Exposition de Hedi Turki au Musée de Sidi Bou Saïd
L’artiste s’exprime
Cette exposition réunit soixante-huit tableaux dans des factures variées et si différentes les unes des autres. J’aimerais, alors, dire que cette constante variation des démarches et des écritures est due a une volonté, chez moi, de ne pas me plagier. Dans ces dessins et ces peintures qui tous véhiculent des sentiments et des réactions vécus, je m’efforce de repartir, chaque fois, a zéro, de telle sorte que chaque démarche soit une aventure.
Il arrive souvent à l’art moderne de dégénérer en un système riche en trucs et en recettes colportées et cela se fait passer pour du style. Or le style, c’est l’homme et la révélation authentique de celui-ci.
Dans son aventure, créative, l’artiste exprime un tempérament aux prises avec le temps et l’espace. Son style est mystérieux comme l’homme lui-même. Au-dessus de toute science exacte, plane l’art.
Hedi Turki
© Le Temps
25 Mars 2004
Concours littéraire de Médina
"Coup de chance" de Ibrahim Darghouthi premier prix
La société La Paix a organisé un concours littéraire nommé "Prix Médina pour le roman" dont le sujet tourne autour de l’histoire de la Tunisie, de son patrimoine et de ses personnalités les plus célèbres.
« Cette contribution au développement culturel venant d’une grande entreprise telle que le groupe Poulina indique l’importance du facteur culturel, dans la vie des sociétés, a souligné M. Abdelhamid Slama premier conseiller auprès du Président de la République. Il s’agit d’un investissement moral de longue durée qui édifie l’assise nécessaire au progrès et au développement culturel ». M. Abdelwaheb Ayed président-directeur général de la société La Paix et homme d’affaires éclairé a déclaré à cette occasion la pérennité de ce concours qui sera organisé chaque année. Cette bonne tradition contribue à encourager les créateurs dans les divers domaines de la culture, des arts et de la littérature. « Cette initiative, a ajouté M. Jilani Ben Haj Yahia président du jury du concours, a donné ses fruits pour la production d’uvres littéraires excellentes et attiré des plumes occupant une place importante dans la dynamique littéraire et intellectuelle tunisienne ». Le jury du concours a décerné le premier prix de cette année à Ibrahim Darghouthi pour son roman "Coup de chance" (7000 dinars) une intrigue policière avec une belle prose littéraire. Hafedh Mahfoudh s’est vu décerner le deuxième prix (6000 dinars) une pour son roman "La cube de la sagesse". Quant au troisième prix (6000 dinars), il a été décerné à Mohamed El Jizi pour son roman "La soie de l’amour".
Kamel Bouaouina
© Le Temps
25 Mars 2004
Encre de Tunisie
Chaise croulante
Quand un État hyper-armé, soutenu par des États- Unis pour le meilleur (mais ces derniers temps, surtout pour le pire), s’attaque à une chaise roulante... C’est un grand aveu d’impuissance ! Désormais, l’axe du pas bien du tout s’entremêle les stratégies et, franchement, nous avons mare de servir de pâté pour réélection d’une administration qui cache toujours le calumet de la paix. Jusqu’où ira l’aveugle soif de nuire ? Jusqu’à quand s’arrêteront les folies de dominations ? Si depuis l’aube des temps, cette région du Moyen-Orient est sous tension, c’est surtout par la volonté de personnes individuelles qui font monter le ton d’une violence, certes aveugle, mais surtout sourde. Par cet acte de barbarie, "leur" volonté est, on ne peut plus, claire. Rallier un plus grand nombre de kamikazes désespérés pour que le cycle de violence dure assez pour permettre la réélection des administrations qui n’existent que par la guerre. A ce rythme-là, tout le monde finira sur une chaise roulante.
Hatem BELHAJ
© Le Temps
25 Mars 2004
Langage du Temps
Les espoirs et les certitudes de Tunis...
Jamais peut-être sommet arabe n’a cristallisé autant d’espérances, n’a suscité autant de doute et n’a provoqué autant de frémissement identitaire comme celui que s’apprête à abriter notre pays. Mais qu’il soit présidé parla Tunisie en ces moments de convulsions de la nation arabe, voilà qui le place déjà sous le sceau du pragmatisme, de la vision franche et dépouillée des réalités d’aujourd’hui, et du raffermissement de la légalité internationale : autant de vertus, donc, caractérisant la percutante diplomatie tunisienne. Le sommet de Tunis marquera-t-il un tournant ?
