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Le Fonds monétaire international (FMI) s’est félicité lundi des perspectives favorables pour l’économie tunisienne en 2005, y voyant une opportunité unique pour des réformes visant à consolider la croissance. "Les perspectives économiques pour 2005 restent favorables, soutenues par un rebond du tourisme, des exportations et de l’agriculture", a souligné le FMI dans sa revue annuelle sur la Tunisie. Le Produit intérieur brut a augmenté de 5,6% en 2003, selon les estimations du Fonds, et devrait progresser de 5,6% également en 2004, selon ses projections. Cependant "le plus grand défi pour la Tunisie est de consolider les bases d’une croissance forte et soutenue pour atteindre la limite basse des revenus dans les pays de l’OCDE et pour réduire le chômage", selon le rapport. Les responsables ont encouragé les autorités tunisiennes "à profiter de l’environnement actuel pour accélérer les réformes visant à augmenter le potentiel de l’économie et à créer des conditions favorables à l’investissement des entreprises". Dans cette tâche, "la clé du succès sera de hiérarchiser ces réformes de façon pertinente tout en maintenant la cohésion sociale", a averti le Fonds. Le FMI s’est félicité de la politique monétaire et de la flexibilité croissante des taux de change qui ont "aidé à améliorer la compétitivité externe et à renforcer la position extérieure" de la Tunisie, tout en appelant les autorités à "rester vigilantes" face aux pressions inflationnistes. Il s’est inquiété de la faiblesse du secteur bancaire qui "pourrait s’avérer une vulnérabilité majeure", et a souligné l’importance de consolider ce secteur "avant toute avancée de taille vers la libéralisation des capitaux et les taux de changes flottants". Les responsables du Fonds ont cependant félicité les autorités pour "leurs efforts visant à contrer l’effet négatif des prix élevés du pétrole sur le budget 2004". Ils ont apporté leur soutien à l’idée d’une vaste réforme du système fiscal et ont jugé utile d’envisager une réforme de ceux des subventions et de la fonction publique. Ils ont appelé la Tunisie à réduire les barrières non-douanières et ont souhaité plus une grande flexibilité sur le marché du travail afin de réduire le chômage.
Agence France-Presse 08 - 11 - 2004 |