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L’organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé jeudi la condamnation à six mois de prison ferme d’un journaliste camerounais, Jules Koum Koum, directeur de publication du bimensuel Le Jeune observateur, pour diffamation. "La condamnation d’un journaliste à une peine de prison ferme pour diffamation marque un net recul pour la liberté de la presse au Cameroun", relève RSF dans un communiqué. "La rédaction d’un article sur les dysfonctionnements de certaines entreprises ne constitue pas un crime mais une contribution au devoir d’informer du public", ajoute RSF. L’organisation indique par ailleurs soutenir "la journée sans journaux" initiée par le comité de soutien en faveur du journaliste, comprenant six directeurs de publications camerounaises, parmi lesquels ceux de l’hebdomadaire Aurore Plus, Michel Michaut Moussala, et du bi-hebdomadaire Le Front, Peter William Mandio. Les journalistes camerounais demandent depuis plusieurs années sans succès la dépénalisation des délits de presse.
Agence France Presse 20 - 01 - 2005 |