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Paris, le 07.09.2005
Communiqué - Mise au point
C’est avec étonnement que j’ai pris connaissance dernièrement d’un verdict prononcé à mon encontre en Tunisie, mon pays que j’ai quitté depuis quinze ans, qui établit que j’ai aidé monsieur Adel Rahali Ben Mohammed Rahali à obtenir l’asile politique en Irlande, en l’introduisant auprès de la direction de la Nahdha pour que lui soit remise une attestation à cette fin.
D’après les attendus du jugement, j’aurais chargé monsieur Seyyid Ferjani, résidant à Londres, de remettre à monsieur Adel Rahali un document attestant qu’il est recherché et qu’il craint pour sa vie en cas de retour en Tunisie.
Toujours d’après les attendus du jugement j’aurais tenté de recruter ce jeune à la fin des années quatre vingt dans les rangs de la Nahdha, dont l’appartenance à ses rangs m’a valu une condamnation au début des années quatre vingt dix : notons qu’à l’époque, Adel Rahali n’avait que ... dix ans !!!
Il faut savoir que c’est relativement à ces chefs d’inculpation qu’a été prononcé un verdict, en vertu de la nouvelle loi anti terroriste, par le tribunal de première instance de Tunis dans l’affaire n°8551, me condamnant à 56 ans d’emprisonnement, et à une amende de cent cinquante mille dinars tunisiens (environ cent mille euros) !!!
Suite à ce procès inique, je tiens à adresser la mise au point suivante à l’attention de l’opinion publique nationale et internationale :
Monsieur Adel Rahali, accusé principal dans cette affaire et détenu actuellement en Tunisie, ne m’a pas contacté, que ce soit par téléphone ou directement. Nous habitions simplement au même endroit à Gaafour dans le nord ouest tunisien.
Je n’ai absolument pas contacté monsieur Seyyid Ferjani, résident à Londres, pour le charger de remettre à Adel Rahali une attestation soutenant son dossier de demande d’asile.
Enfin je m’adresse au pouvoir judiciaire tunisien : qu’il abroge ce jugement inique, que soit levée l’injustice qui me frappe. J’ai pris contact avec des avocats pour lancer une procédure pouvant faire opposition à ce jugement.
Ibrahim Jouini
Résident à Paris
(traduction de l’arabe : LT) |