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L’organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) a condamné mardi le retrait par Pékin de visas d’entrée en Chine à deux journalistes canadiens chargés de couvrir la visite du Premier ministre Paul Martin dans ce pays. "Cette interdiction à leur entrée en territoire chinois est un nouvel exemple de la détermination du gouvernement de Wen Jiabao (Premier ministre) de contrôler tous les médias chinois, y compris ceux basés à l’étranger", a indiqué RSF dans une lettre adressée à l’ambassadeur chinois à Ottawa Mei Ping. Les deux journalistes, David Ien et Danielle Zhu qui travaillent pour la chaîne de télévision en chinois New Tang Dynasty TV (NTDTV), devaient rejoindre au Japon le groupe de journalistes qui suit le voyage de M. Martin en Asie, mais leurs visas, délivrés par l’ambassade de Chine à Ottawa, ont été annulés, avait annoncé le président de la chaîne Joe Wang à l’AFP. Vendredi, avant son départ pour cinq jours en Asie, M. Martin a demandé des explications à la Chine. "On a fait des démarches auprès de l’ambassade de Chine à Ottawa, notre ambassadeur a fait des démarches en Chine auprès du gouvernement, et nous allons continuer de faire pression sur le gouvernement pour que ces journalistes puissent avoir l’occasion de nous accompagner sur cette mission", a-t-il dit. M. Martin doit renconter le président Hu Jintao et M. Wan durant sa visite en Chine du 20 au 23 janvier. NTDTV est considérée par Pékin comme favorable à la secte Falungong, réprimée par la Chine. RSF a fermement rejeté cette accusation. En 1998, la Chine avait refusé un visa d’entrée à trois journalistes de Radio Free Asia qui devaient accompagner Bill Clinton en Chine.
Agence France Presse 18 - 01 - 2005 |