S’il n’y a peut-être pas lieu de trop tabler sur l’espoir d’une position unifiée vis-à-vis des questions brûlantes, il est quand même permis de souhaiter que Tunis consacre une introspection nécessaire a un assainissement total et exhaustif du contentieux arabo-arabe. Depuis la nuit des temps, la Tunisie avait appelé au retour à la légalité internationale et aux résolutions onusiennes. Et à l’aube du 7 Novembre 87, l’affirmation de notre identité arabe consacrait l’attachement indéfectible à la légitimité palestinienne mais aussi et toujours au respect de la légalité internationale. Entre-temps, les projets d’un grand État-Nation dont ont usé les illuminés nationalistes pour bercer leurs peuples d’illusions, s’avéraient être chimériques. Tant et si mal que non seulement Israël "n’a pas été jeté à la mer" mais il a raffermi le fait israélien au détriment du droit palestinien. Le "Grand Israël" est peut-être une construction sioniste de l’esprit. Mais ce sont les Arabes qui y auraient contribué pour s’être, chacun, replié dans les contours frileux d’un pouvoir jalousement gardé ; pour avoir adopté des attitudes passionnelles (tantôt la haine, tantôt les effusions sentimentales) vis-à-vis du protecteur d’Israël et pour n’avoir pas su, dans certains régimes, deviner à temps que le fondamentalisme religieux générerait, à terme, la terreur intégriste.
A Tunis, on en parlera, à coup sûr, à quatre yeux. De surcroît, ce sommet offre peut-être une ultime opportunité à la nation arabe de faire face à un contexte et une situation dont on a tendance à croire qu’elle les subit, incapable qu’elle est d’en infléchir la logique démentielle. C’est-à-dire la logique américano-israélienne.
Car finalement, il est important qu’on sache si les États arabes auront une position unifiée face à ce pan de leur histoire et de leur civilisation (l’Irak) qui vole en éclats et dont Bush décide aujourd’hui de faire le cobaye sur lequel on testera de ridicules alchimies contre-nature. On verra aussi si, au-delà de l’assassinat du Cheikh Yassine et de la nécessaire perception de la logique du Hamas, la question palestinienne reprendra son rôle central dans les préoccupations arabes et, surtout, son rôle rassembleur... Et déjà, cette Ligue arabe, réduite au Caire au rôle de chambre d’enregistrement, connaîtra à Tunis une réforme structurelle... Un détail ? Non, c’est très important. Par le passé, chaque fois que la Ligue arabe’ rugissait, Israël tremblait... Jusqu’à ce que...
Raouf Khalsi
© Le Temps
25 Mars 2004
Un nouveau radar pour l’estimation de la pluie
A partir d’octobre prochain un nouveau radar deuxième génération, sera utilisé par l’INM (Institut National de Météorologie). Ce projet consiste en l’exploitation des données radar pour l’estimation de la pluie (EDREP). Ce radar permet de localiser, de suivre les champs de précipitations et le niveau des eaux souterraines, celles des oueds, et partant, de prévoir, d’annoncer et de lutter contre les crues. Les informations recueillies peuvent être utilisées pour la gestion et la conception des réseaux d’assainissement.
Tunisie-Allemagne
M. Habib Ben Yahia, ministre des Affaires étrangères, s’est entretenu hier matin, au siège du département, avec M. Jurgen Chrobog, secrétaire d’État allemand aux Affaires étrangères, qui effectue une visite en Tunisie dans le cadre des consultations politiques entre la Tunisie et l’Allemagne et de l’action commune tendant à renforcer davantage les relations bilatérales.
Au terme de l’audience, le secrétaire d’État allemand a déclaré que l’entretien avait porté essentiellement sur le prochain Sommet arabe qui se tiendra à Tunis et la volonté de la Tunisie d’agir de concert avec les parties arabes pour assurer la réussite du Sommet.
L’entrevue s’est déroulée en présence notamment de Mme Saida Chtioui, secrétaire d’État aux Affaires étrangères.
Comité national d’éthique médicale
La 8ème conférence annuelle du Comité national d’éthique médicale (CNEM) aura lieu le 2 avril prochain à Beit El Hikma (Carthage) de 9h à 18h. Le sujet portera sur tous les aspects de la génétique humaine : performances scientifiques - applications pratiques - enjeux éthiques, juridiques et économiques. Le comité présidé par le professeur Béchir Hamza, rappelle que cette réunion est ouverte au public, sans inscription préalable.
Informatique de presse
Le CAPJC (Centre Africain de Perfectionnement des. Journalistes et Communicateurs) en partenariat avec Apple/MCI et Adobe/Winsoft France organise trois matinées de démonstrations professionnelles sur les dernières versions et fonctionnalisés de Mac OS X client, Mac OSX Serveur, Abode Indesign CS (pour Creative Suite) et Adobe InCopy. Destinées aux professionnels des médias (rédacteurs en chefs techniques, directeurs techniques, gestionnaires et techniciens de réseaux informatiques des médias écrits et des maisons de publicité et de graphisme), ces matinées se dérouleront au CAPJC du 30 mars courant au ter avril prochain. Inscription obligatoire par fax au 71781221 ou par e-mail : capjc@email.ati.tn
© Le Temps
25 Mars 2004
Commerce parallèle
Stopper l’invasion (3)
Il est nécessaire que les industriels prennent la mesure de ce mal. Une évaluation quantitative précise des dégâts pourrait aider à fixer les priorités stratégiques du combat. Car quand il s’agit de nos emplois et de l’avenir économique de notre Nation, on ne saurait laisser rien au hasard.
