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14-10-2004 |
Le chef d’un parti non reconnu interrogé à Tunis avant son départ pour Paris
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TUNIS, 14 oct (AFP) - Le chef du Congrès pour la République (CPR, non reconnu), Moncef Marzouki, a été interrogé mercredi par la police à l’aéroport de Tunis-Carthage avant son départ pour Paris, apprend-on jeudi auprès de ses proches.
De source officielle à Tunis, on indique que M. Marzouki "avait refusé quelques jours auparavant à deux reprises, de répondre aux convocations de la police qui souhaitait l’entendre au sujet d’activités illégales et d’entraves à la loi".
M. Marzouki "a été brièvement entendu par la police de l’aéroport, un procès verbal de cette audition a été établi et (il) a aussitôt été laissé libre d’entreprendre son voyage", a-t-on indiqué de même source.
Selon Chokri Hamrouni, coordinateur du CPR, M. Marzouki se serait vu signifier à l’issue de l’interrogatoire, qu’il "allait être jugé pour trois motifs d’inculpation".
Il s’agit de maintien d’un parti non reconnu, de participation à une réunion non autorisée et de propos constituant une "atteinte au moral de la nation" (appel au boycott des élections présidentielles et législatives du 24 octobre), selon le CPR.
Cette dernière inculpation serait passible de 12 ans de prison, selon une loi anti-terroriste adoptée par la Tunisie en décembre 2003, note encore le
Les précisions fournies de source officielle sur l’interrogatoire de M. Marzouki ne font toutefois pas état de chefs d’inculpation à l’encontre de M. Marzouki parti pour la France mercredi soir. |
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