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31-07-2004 |
Abdelhamid Hammami : Appel aux tunisiens afin d’abréger le supplice d’un citoyen
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 Abdelhamid Hammami est un tunisien qui souffre depuis 17 ans d’une maladie rare et très mal diagnostiquée en Tunisie. Ce dernier est obligé de médiatiser son cas outre frontières car il ne peut plus supporter l’enfer qu’il endure, lui et sa mère septuagénaire.
Voici des extraits d’une lettre adressée au président de la république, qui décrit tout son désespoir et qui attire l’attention de l’opinion nationale sur ses droits bafoués. Plus bas vous trouverez aussi des photos, assez choquantes, commentées par l’intéressé et un article publié par le journal Echâab (Le Peuple), organe de l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens.
Lettre au président de la république
Cher excellence, Vous avez su faire l’écho depuis déjà 17 ans, vous êtes le seul à avoir éclairer la voie et le futur de ce peuple. Et même si j’ai beaucoup souffert, je ne dois pas me contrarier à cause d’une minorité qui n’a accepté ni de se référer à vos directives ni à vous transmettre même une petite idée sur le sort d’un citoyen. Car les statistiques les plus éminentes, sont concrètes là-dessus et on a de quoi être fier, le front haut et le regard pointé vers un grand horizon. Dans cet état d’esprit, je me suis grandit, mais sans avoir réjouit de mes simples droits comme celui du soin par exemple. Il y a maintenant 17 ans que je souffre d’une maladie très mal diagnostiquée en Tunisie... ! On m’a même accusé d’avoir semblant d’être malade puis on a décidé que je suis atteint d’une schizophrénie. Enfin ! Et après avoir perdu 3 doigts, j’ai consulté un médecin allemand (le Pr. Heiss) en 1997, à la clinique d’Albert Laudwig à Freiburg. Il m’a affirmé que je serais guéri de cette maladie si je présente une prise en charge. J’ai fait retour à mon pays pour cette raison, puisque je cotisais dans une caisse sociale, et j’ai le droit à cette pièce. 8 ans se sont écoulés sans aucun succès. Je dois préciser que je n’ai jamais cherché de l’aide financière. Et la preuve, c’est qu’une famille allemande m’a proposé en 1998, qu’on me collecte de l’argent à travers une annonce sur les journaux allemands. J’ai refusé cette idée pour une seule raison, c’est que j’avais des droits moi, dans ce bled. Et même si la fin sera ??? Je n’accepterais jamais ça. Après tout qu’est qui va se passer ? Dans le pire des cas ; c’est la mort. Et maintenant il me reste 4 doigts, et je n’accepterais toujours aucune aide financière. Seulement, je cherche que mon cas soit mieux médiatisé, vous me comprenez, là dessus. Je vais vous décrire un peu d’autre réactions de mon corps, que je n’ai jamais vu, chez quelqu’un d’autre ou entendu parler : - la face droite de mon visage ne transpire que pendant la bouffe (même un petit sandwich) - je vois souvent (les petits os) mes doigts, par les yeux et après une longue période de souffrance, ces petits os, acceptent de se casser et ainsi, la souffrance diminue. - La maladie vient d’envahir mon visage, et le mal c’est que les médecins chez nous, raconte toujours la même histoire : une atteinte incurable et qui est liée à ma maladie des doigts. - Voyez ; c’est très atroce de vivre tout ça, chaque jour pendant des années. Un véritable enfer, qui a influencé la vie de ma mère aussi, une dame de 70 ans qui ne trouve même pas un carnet de soin, pourtant vous avez bien pris soin des personnes âgées et vous avez décrétez beaucoup d’aide à leurs faveurs je me demande alors pourquoi pas elle ne rejoint d’aucun de ces droits. Le pire là-dessus, c’est que toutes les autorités sont au courant de sa situation (le bureau des relations avec le citoyen à Carthage, le gouverneur, le délégué, le directeur régional des affaires sociales, l’assistante, ...) elle n’a pu soigner son oeil qui lui fait mal depuis des années, qu’après m’avoir obligé de signer une reconnaissance de dette de 408 dinars. Cher notre président ; Mon destin et celui de ma mère deviennent très sombres, comment pourront-nous nous reconstituer ? J’implore votre grande générosité de bien vouloir intervenir dans cette affaire. Vous êtes notre seul et meilleur garant de nos droits et de chances, pour que la souffrance de ma mère cesse et que pour ma main droite et mes pieds soient Sauvés. Vous êtes le seul à pouvoir m’envoyer de nouveau en Allemagne pour revoir le seul médecin qui a un soin pour ce mal et cette horreur.
Avant d’aller en Allemagne
 
C’est horrible de vivre des années dans cet état

Et si on m’avait envoyé je n’aurais jamais ça !

Article du journal
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