Il est clair que tous les marchands ambulants ne sont pas à mettre dans le même sac. Ceux qui se contentent de vendre une marchandise à 100% tunisienne ne sont pas rares. Bien au contraire. Comme on l’a vu dans notre premier reportage consacré à ce sujet, nombreux sont ceux qui font vivre des familles grâce à ces petits étals. Et bien des artisans bénéficient de leurs talents de commerçants. Des vendeurs qui se contentent souvent de la production déclassée des entreprises de notre pays, et il s’agit de peccadilles devant les grossistes du marché parallèle. Ces derniers font un véritable dumping des prix, en inondant le marché de produits de qualité le plus souvent médiocre. Plus grave, ils n’hésitent pas à vendre sur des étals de fortune des produits alimentaires, faisant fi de toutes les règles sanitaires. Du chocolat exposé à la chaleur, à la date de péremption pas toujours indiquée, dont l’innocuité n’a pas été vérifiée par nos services compétents.
Limites d’une réaction
Rassembler ces marchands dans des lieux plus appropriés ne peut être qu’une solution provisoire. Si les étals n’encombrent plus les rues et ne dérangent plus les passants, les déplacer ne garantira pas pour autant la qualité des produits alimentaires ! Quelle est la différence entre acheter un paquet de biscuit avarié dans une boutique de Sidi Bou Mendil et l’acquérir auprès d’un marchand à la sauvette ? Les verres des lunettes de soleil seront-ils corrigés du simple fait du déplacement de leur point de vente ? Les automobilistes circuleront certainement plus aisément dans une rue débarrassée des cartons encombrants. Mais est-ce notre seul souci ? Ces marchandises envahissent nos marchés et ébranlent notre jeune tissu industriel. Leur effet destructeur sera-t-il atténué en baladant les points de distributions ? Permettez-nous de rester sceptiques. Il s’agit avant tout de stopper l’invasion.
Établir les responsabilités
Le commerçant doit normalement présenter un minimum de garanties à l’acheteur. La transaction se fait certes dans la confiance. Toutefois, quand pour une raison ou pour une autre, une partie présente des défaillances, elle pourrait être poursuivie, car sa responsabilité est engagée. C’est la base même du commerce. Or apparemment, dans le circuit informel, les règles habituelles ne semblent pas être respectées. Le vendeur doit être clairement responsable de la qualité de sa marchandise, et garantir au consommateur qu’il n’encourt aucun risque en mangeant chocolat et biscuits des étals informels.
Il faut remonter les filières et établir clairement les responsabilités. La provenance des produits doit être clairement indiquée, pour éviter les rumeurs, les « on-dit » qui font du tort à la réputation de notre économie.
Évaluer l’impact
Le commerce parallèle a certainement pris de l’importance. A tel point qu’il faudrait envisager une évaluation de ses effets sur l’économie nationale. Dispose-t-on de chiffres nous renseignant précisément sur son impact ? Le grand public est-il au courant des parts de marché de l’économie informelle ? On ne peut lutter efficacement contre un adversaire masqué. Pour cela, il s’agit d’évaluer quantitativement puis qualitativement le marché du secteur informel. Quantitativement, pour estimer la valeur cumulée de la totalité des marchandises vendues. Qualitativement, pour connaître exactement la provenance, et classer les produits proposés en catégories.
S’il est nécessaire d’agir avec la plus grande rigueur face aux grossistes de l’importé de pacotille, on pourrait être un peu plus indulgent avec les petits marchands qui se contentent de vendre une production tunisienne de deuxième choix. Si ceux là sont nombreux, la valeur de leur marchandise (essentiellement du textile) est loin d’atteindre celle de leurs confrères qui font dans l’international ! Les récepteurs numériques ne sont pas comparables à une paire de chaussettes ! Et le prix d’un appareil radiocassette n’est pas équivalent à celui d’un gant de toilette !
Pour des raisons sociales évidentes, il serait judicieux de distinguer les petits marchands à la sauvette, des commerçants aussi louches qu’importants.
Perspectives
Le commerce parallèle est un phénomène plutôt envahissant. Il touche de larges pans de notre société. S’approvisionner sur les étals ambulants ou auprès de ces nouvelles boutiques aménagées qui poussent comme des champignons est devenue chose habituelle. Or la période que nous vivons est cruciale pour notre avenir. Accords commerciaux avec l’Union Européenne établissement de la Zone de Libre Échange à l’horizon 2005 font que notre responsabilité est engagée sur plusieurs fronts. Il convient donc de prendre la pleine mesure du phénomène du commerce parallèle pour ne rien laisser au hasard.
Oualid Chine
© Le Temps
25 Mars 2004
À l’écoute du Palais
A méditer De la guerre...
"La guerre est un mal qui déshonore le genre humain" Fénelon
"Il n’y a jamais eu de bonne guerre ni de mauvaise paix" B. Franklin
"La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires" G. Clemenceau
"La guerre est donc divine en elle-même, puisque c’est une loi du monde" J. De Maistre
Effets tous azimuts...
