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À Alger, le 15 novembre 1988, et dans le cadre du Conseil National Palestinien, l’OLP proclamait la création de l’État palestinien et reconnaissait les résolutions 181, 242 et 338 des Nations Unies. Aujourd’hui, et même si cet État n’existe pas sur le terrain (pas encore du moins), il est bel et bien vivant dans le coeur de millions d’êtres humains épris de liberté et de justice à travers le monde. À l’occasion de la première Intifada, au cours de laquelle les Forces d’occupation israéliennes exécutaient l’ordre de "casser les os des enfants (palestiniens)", Cheick Imam Issa chantait ceci à Tunis en 1991 (l’auteur du poème s’appelle Farghali Ali) :
فلسطين دولة
فلسطين دولة بناها الكفاح بدم الشهيد، بنار السلاح تعيد النبات إلى أرضه تعيد الغريب إلى داره ترد التاريخ إلى أهله فعرض العروبة لا يستباح (...) فلسطين ها هي مرحى تقوم سلام و أنشودة للصباح (...)

Une mauvaise traduction donnerait à peu près ceci :
La Palestine est un État Construit à travers la résistance, Du sang du martyr, du feu des armes Elle ramène les plantes à leur terre L’étranger à son domicile Elle rend l’Histoire à son peuple, L’honneur des arabes n’est pas à négocier (...) Voici la Palestine qui se relève Paix et chanson pour le matin (...)
Aujourd’hui, les Palestiniens, qui ont accepté un compromis historique et reconnu le fait colonial israélien, sont confrontés à un terrorisme d’État qui prétend que : " du côté palestinien, il n’y a pas de partenaire pour la paix". Et si c’était exactement l’inverse ?
Taïeb Moalla - 15 - 11 - 2004 Coalition Québec/Palestine |