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Alliez-vous, boycottez les élections, dénoncez les résultats du scrutin, critiquez, criez, opposez-vous et faites ce que vous voulez, j’y suis et j’y resterai ! Peut-on voir la situation autrement ? Et pour ceux, qui attendent encore le Père Noël ou vivent sur l’espoir d’un renversement de la situation, réveillez-vous bon sang ! Certes, c’est désespérant et frustrant de savoir toutes les vérités sur ce régime dictatorial de Ben Ali, de n’avoir aucune issue à l’horizon, et de savoir que personne ne vient à la rescousse des tunisiens. Avec une communauté internationale, qui le maintient au pouvoir et qui choisit de fermer les yeux par rapport à ce qui se passe en Tunisie, dont elle connait pertinemment les méthodes et les pratiques despotiques.
Peut-on estimer le nombre de ceux qui ne veulent plus de Ben Ali ? Est-ce que TUNeZINE, Tunisie Réveille Toi, et s’il y en a d’autres sites tunisiens dans le même esprit et qui souhaitent contribuer et en finir avec la dictature, pourraient organiser une collecte des voix Anti-Ben-Ali et les comptabiliser ? C’est juste une idée qui m’est venue à l’instant même. Tous les tunisiens qui ont l’intention de boycotter les élections et désirant mettre fin à cette dictature, envoient individuellement un e-mail, une seule fois, à une adresse e-mail unique où seront comptabilisés les voix qui disent non à Ben Ali ! Ce serait intéressant de voir le pourcentage par rapport à ce qu’avancent les autorités tunisiennes ? Même que Coluche dit : "Les statistiques, c’est comme le bikini : ça donne des idées mais ça cache l’essentiel !".
Finalement, je trouve toute la situation de notre peuple et de notre chère Tunisie désespérante. Des fois je me dis, peut-être que nous ne méritons pas la démocratie ? Peut-être que les dirigeants d’un pays sont à l’image et l’esprit de leurs peuples ? Peut-être que notre peuple est encore immature pour la démocratie ? Et ce sont des séries de questions pareilles, qui me hantent en ce moment. Mais n’empêche, chers amis et compatriotes, la bataille doit continuer et de plus belle, nous devons en aucun cas abandonner et lâcher la corde, que j’espère un jour, sera mise autour du cou de ZABA.
"La misère nourrit la police, affaiblit la justice et engraisse l’homme politique".
Pascal Mourot |