L’annonce par Maître Abdejlil Bouraoui de sa candidature pour le bâtonnat n’est pas passée inaperçue ; loin de là, elle est un effet dévastateur sur l’échiquier (déjà, instable) des candidatures au barreau. On parle de retrait, de révision à la baisse des ambitions (du fauteuil suprême à celui de membre ou du conseil national ou conseil régional), bref ça bouge, ça discute, ça tremble. Et bonjour les alliances naturelles ou contre-nature. Bref, on s’attend à deux mois bien chauds, en attendant un juin bien caniculaire pour les avocats...
Le monde de l’irréel, les problèmes sont réels !
Est-ce normal que le monde du barreau vive éternellement avec la fièvre des élections ?
Est-ce normal que le monde du barreau connaisse autant de divisons ?
Est-ce normal que le monde du barreau soit atteint d’une tension chronique, reléguant les mois problèmes de la profession ?
Est-ce normal que toute la question, dans le milieu du barreau, se résume, aujourd’hui, à savoir "qui est avec qui ?", et "qui est contre qui ?".
N’est-ce pas triste, les amis ? ! ! !
Échanges...
C’est au Koweït qu’aura lieu la rencontre annuelle entre les directeurs généraux des instituts arabes de la magistrature, une rencontre très fructueuse qui permet l’échange des expériences dans les programmes d’étude des futurs magistrats.
L’ISM tunisien sera représenté par M. Hassen Ben Flah, le patron des lieux, et il semble, sans prétention, que l’expérience tunisienne est très appréciée puisque les demandes d’échange et de coopération avec divers instituts arabes sont enregistrées.
Coluchette : Le prix de la liberté
C’est un type qui est accusé d’avoir commis un hold-up.
A la fin du procès, l’avocat lui dit
- Vous êtes acquitté.
- C’est formidable, mais est-ce que je dois rendre l’argent ?
Candidatures "ouvertes"
Le conseil régional de Tunis, qui regroupe en son sein, plus de 3/4 des avocats en Tunisie, connaîtra, lui aussi, la chaleur des élections en juin prochain (Idem pour les conseils régionaux de Sousse et de Sfax). Pour Tunis, quatre candidats "rodés" aux institutions de la profession sont, à ce jour, officiellement candidats. Il s’agit de Maître Kamel Sahnoun, Nôomene Ben Ameur, Mohamed Hedfi et Slaheddine Chokki. A moins que Maître Abdessattar Ben Moussa ne décide de rempiler et Maître Abderrazak Kilani ne décide de se mêler à la course...
Réunion d’inscription
C’est, en principe, demain que se réunira le conseil national de l’ordre des avocats, une réunion très attendue par de très nombreux candidats à la profession, puisque l’ordre du jour sera l’inscription aux divers tableaux du barreau.
Voyage en Syrie...
Dans le cadre du jumelage des barreaux de Tunisie et de Syrie, un voyage d’une semaine a été organisé par le conseil de l’ordre à Damas, Alep et Beyrouth. Coïncidant avec les vacances, ce voyage a été l’occasion de joindre l’utile (raffermir la collaboration avec les avocats syriens) à l’agréable (visite de tous les beaux sites de la région), même si l’essentiel - la signature de l’accord du jumelage
n’a pas été fait en l’absence du bâtonnier, retenu à Tunis.
Une désignation symbolique
Un magistrat à l’honneur...
Ancien président de l’association des magistrats tunisiens, magistrat bien connu (procureur de la République à Bizerte), M. Tarek Bennour vient d’être désigné à la tête de la nouvelle institution créée par le Président de la République à savoir "la police de la police".
Sincères félicitations et bon courage.
Maître Fethi El Mouldi
© Le Temps
25 Mars 2004
Sommet arabe :
Plan de la circulation les 29 et 30 mars
A l’occasion de la tenue du Sommet arabe les 29 et 30 mars 2004, à Tunis, la police de la circulation a rendu public, hier, le communiqué suivant :
L’interdiction de la circulation et du stationnement de tous types de véhicules dans les artères suivantes :
Avenue de Ghana et rue Cyrus le grand aux tronçons situés entre la voie rapide Z4 et Avenue Mohamed V à partir de samedi 27 à 7h00.
-Avenue du Grand Maghreb arabe / route Z4 / au tronçon situé entre l’échangeur de la route de la Marsa et le pont de l’Avenue de la République dans les deux sens.
- Avenue Mohamed V au tronçon situé entre la place 7 novembre et rue de la Jordanie, dans les deux directions, et ce, les dimanche 28, lundi 29 et mardi 30 mars 2004.
A ce titre, il est recommandé aux conducteurs de véhicules
- Venant de la banlieue nord (exemple Gammarth, la Marsa, Carthage, le Kram et la Goulette) :
- d’emprunter la route nationale n° 9, puis Avenue Kheireddine Pacha ou la voie rapide nord (route de la Goulette), pour se rendre au centre-ville,
- d’emprunter la voie rapide nord (route de la Goulette), croisement Z4/Avenue Bourguiba, Avenue Moncef Bey, place El Jal lez, Sidi Bechir, Bah Sidi Kacem dans la direction de la voie rapide ouest, pour se rendre à la banlieue ouest,
- d’emprunter la voie rapide nord (route de la Goulette), le croisement Z4 Avenue Bourguiba / Avenue Bourguiba dans la direction de l’autoroute sud, pour se rendre à la banlieue sud.
