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Elle saute aux yeux cette transparence, dont parle le ministre de l’intérieur tortionnaire Hédi M’henni. Le même homme, qui laisse torturer les tunisiens dans ses caves. Rien n’est transparent sur Tunisie ! Ni Presse, ni élections, ni même les affaires de l’État, qui concernent les tunisiens dans leur quotidien. Un état transparent dispose d’une presse transparente et non pas d’une presse floue et élogieuse comme l’est La Presse Officielle. Je n’ai jamais rien lu d’objectif et de sérieux sur la Tunisie, sauf une presse folklorique et ridicule. Un État transparent ne manipule pas les vérités et ne harcèle pas ses journalistes.

La Tunisie est un mirage, c’est une illusion, sauf ceux qui ont perdu la raison, peuvent croire et rêver de démocratie sous un régime corrompu et despotique. Un État transparent, n’a pas de problèmes pour laisser les organisations non-gouvernementales faire leur travail, les défenseurs des droits de l’homme rapporter les manquements et les problèmes réels. Un État transparent et démocratique ne refoule pas les observateurs de la Commission Internationale des juristes, dès leur arrivée à l’aéroport de Tunis. Sauf un état tortionnaire, un État qui use et abuse de son peuple, un État qui a quelque chose de sérieux à cacher agit de la sorte. Ben Ali élimine tout sur son passage et n’hésitera jamais à commettre toutes les atrocités pour rester sur son trône. Qui a éliminé Ali Saïdi ? Deux femmes (Hédia et Latifa Saïdi) condamnées en prison à vie et personne ne sait encore la vérité dans cette histoire macabre, la plus macabre que existe. Qui a anéanti des familles entières ? C’est ce que le ministre de l’intérieur désigne par la transparence et un état transparent ?
Un État transparent et digne de ce nom, respecte la dignité et l’intégrité de la personne humaine en premier lieu ! Or, Ben Ali a souillé l’âme tunisienne et le sol tunisien par ses crimes. Finalement, un état transparent ne s’accapare pas le pouvoir comme une pieuvre et en fait son monopole à vie, et encore moins des scores électoraux fabuleux de 99,99%, car même le Bon Dieu ne pourrait les obtenir, s’il fallait voter pour lui ! Je dis nul n’est indispensable, et encore moins Ben Ali pour la Tunisie. C’est un faux jeton, qui est dangereux pour l’avenir de la Tunisie, au même titre que Hitler, Pinochet, Saddam Hussein et plein de ses pareils. Regarder le légat des nations, qui ont souffert du règne des dictateurs. Ben Ali pense : "après moi le déluge les emporte" ! Des dossiers sont à élucider et c’est le droit du peuple tunisien de savoir toute la vérité, rien que la vérité, avant de procéder à des élections ou quoi que ce soit. La vérité sur la disparition de Ali Saïdi, la vérité sur les internautes de Zarzis et maintes affaires mystérieuses en suspens.
Avant la dictature : Hammadi Ben Salem Pendant la dictature : Olav Lundqvist Stockholm, Suède Olav Lundqvist - Hammadi Ben Salem 10 octobre 2004 |