménargues, ancien directeur général adjoint chargé des antennes et de l’information de Radio France Internationale (RFI) et vice-président de RMC Moyen-Orient, a présenté sa démission au Président de « la voix de la France à l’étranger », Antoine Schwartz, qui l’a acceptée.
Participant depuis de nombreuses années à la politique de désinformation sur l’actualité Proche-orientale, Alain Ménargues a, cette fois-ci, dépassé les bornes et le courant ne passe plus avec sa « base ». Car c’est bien au sein même de sa structure qu’Alain Ménargues a trouvé ses premiers détracteurs.
Ces journalistes, que l’on croyait assoupis, ou pire, soutiens indéfectibles d’une critique « dure » à l’égard des juifs et d’Israël, ont décidé de se réunir, à l’instigation de l’intersyndicale mais aussi de la Société des journalistes, pour condamner les « amalgames indignes » de leur directeur et de demander au Président de RFI « de réagir au plus vite et de prendre ses responsabilités ».
Fusible d’une haine qui monte, l’ineffable Ménargues est puni pour avoir franchi toutes les lignes rouges.
En effet, lorsque cet ancien grand reporter parlait d’ « État raciste » pour qualifier Israël lors de la présentation de son nouveau livre, « Le mur de Sharon », et le 30 septembre sur la chaîne d’information LCI, il réactivait, du même coup, la propagande islamo-gauchiste antisioniste du juif raciste et bourreau.
De plus, à la lecture des thèses développées dans cet ouvrage, on se rend compte de la pauvreté des arguments et de la perversité à la limite (souvent franchie) de l’antisémitisme : En gros, pour Ménargues, les juifs créent des ghettos et des murs pour s’éloigner de l’impur que représentent les autres peuples (propos tenus notamment à une radio proche des idées du parti de Jean-Marie Le Pen )...
De même qu’à la vision de la première de couverture de son ouvrage, on ne peut qu’applaudir l’éditeur (Presses de la Renaissance) qui a su, grâce à un montage photographique, faire couler le sang de la Mosquée Al-Aqsa par le « Mur de Sharon » . On y appréciera également la présence du logo de la radio France Inter (co-édition ? Ou publicité mal placée ?)...
Propos « inacceptables » pour le Quai d’Orsay, pression syndicale, Ménargues n’avait pas d’autres choix que de démissionner.
Mais est-ce pour autant une victoire de la justice, le début d’une nouvelle ère pour l’information ?
Peut-on considérer le départ forcé d’Alain Ménargues, sous les sifflets de sa « base » et les hourras des pro-palestiniens, comme celui d’une nouvelle réflexion de fond sur l’information concernant le conflit israélo-palestinien ?
Pour ces journalistes, il existerait encore de nos jours des limites à ne pas franchir. C’est ce que semble également vouloir signifier cette démission pour le quai d’Orsay, qui voit dans cette décision un bon élément à présenter au gouvernement israélien - le ministre français des affaires étrangères, Michel Barnier, étant en ce moment en Israël pour tenter de recoller les morceaux de l’amitié franco-israélienne.
Ne peut-on pas, au contraire, même si cette réflexion peut sembler par trop polémique, considérer cette démission comme un fusible que l’on fait sauter comme pour mieux cacher la forêt sous-jacente ?
Car il faudra à cette base indignée et à ces diplomates choqués se réinvestir dans l’information, mieux l’analyser pour en voir ce qu’elle a de systématiquement et partialement anti-juive et anti-israélienne. Sans ce constat, cette démission aura l’allure d’un simple fusible que l’on fait sauter pour couvrir le réseau de la haine. Et les limites franchies le seront probablement encore demain.
Sachons plutôt utiliser « l’affaire Ménargues » comme un levier vers une présentation plus objective d’un conflit si douloureux.

Eytan Ellenberg
Guysen Israël News
19 octobre 2004

Journalisme
4-11-2004 : Trois journaux de l’opposition attaqués, dont deux incendiés, à Abidjan
2004-11-4 : معتصمون في نقابة الصحفيين المصريين يدينون الاعتداء على صحفي
2004-11-3 : الأمن المصري يلجأ للبلطجة
2-11-2004 : Ramadan : rupture du jeûne vendredi en solidarité avec les otages
2nd-11-2004 : Killing of Journalists and Media Staff in 2004 at ‘Unprecedented Levels of Brutality’ Says IFJ as Total Nears 100
2004-11-2 : صحفي مصري يتهم وزارة الداخلية بالاعتداء عليه والنقابة تدعو لاعتصام
2004-11-2 : نقيب صحفيي مصر يطلب انهاء خدمة رؤساء المؤسسات الصحفية القومية
1er-11-2004 : Journaliste tabassé et arrêté en Floride : il photographiait des électeurs
1er-11-2004 : Un caméraman de Reuters tué à Ramadi
1er-11-2004 : Un incendie ravage des locaux du journal L’Humanité, pas de victimes
31-10-2004 : L’Association des journalistes tunisiens félicite Ben Ali
31-10-2004 : RSF "condamne fermement" l’attentat devant les locaux d’Al-Arabiya à Bagdad
2004-10-31 : دعوات الشرقية لنبذ العنف لم تشفع لمذيعتها لقاء عبد الرزاق
30-10-2004 : Bombe au siège de la télévision Al Arabiya à Bagdad
30-10-2004 : Al Djazira défend sa décision de diffuser la vidéo de Ben Laden
28-10-2004 : Good bye, Lénine et... Ben Ali
28-10-2004 : Une journaliste de télévision irakienne tuée avec un interprète à Bagdad
28-10-2004 : Le prix Sakharov du PE décerné à l’association bélarusse des journalistes
26-10-2004 : RSF - classement mondial de la liberté de la presse 2004
22-10-2004 : RSF : La presse tunisienne vote Ben Ali
21-10-2004 : Une TV d’opposition ukrainienne privée de sa licence de diffusion
20-10-2004 : IRAN : Les grands médias en ligne européens se mobilisent pour soutenir les cinq cyberjournalistes emprisonnés (RSF)
20-10-2004 : Conférence internationale sur le journalisme - L’initiative suédoise
20-10-2004 : Inculpation d’un journaliste qui a mis en cause un homme d’affaires
19-10-2004 : Dépénalisation des délits de presse : M. Wade souhaite des propositions
19-10-2004 : Algérie - Le directeur d’Erraï condamné à neuf mois de prison


TUNeZINE.com est enregistré chez gandi et hébergé par GlobeNet
CopyLeft TUNeZINE 2001-2004