| L’HISTOIRE
L’affaire de Zarzis est une nouvelle manipulation de la justice par le régime tunisien. Nouvelle, parce que c’est désormais une habitude, que de voir la justice tunisienne aux ordres d’un régime qui ne pratique que l’arbitraire, et ne respecte pas même ses propres lois. Nouvelle encore, car c’est probablement l’annonce d’une nouvelle vague de répression, visant les internautes tunisiens, pour les accuser d’un crime absurde : terrorisme. Les 9 inculpés, dont deux vivent en France et en Suède et ont été condamnés par contumace, ont été accusés de projeter des attentats terroristes. Il s’agit de personnes dont l’âge variait, à l’époque de leur arrestation, entre 17 et 20 ans, sauf pour l’un d’entre eux qui avait 36 ans. Les preuves saisies, selon un PV qui porte une date falsifiée, postérieure à celle de leur arrestation, consistent en une série de documents imprimés depuis internet, et présumés trouvés sur les accusés. Plus un tube de colle. Il n’y a pas l’ombre d’arme, d’explosif, ou d’un quelconque élément pouvant servir à leur fabrication, dans ce qui a été saisi. Aucune enquête sur les réseaux suspectés, non plus, aucune enquête concernant leurs contacts, et encore moins d’enquête internationale, alors qu’une source officielle a évoqué le spectre d’Al Qaïda. Le présumé "chef" de la bande, vivant en Suède, n’a par ailleurs nullement été inquiété par les autorités suédoises. Les médias suédois ont copieusement dénoncé cette affaire. Une fois arrêtés, selon les habitudes, ils ont disparu de la circulation pendant 3 semaines, pendant lesquelles ils ont été torturés : la seule méthode d’enquête du régime tunisien, pour obtenir des aveux. Au bout d’un an de renvois du procès, ils ont été condamnés à des peines allant de 19 à 26 ans, sauf pour le mineur au moment de l’arrestation, qui a été condamné, sur le même dossier, à une peine de 25 mois. Qu’on ne s’y trompe pas : 25 mois de torture, c’est très long, surtout quand on a 17 ans. Aucune suite n’a été donnée aux dénonciations des tortures faites par les inculpés, et les avocats de la défense n’ont jamais pu consulter les dossiers. Toute la procédure est entachée de nombreux vices.
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