- Les véhicules venant de la route nationale n°8 Bizerte/l’Ariana peuvent emprunter :
- l’échangeur des routes 8 et 9 puis Avenue Kheieddine Pacha pour accéder au centre ville
- l’échangeur de l’aéroport-Avenue de l’Environnement ou la nationale n° 10 /route Sokra/, pour se rendre à la banlieue nord.
- l’échangeur de l’aéroport, l’Avenue 7 novembre, Miftah Saadallah, Bab Saadoun, Avenue 9 avril, Bah Sidi Kacem, la voie rapide ouest, pour accéder à la banlieue ouest et la place 13 août en direction d’El Ouardia, pour accéder à la banlieue sud.
Concernant les véhicules venant de la banlieue sud (autoroute Sousse, Hammamet, Harnmam-Lif, Ezzahra, Rades, Megrine) pour atteindre le centre ville, il est requis de passer par la place Jellaz, l’Avenue Moncef Bey, la rue Sâad Zaghloul et la place 7 novembre,
pour se rendre à la banlieue nord :
- passer par le croisement Z4, l’Avenue Bourguiba, l a voie rapide nord (route de la Goulette)
pour accéder à la banlieue ouest :
- il est recommandé d’emprunter El Ouardia, la place du 13 août, la rue du Sahel, Bab Sidi Kacem, la voie rapide ouest ou l’Avenue 9 avril et l’Avenue 7 novembre.
Par ailleurs il sera interdit à tous les types de véhicules de stationner au niveau des routes et avenues suivantes :
- Avenue H.Bourguiba avenue de la Liberté, avenue Taieb Mhiri, avenue Mohamed V (du croisement Hédi Chaker à la place Pasteur), avenue Chedly Kallala, avenue de Paris, avenue de Londres, rue Jean Jaurès, rue Hedi Nouira, rue Palestine, rue de Turquie et rue de Marseille.
Les conducteurs des véhicules lourds se déplaçant entre le nord et le sud sont tenus de suivre les itinéraires suivants, et ce, à partir du samedi 27 mars à 22 heures :
- ceux venant de la GPL doivent passer par le croisement Boumhel-Boujerdga- Nâassen périphérique- Fouchana-SidiHassine- Voie rapide ouest- Oued Gueriana- RN7 au km 4, croisement Ennogra-Borj Touil.
- ceux venant de Bizerte, doivent passer par-Borj Touil, route Mnihla- rapide ouest- Sidi Hassine- Fouchana- Naassen, Boumhel
La police de la circulation invite les usagers de la route du Grand Tunis à contribuer à la réussite de cette organisation en respectant les mesures décidées et les indications des agents de la circulation.
Pour plus d’informations contacter la police de la circulation aux numéros suivants : 71 282 956 ou 71 280 997
© TAP
Tunis, 25 Mars 2004
Précision de la LTDH
Le président de la ligue tunisienne des droits de l’homme nous a fait parvenir la précision suivante :
« Votre journal a publié dans sa livraison du vendredi 5 mars 2004 une interview de M. Mohamed Bouchiha S.G. du PUP dans laquelle M. Bouchiha affirme que Mme Mbazaïa s’est rendue aux USA en sa qualité de membre du Comité Directeur de la LTDH, je tiens à apporter les précisions suivantes :
Mme Khedija Mbazaïa n’a pas été invitée aux USA en sa qualité de membre du Comité Directeur de la LTDH. C’est Mme Mbazaïa elle-même qui l’a confirmé au cours de la réunion du C.D. de la LTDH le vendredi 9 janvier 2004, en réponse aux questions posées par certains membres du C.D. De son côté l’ambassade des États-unis à Tunis nous a assuré que Mme Mbazaïa n’a jamais été invitée en sa qualité de membre du Comité Directeur de la LTDH, et qu’elle le fût en tant que membre du PUP »
© Le Temps
24 mars 2004
E.P.S. Charles Nicolle
Dans lattente d’une salle d’attente
Tout ce qui se fait en Tunisie en matière de santé est indéniablement plus qu’honorable et mérite d’être mentionné à chaque fois que l’occasion se présente.
Mais toujours est-il, certaines lacunes persistent et le se trouve lésé par une certaine lenteur administrative et par le manque flagrant au niveau des prestations d’accueil. Imaginez un vieillard, une vieille dame, un homme portant son enfant entre ses mains, une femme qui attend à être opérée debout dans une salle d’attente sans banc ni chaise... et ce de 8h00 à 13h00...
Encore plus, cette femme a été malmenée en se déplaçant d’un bout à l’autre de l’hôpital (du bloc chirurgical B jusqu’a l’administration) pour un reçu et une inscription, ou autre paperasse et tout ça sur rendez-vous après un mois et demi d’attente.... et en même temps son mari est en train de donner de son "sang" (opération oblige) et de son argent pour que l’opération se fasse dans les meilleures conditions... Et la femme est toujours debout dans la salle d’attente.
