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Chaque jour apporte son lot de gaffes monstrueuses de la part de l’ignoble Association des Journalistes Tunisiens (AJT), en effet, cette dernière a réalisé l’inadvertance de confondre le prix Hédi Labidi de la presse en Tunisie avec le Prix Kamel Labidi de considération au meilleur journaliste ! Ce qui rend cette gaffe plus surréaliste c’est sa reprise par tous les organes de presse inféodés à la dictature tunisienne et surtout par le torchon gouvernemental La Presse. Kamel Labidi qui est un vrai journaliste et non un de ces mercenaires de l’AJT n’a pas manqué de marquer sa désapprobation et son indignation devant cette utilisation frauduleuse de son nom et cette tentative abjecte de porter atteinte à son honneur.
Zouhair Yahyaoui Ben Arous - Tunisie Mardi 3 août 2004
La mise au point de Kamel Labidi
La dernière à Tunis : Prix "Kamel Labidi" de considération au meilleur journaliste ! Je ne suis pas surpris de voir mon nom utilisé par le bureau fantoche de l’Association des journalistes tunisiens (AJT) d’une manière aussi grotesque et vicieuse (voir papier ci-dessous publié par le journal gouvernemental La Presse en date du 2 août 2004). Il y a quelques semaines seulement, Mohamed Ben Salah, président de cette association, devenue sous Ben Ali un outil de propagande, de désinformation et de harcèlement des journalistes indépendants, a proféré calomnies et menaces à mon endroit au cours d’une assemblée générale au siège de l’AJT à Tunis. Pourquoi ? Tout simplement parce que j’ai adressé une lettre aux membres de la FIJ en Mai dernier, à la veille de leur congrès a Athènes, les exhortant à ne pas lever la mesure de suspension qui frappe l’AJT depuis le début de cette année, tant que la liberté de la presse n’a pas droit de cité en Tunisie et que des journalistes tunisiens demeurent en prison. Dans cette lettre s’appuyant, entre autres, sur le dernier rapport de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) au sujet de la situation alarmante de la presse dans notre pays, j’ai essayé d’expliquer brièvement aux congressistes de la FIJ que l’attribution de la "Plume d’or" de l’AJT à l’un des ennemis les plus farouches de la liberté de la presse dans le monde, en Décembre dernier, est le prolongement naturel d’une politique d’allégeance vis-à-vis du Président Been Ali et de violations de l’éthique de la profession qui se poursuit depuis plus de dix ans. A cet égard, j’ai rappelé que l’AJT a apporté en 1993 son appui à la candidature de Ben Ali à la mascarade électorale de 1994. Du jamais vu depuis sa création au milieu des années 60. Seuls quelques journalistes, dont le nombre se compte sur les doigts d’une seule main, ont défendu l’indépendance de la profession et refusé publiquement fin 1993, dans un climat de peur et d’intimidation, de soutenir la candidature de Ben Ali. C’est un honneur pour moi d’avoir été parmi ce groupe restreint de journalistes. En créant un prix portant mon nom et en l’attribuant de surcroît à un mercenaire de la plume notoire, tant sous le règne du "combattant suprême" que sous la houlette de l’"Artisan du Changement", l’AJT ne fait qu’exécuter, comme d’habitude, une sale besogne d’intimidation et de désinformation pour le compte d’un pouvoir dictatorial qui continue à s’imaginer à tort qu’il peut faire taire par tous les moyens toutes les Tunisiennes et les Tunisiens épris de liberté et de justice.
Amicalement Kamel
Kamel Labidi Lundi 2 août 2004
L’article incriminé
La Presse à l’honneur Célébrée, jeudi 29 juillet à l’hôtel Acropole, aux Berges du Lac, la fête du journalisme a vu se réunir, à l’initiative de l’Association des journalistes tunisiens, un nombre important de professionnels des différents médias en une sympathique soirée à laquelle étaient conviés des patrons de presse, des personnalités associatives, des chefs d’entreprise, d’anciens journalistes et divers amis de la profession. La réception a été couronnée par la distribution des prix annuels comme suit :
Prix de considération aux institutions : Ugtt, Utica, Institut arabe des droits de l’homme, Capjc et la municipalité de Tunis
Attestation d’honneur aux créateurs : l’artiste peintre Nja Mehdaoui et le chanteur Lotfi Bouchnak
Prix de considération aux journalistes : Amna Soula, Zyed Krichen, Hamida El Bour, Abdelkrim Hizaoui
Prix de la meilleure production journalistique : Libertés : Chedli Berhouma (Réalités) Culture : Najah Mbarek (Réalités) Femme : Néjiba Hamrouni (Kaoutharyet) Société : Lamia Abassi (El Horrya) Economie : Insaf Boughdiri (Le Renouveau) Politique internationale : Radhia Zyadi (Ech-Chourouk) Photographie : Abdelfettah Belaïd (La Presse) et Mouldi Chirat (Es-Sabah)
Prix Kamel-Laâbidi de considération au meilleur journaliste : Mohamed Mahfoudh
Prix de la meilleure institution de presse : la Snipe (La Presse - Essahafa)
La Presse de Tunisie Lundi 2 août 2004 |