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Cette démarche consiste à une prise de contact avec le plus grand nombre de Tunisiens de l’intérieur et à l’étranger à travers : le travail de terrain, la campagne téléphonique (prendre contact avec Imad Daimi : imaddaimi@yahoo.fr,) les fax, l’envoi de messages électroniques, les interventions dans les médias et les journaux étrangers accessibles en Tunisie, les sites tunisiens... et ce, afin d’appeler les Tunisiens au boycott actif des élections en leur demandant de rester chez eux le jour du vote et de conserver en lieu sûr leur carte d’électeur.
Pourquoi la carte d’électeur ? :
Pour donner un caractère volontariste au boycott, pour inscrire cette démarche dans le cadre d’un projet d’avenir, pour faire front commun à la falsification, la manipulation et autre usurpation.
La carte d’électeur vierge est un message fort à la dictature.
Refuser de participer à la mascarade avec une preuve tangible à l’appui : une carte qui ne se laisse pas salir par le sceau des fraudeurs. La preuve tangible d’un acte de bravoure, de citoyenneté. Un document que l’on sera fier un jour d’exposer au grand public et de montrer à ses enfants et à ses petits enfants. Un document pour l’histoire et contre la dictature. Un document qui annonce le début d’une conscience populaire
La campagne téléphonique :
Notre campagne vise deux types de population :
Les institutions de l’Etat : police nationale, gouvernorats, mairies, délégations... : leur demander de ne plus soutenir un régime qui ne fera que les salir auprès de leurs concitoyens ;
Les Tunisiens électeurs : (échantillons représentatifs) faire passer le message du boycott et de l’opération « restez chez vous, gardez vos cartes d’électeurs » tout en leur demandant de transmettre cette consigne à leurs pairs. (L’annuaire téléphonique est accessible sur le net, sinon vous pouvez contacter Imad Daimi à l’adresse susmentionnée).
Nous appelons tous nos amis tunisiens à venir nous joindre pour faire réussir cette opération et faire trembler un peu plus la dictature.
Chokri Hamrouni
Coordinateur du Collectif du boycott actif des élections.
Le boycott actif des élections et la dernière ligne droite
Quelques jours seulement avant la tenue des pseudo élections du 24 octobre, la campagne pour le boycott continue à déstabiliser la dictature, et ce en dépit du peu de moyens dont elle dispose comparés à l’arsenal médiatique, administratif et financier de la propagande officielle.
Avant de présenter le programme des prochains jours, voici un rappel des actions qui ont été menées jusqu’à présent (tout en soulignant que les activités du boycott ne sont pas du seul ressort du Collectif, des sites tunisiens, de jeunes militants, des personnalités, ou des Tunisiens anonymes font un travail d’information et de dénonciation remarquable) :
plainte contre l’illégalité de la candidature de l’actuel président (initié par Me Matar) ;
réunions avec un certain nombre de Tunisiens à Sousse, Bizerte, Tunis, émaillées le plus souvent par des interventions policières ;
enregistrement d’émissions, interviews ou reportages télé ou radio pour dénoncer la supercherie électorale ;
l’envoi de plus de 10.000 fax à un échantillon représentatif de Tunisiens ;
la mise en place d’un site du
boycott [1] ;
l’organisation ou la participation à des conférences ou des réunions publiques à l’étranger ;
publication d’articles, d’informations (agences de presse et sites tunisiens) de dénonciation de la mascarade électorale et d’incitation au boycott ;
signature d’un appel au boycott regroupant deux partis politiques (CPR et Ennahdha) et des personnalités de la gauche et des indépendants, le 18 octobre dernier ;
envoi des textes du boycott à des milliers d’adresses électroniques ;
la distribution d’autocollants à l’effigie de Ben Ali avec la transcription « Non à Ben Ali en 2004 » (merci à nos amis de Genève) ;
organisation du retour, puis de la sortie et des activités du Dr Marzouki devenu « bête noire » du régime tunisien ;
mobilisation d’amis de la Tunisie pour dénoncer les élections de la honte ;
les membres du Collectif en Tunisie et en dépit du harcèlement policier font un travail pédagogique courageux et difficile auprès de leurs pairs (ennuis pour Matar, Chamkhi, Ali Ben Salem, Ahmed Semii, N.Hosni, Zouhair Yahyaoui...) ;
envoi de lettres aux différents partenaires de la Tunisie (notamment occidentaux) afin de leur rappeler les conséquences de leur soutien à la dictature ;
Le programme de la dernière ligne droite s’articule autour des actions suivantes :
participation à des rassemblements en Tunisie (nos amis à Tunis sont en train de voir les modalités) et à l’étranger ;
prises de photos et filmage de bureaux de vote (sûrement vides pendant les élections)
actions de terrain de Moncef Marzouki (des surprises en vue) ;
prise de contact avec le plus grand nombre de Tunisiens de l’intérieur et à l’étranger à travers : le travail de terrain, la campagne téléphonique (prendre contact avec Imad Daimi : imaddaimi@yahoo.fr,) les fax, l’envoi de messages électroniques, les interventions dans les médias et les journaux étrangers accessibles en Tunisie, les sites tunisiens... et ce, afin de faire passer le message suivant :
« Le 24 octobre restez chez vous, gardez vos cartes d’électeur »
Nous appelons tous nos amis tunisiens à venir nous joindre pour faire réussir cette opération et faire trembler un peu plus la dictature.
Paris, le 21 octobre 2004
Chokri Hamrouni, le coordinateur du Collectif du boycott actif des élections |