Rien à ajouter sauf que les responsables des services mettent un peu plus d’ordre et dans les idées et dans la manière de recevoir et d’accueillir les patients qui coûtent déjà assez à la collectivité nationale...
F.R.
© Le Temps
24 mars 2004
Courrier du lecteur
Les "factures intermédiaires" de la SONEDE
Ancien index 5149 M3, nouvel index 5l49 M3, le préposé de la SONEDE chargé du relevé des compteurs d’eau ne s’est pas trompé, pour la bonne raison que le compteur était fermé au cours du dernier trimestre. Mais pourquoi alors la facture fait apparaître une consommation de 65 M3 et demande le paiement de 32,700 TND ? Contactés les services de la SONEDE à l’Ariana exigent du client de prouver qu’il n’a pas consommé d’eau en fournissant une facture d’électricité pour la même période !
Cette situation illustre parfaitement les préoccupations de l’ODC, qui a organisé, dernièrement et avec la collaboration de la SONEDE, un séminaire ayant pour thème "le consommmateur et l’eau". L’organisation des consommateurs a attiré, tout spécialement, l’attention des responsables de la SONEDE sur les problèmes dus à la surfacturation.
Alors que plusieurs entreprises publiques font des efforts louables dans le domaine de la qualité, en créant des, cellules destinées à l’écoute du client, ceux de la SONEDE, du moins ceux en contact avec la clientèle, restent sourds face aux réclamations formulées. Ils risquent, en fin de compte, d’entamer la crédibilité d’une institution prestigieuse.
Lotfi Bouzid - La Soukra
© Le Temps
24 mars 2004
Le transport et la logistique
Principaux supports de l’économie tunisienne
"Le transport et la logistique", tel est le thème du colloque scientifique qui s’est ouvert lundi à Hammamet, à l’initiative de l’Association tunisienne des techniques numériques et d’automatique et en collaboration avec la société de l’électricité, de l’électronique et des technologies de l’information et de la communication de France, l’Union des ingénieurs chercheurs scientifiques à l’école pilote de Lille en France, l’Université 7 novembre de Carthage et l’institut national des sciences appliquées et de la technologie (INSAT).
Participent à ce colloque (22-24 mars) nombre d’ingénieurs et de chercheurs dans le domaine de la logistique et du transport venus de Tunisie et de France, des représentants de plusieurs entreprises privées tunisiennes et françaises et des étudiants du troisième cycle.
Les participants se pencheront sur un ensemble de questions concernant le transport aérien et le transport multimodal, la logistique dans le domaine de la défense et le transport des marchandises et des services personnalisés.
M. Sadok Korbi, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, chargé de la Recherche scientifique, et de la Technologie, a présidé l’ouverture du colloque. Il a, dans ce cadre, insisté sur l’importance de la question du transport et de la logistique qui constituent des supports essentiels de l’économe tunisienne de par sa diversité et son ouverture sur l’extérieur.
En effet, l’efficience et la crédibilité des systèmes de transport sont désormais des facteurs essentiels permettant de renforcer la compétitivité et de répondre aux exigences extérieures.
Le secrétaire d’État a fait valoir que la concurrence en matière de transport commande au prestataire de services de promouvoir le produit et d’améliorer les prestations fournies de manière à garantir la disponibilité des produits et à poursuivre le travail au niveau des différentes phases de la production.
© TAP- Le Temps
Nabeul, 24 mars 2004
Réconciliation au sein du MDS
Un congrès avant les échéances électorales de 2004
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| Taïeb Mohsni |
Le processus de rassemblement et de réconciliation au sein de la famille du Mouvement des Démocrates Socialistes va-t-il enfin prendre le bon chemin après la décision du conseil national du parti, prise dimanche, de tenir un congrès en ce sens avant les élections législatives et présidentielles du 24 octobre 2004. M. Taïeb Mohsni et ses partisans qui étaient pour un congrès après ces échéances électorales et qui n’ont pas encore répondu à l’appel de M. Ismaïl Boulehya pour rejoindre la tendance "légale" du MDS ne sont plus contre. Mais à condition qu’on prépare ensemble ce congrès, tient à préciser M. Mohsni dont le groupe, par un geste de bonne volonté, a reporté la tenue de son conseil national prévu pour ce même dimanche à Nabeul.
Rencontres
Autre signe qui montre que la majorité des militants tiennent à concrétiser la réunification de la famille MDS, la clôture du renouvellement des adhésions est repoussée à fin avril 2004 laissant ainsi encore du temps pour ceux qui sont restés en dehors de rejoindre le Mouvement et préparer ensemble le congrès de la réconciliation. De même, la rencontre de Mohamed Moâada et Taïeb Mohsni, d’un côté, et celle d’Ismail Boulehya et Sahbi Bouderbala de l’autre, vendredi dernier, consolident l’idée qu’au MDS on est conscient qu’il ne reste plus beaucoup de temps à perdre et qu’un éventuel échec du processus de réconciliation, aurait des répercussions désastreuses sur l’avenir du parti, M. Boulehya l’a souligné au Conseil national. "De nouvelles initiatives, allant dans le sens du rassemblement de tous les militants, seront annoncées les prochains jours.
