|
 L’aveu de Nejib Chebbi que son parti a fait preuve de "souplesse" en acceptant de modifier son manifeste électoral (« Nous avons fait preuve de souplesse et accepté une reformulation des expressions incriminées, mais en vain ») est un aveu vraiment déroutant !
De deux choses l’une :
- Ou bien le Manifeste contenait des erreurs graves qui tombent sous le coup de la loi. Dans ce cas, il est incroyable que personne au sein du Parti Démocratique Progressiste ne les ai vus avant que le Parti n’en imprime 130 000 copies (Cf. : le quotidien "Assabah" d’hier)
- Ou bien (et c’est ce que je pense), le Manifeste renvoyait reprenait scrupuleusement les positions honorables du PDP, que ces positions ne sont pas acceptées par "l’administration" (euphémisme pour désigner le pouvoir politique) et que le PDP a accepté de jouer le jeu et de "ramener le voleur jusqu’au seuil de la porte de la maison".
Cette option, si elle se confirme, est grave pour un parti qui se veut être porteur d’un projet d’avenir et proposer une alternative au pouvoir. En n’arrivant même pas à défendre le SMIG de dignité, le PDP n’a pas fait un compromis, mais bien une compromission.
En espérant sincèrement avoir tort, je me permets de dire à M. Chebbi "yel3an bou" la souplesse si elle doit nous conduire à accepter cette situation !
Lecteur Assidu www.tunezine.com 14 - 10 - 2004
Tunisie : le chef d’un parti d’opposition dénonce "les entraves" de l’administration
Assiciated Press - Tunis 14 - 10 - 2004
Le chef du parti démocratique progressiste (PDP), une formation de l’opposition en Tunisie, Ahmed Néjib Chebbi, a dénoncé jeudi "les entraves" que rencontre son parti auprès de l’administration depuis le lancement de la campagne électorale. Des élections présidentielle et législatives sont prévues le 24 octobre en Tunisie avec la participation de quatre candidats à la magistrature suprême et de sept partis en plus de sept listes indépendantes qui briguent les 182 sièges du parlement. Lors d’une conférence de presse, Me Chebbi s’est plaint notamment de la saisie du manifeste électoral du PDP dont certains passages ont été considérés par l’administration comme étant de nature à "semer la discorde entre les citoyens ou diffamatoire à l’endroit d’institutions constitutionnelles". "Nous avons fait preuve de souplesse et accepté une reformulation des expressions incriminées, mais en vain", a-t-il regretté en envisageant de porter l’affaire devant la justice. En revanche, le chef d’un autre parti d’opposition, Mohamed Bouchiha, candidat à la présidence sous les couleurs du parti de l’unité populaire (PUP), a fait état d’une attitude "totalement neutre" des pouvoirs publics. Il s’est félicité de la "bonne atmosphère" qui règne pendant la campagne électorale, réfutant l’étiquette qui lui est collée par certaines parties de l’opposition qui le taxent d’être proche du pouvoir. |