|
Mohammad Al-Joundi, le chauffeur syrien des deux journalistes français otages en Irak qui a été récemment libéré, "pourrait arriver demain" samedi à Paris, a indiqué vendredi soir à l’AFP sa soeur Rana, qui dit "espérer" une telle issue "J’espère qu’il sera là demain. Ce soir, en tout cas, c’est hors de question", a précisé Rana Al-Joundi, qui a indiqué que, selon elle, son frère "pourrait avoir quitté Bagdad pour Amman". Mohammad al-Joundi, dont plusieurs membres de la famille vivent en France, avait été relâché mercredi par les forces américaines à Bagdad et avait pris contact avec l’ambassade de France à Bagdad. Il avait été enlevé le 20 août entre Bagdad et Najaf en même temps que les journalistes français Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Le 12 novembre, l’armée américaine a annoncé qu’il avait été retrouvé vivant à Falloujah. "Tout ce qu’on peut confirmer c’est qu’il a pris contact avec l’ambassade", a déclaré mercredi à l’AFP le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hervé Ladsous. Ce vendredi, M. Ladsous s’est refusé à tout commentaire à son sujet. Le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, avait demandé mardi aux États-unis de pouvoir rencontrer "dans les meilleurs délais" Mohammad al-Joundi, retrouvé libre vendredi à Falloujah (ouest de Bagdad) par l’armée américaine. L’armée américaine a relâché mercredi Mohammad al-Joundi "dans la rue, sans argent" à Bagdad, selon Robert Menard, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF). Le chauffeur syrien était séparé depuis début septembre des deux journalistes français, a indiqué mercredi M. Ménard. Le chauffeur syrien a révélé à son beau-frère, résidant à Paris, qu’il n’avait été retenu que pendant quinze jours avec les journalistes français et qu’il était sans nouvelles d’eux depuis, selon la même source. Le secrétaire général de RSF a demandé que la France accueille maintenant Mohammad al-Joundi et sa famille. Il vivait à Bagdad avec sa femme et ses trois enfants avant d’être enlevé. A la suite de l’enlèvement, ses proches ont été transférés dans un lieu d’Irak resté secret.
Agence France-Presse 19 - 11 - 2004 |