Nejib SASSI
© Le Temps
23 mars 2004
Avant propos
Planète Mars
La pire crainte est de voir s’installer une société de l’information à deux vitesses. Le risque de s’installer confortablement dans cette logique pour en découvrir tous les inconvénients. Un exemple, l’école Tunisienne est encore peu informatisé mais nos enfants sont férus d’informatique. Dans les grandes villes, l’informatique entre dans les murs, dans les villes moyennes et, dans les villages, elle est plutôt absente. Ces déséquilibres flagrants manifestent leurs présences dans de nombreux autres cas de figure, ils enfantent peu à peu une Tunisie à deux vitesses où vous avez d’un côté des franges importantes de la société qui comprennent parfaitement l’apport des nouvelles technologies dans leur mode de vie et comme outil de leur bien-être. Et d’un autre côté des franges non moins importantes de gens qui ny ont pas accès. A partir de ce constat, il devient évident que le fossé numérique touche aussi les populations d’un même pays. Mais il est plus difficile d’en freiner les effets à l’échelle internationale qu’au plan d’un pays dont une bonne partie du sous-développement peut-être endiguée par l’apport des nouvelles technologies.
Nabil Allani
© Supplément Economia - Le Temps
23 mars 2004
Conjoncture
Devises et taux de couverture
Le déficit de la Tunisie ne cesse de s’alléger. Selon les très récents chiffres publiés par la Banque Centrale de Tunisie, la balance des paiements courants s’est redressée, au titre des deux premiers mois de 2004, dégageant un excédent de 26 MDT ou 0,1% du PIB contre un déficit de 122 MDT ou 0,4% du PIB durant la même période de 2003.
Redressement de la balance des paiements
Les avoirs nets en devises se sont maintenus au terme de février pratiquement à leur niveau du mois de janvier, soit 3.556 MDT représentant 91 jours d’importation contre 3.535 MDT et 94 jours à fin février 2003. Au 9 mars, et suite au remboursement de l’emprunt Samouraï contracté en 1994, les avoirs nets en devises sont revenus à 3.159 MDT ou 81 jours d’importation. Ces chiffres sont à comparer avec ceux du mois de janvier 2004, date à laquelle la balance des paiements courants s’est, là encore, redressée dégageant une situation quasi-équilibrée contre un déficit représentant 0,2% du PIE au titre du même mois de l’année écoulée. Il y a lieu de rappeler qu’en 2003 le déficit courant s’est inscrit en baisse, pour la deuxième année consécutive, pour revenir à 2,9% du PIB contre 3,5% et 4,3% respectivement en 2002 et 2001.
Le niveau des avoirs nets en devises s’est élevé pour atteindre 3.558 MDT à fin Janvier 2004 contre 2.894 MDT à la même date de l’année précédente, représentant 91 et 77 jours d’importation respectivement. Au 10 Février, les avoirs nets en devises se sont inscrits à
3.508 MDT contre 3.148 MDT une année auparavant, soit 90 et 84 jours d’importation respectivement. Déjà en 2002 , La balance générale des paiements avait dégagé un solde excédentaire de 199 MDT et ce, en dépit d’une conjoncture difficile marquée par le ralentissement quasi généralisé de la croissance économique dans le monde et par la persistance des conditions climatiques défavorables, situation qui a encore affecté l’activité agricole et creusé davantage le déficit de la balance alimentaire.
Dans ce contexte, les avoirs nets en devises s’étaient inscrits en augmentation, pour s’élever à 3.011,1 MDT à fin décembre 2002, soit 80 jours d’importation contre 2.809,7 MDT et 74 jours d’importation au terme de l’année 2001. Ce repli s’explique par la contraction de plus de 300 MDT par rapport à 2001 de l’excédent du compte de capital et d’opérations financières limitant l’impact positif sur l’équilibre des paiements extérieurs de l’allègement de 181 MDT du déficit courant enregistré d’une année à l’autre. Cet allègement a atteint près de 300 MDT au titre du premier semestre 7002 sous l’effet de la contraction sensible du déficit commercial en raison de l’importante baisse des importations au cours de cette période.
L’ampleur de cette baisse des importations a ainsi permis de compenser et au-delà le recul subi par les recettes du secteur touristique dont l’activité s’est fortement ressentie des événements du 11 septembre.
Préserver les équilibres globaux
La balance des paiements sera soumise, au cours des prochaines années c’est-à-dire durant le dixième plan, à des pressions accrues en raison principalement de l’augmentation prévue des importations en rapport avec la poursuite du démantèlement des tarifs douaniers et des besoins inhérents à la mise à niveau de l’économie et à l’impulsion de l’investissement.
