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L’armée américaine ne regrette "aucune faute ou négligence" dans l’attaque menée contre l’hôtel Palestine à Bagdad, qui avait provoqué la mort de deux journalistes le 8 avril 2003, selon l’organisation Reporters sans frontières (RSF) qui a obtenu une copie du rapport d’enquête. "Aucune faute ou négligence n’a été commise par les forces de la coalition", conclut le rapport, obtenu par RSF auprès du Commandement central américain (Centcom), plus d’un an après en avoir fait la demande, en suivant les dispositions de la loi américaine sur l’accès public à l’information (FOIA). Le rapport affirme encore que "le tir d’obus était dirigé contre ce qui a été pris pour une position de tir et un point d’observation ennemis (...) Il s’agissait clairement d’une réponse pondérée, proportionnée et justifiée. Il n’y a eu aucune violation du code de la justice militaire et aucune action disciplinaire ou administrative n’est requise". Les autorités militaires américaines avaient déjà affirmé en août que leur char Abrams avait ouvert le feu dans les règles et en état de légitime défense après avoir repéré un guetteur en train de coordonner des tirs ennemis depuis l’hôtel qui abritait la presse internationale. Un caméraman ukrainien de l’agence Reuters, Taras Protsyuk, et un caméraman espagnol, José Couso, travaillant pour la télévision privée Telecinco, avaient été tués, et deux journalistes et un technicien de Reuters blessés. RSF, qui se dit "extrêmement déçue" par ces conclusions, regrette notamment que l’enquête se soit focalisée sur les actions des occupants du char "et ne fournisse aucune réponse sur l’attitude du commandement américain".
Agence France-Presse Paris - 16 - 11 - 2004 |