Les condamnés appartiennent à un "groupe terroriste intégriste" (officiel)
TUNIS, 9 avr (AFP) - Huit jeunes gens condamnés vendredi à de lourdes peines de prison appartenaient à un "groupe terroriste intégriste" ayant pour chef Tahar Ghmir, actuellement à l’étranger, a-t-on indiqué de source officielle à Tunis.
Six jeunes gens - quatre lycéens, un étudiant et un enseignant - ont comparu en état d’arrestation le 6 avril par le Tribunal de première instance de Tunis qui les a condamnés chacun à 19 ans et trois mois de prison ferme.
Deux autres tunisiens, jugés par défaut, ont écopé de 26 ans et 3 mois de prison, le premier, Tahar Ghmir, résidant en Suède, tandis que le deuxième, Ayoub Sfaxi se trouve en France, a précisé à l’AFP leur avocat Samir Ben Amor.
De source officielle à Tunis, on indique dans un communiqué qu’à l’origine Omar Farouk Chalendi a été arrêté alors qu’il se trouvait en possession "de documents relatifs à la fabrication d’armes et d’explosifs".
Des investigations il ressort que "le groupe a entamé ses activités en 2001 en organisant des rencontres clandestines consacrées à la réalisation des objectifs terroristes poursuivis, dont la fabrication d’explosifs en vue d’incendier un lycée et un poste de la Garde nationale de Zarzis" (500 km de Tunis).
Le chef de bande, Tahar Ghmir "s’est employé à embrigader les jeunes gens condamnés et à les initier à la fabrication de bombes et d’explosifs", indique-t-on de même source.
En mai 2002, il a quitté le pays pour se rendre à l’étranger d’où il continuait à correspondre avec les membres du groupe : "Il leur a demandé de lancer une attaque contre le poste de la Garde maritime de Zarzis, au moyen d’un bazooka qu’Aymen Mcharek (l’un des lycéens condamnés à 19 ans de prison) devait ramener de l’étranger, ajoute-t-on.
Les membres du groupe ont été déférés "pour délit de constitution d’une bande planifiant la préparation et l’exécution d’agressions contre des personnes (...) et des biens dans le but de terroriser".
Ils ont été jugés également "pour le vol, la fabrication et le montage d’explosifs, ainsi que leur transport et leur stockage..." conclut-on de source officielle.