Ces pressions seraient alimentées par exacerbation de la concurrence extérieure pour les exportations suite au démantèlement de l’accord multifibres dans le secteur textile, à l’entrée en force de nouveaux concurrents sur les marchés extérieurs et à la reprise économique dans, les pays du sud-est asiatique, après leur sortie de la crise financière. De plus, l’élargissement de l’Union Européenne aux pays de l’Europe de l’Est se traduira par une réorientation partielle de la destination des échanges et des investissements directs européens vers ces pays, outre l’apport financier qui leur est réservé, en soutien à leur intégration à l’Union Européenne.
La prochaine étape se caractérisera, par ailleurs, par l’apparition de nouvelles contraintes pesant sur le budget de l’Etat en relation avec la contraction des recettes fiscales du fait de la poursuite du démantèlement tarifaire, de la baisse prévue des recettes non fiscales suite à la diminution progressive des revenus pétroliers, de la réduction des transferts au titre des bénéfices des entreprises publiques, dont le capital serait ouvert au secteur privé, en plus de l’accroissement des besoins de financement public en relation avec l’intensification des investissements dans les infrastructures et les ressources humaines pour accompagner l’essor prévu de l’investissement privé au cours de la prochaine étape.
LM
© Supplément Economia - Le Temps
23 mars 2004
SOFI-Sicaf
En l’espace d’un mois le cours de la société financière d’investissement SOFI-Sicaf vient de réaliser un rendement spectaculaire de près de 70% en passant de 3,970 dinars le 24 février passé à 6,740 dinars vendredi 19 mars courant, belle envolée surtout que le titre a connu une chute de 32,1% en 2003. Ce redressement qui a coïncidé avec la venue du printemps s’est toutefois effectué dans des volumes réduits et suite à une série successive de réservations à la hausse. A noter que SOFI-Sicaf se négocie dans le groupe 21 réservé aux valeurs de l’Hors-cote inscrites sur l’électronique.
SIAME
Prise d’assaut par les épargnants-valeur tout au long de la semaine écoulée, la valeur SIAME a réalisé un bond hebdomadaire de 7,85% réussissant à franchir le cap de 28 dinars pour la première fois depuis l’automne 2002. Ainsi la valeur a pu cumuler un rendement de 28% depuis le début de l’année en cours. Cette belle progression est d’autant plus significative qu’elle s’est effectuée dans des échanges animés ayant porté sur plus de 46 mille titres.
Les récentes bonnes nouvelles publiées par la société y sont elles pour quelque chose ?
© Supplément Economia - Le Temps
23 mars 2004
Un peu d’inspiration contemporaine souffle sur "la Villa Didon" à Carthage
Avec l’art de la cuisine...
Fini les menus tristounets, les menus plus ou moins "standards" ! Avec ses recettes savoureuses, conciliant innovation et plaisir, l’imagination est au rendez-vous.
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| Mongi Loukil et Alain Ducasse |
Manger sain, équilibré c’est bien. Mais pas question de sacrifier les saveurs et de brimer nos papilles gustatives : ce serait commettre une faute... de goût !
Aussi le tout nouveau restaurant d’Alain Ducasse, septième déclinaison « Spoon », dans le cadre de la Villa Didon, perché sur les hauteurs de Carthage, est l’occasion de faire découvrir à ses convives une palette plus large des multiples talents de ses cuisiniers, et qui plus est dans une ambiance élégante et de grande classe. Afin de ne pas rivaliser avec le magnifique paysage, Philippe Boisselier a opté pour un minimalisme méditerranéen au style sobre et dépouillé. Imaginez plutôt un restaurant aux lignes épurées, où même la cuisine se met au diapason des formes et des couleurs. Les couverts sont personnalisés, les assiettes tantôt rondes et incrustées de matières, tantôt carrées et lisses s’assortissent des mets présentés. A cette originalité s’ajoute celle de pouvoir composer à sa guise son repas. Les accompagnements sont libres d’aller ça ou là avec poissons ou viandes.
C’est Nicola Canuti qui dirige la brigade en cuisine, il est arrivé à Carthage près avoir travaillé au Spoon Byblos et à celui de Londres, et est aidé par Mehdi.
Khaled formé en Floride. Les denrées sont de très bonne qualité et sa quête de produits frais est à prendre en exemple. La carte des vins, qui compte quelque 200 références tunisiennes et internationales, mise au point par le chef sommelier du Groupe Alain Ducasse, est proposée ici par le charmant Clément-Gilles Gavet. De plus Nathalie Trettenero, chef pâtissier, propose des petits trésors de gourmandises en imaginant de succulents desserts subtils, délicats et raffinés. Le service, très professionnel, est dirigé par un directeur de salle Nicolas Bailet on ne peut plus présent, qui s’applique sans cesse à satisfaire la clientèle.
Puis derrière le comptoir, la superbe cuisine ouverte, où les lignes ne dérogent pas à la règle, fait jouer ses acteurs en permanence, et permet aux convives d’assister à la préparation des plats.
Enfin, si Alain Ducasse cherche à innover et à inventer, il continue à respecter la saveur originale des produits méditerranéens, il aime à dire avec beaucoup de simplicité qu’il préserve sa culture tout en allant vers celle des autres. Et quand on lui demande s’il existe une mode de la gastronomie, il affirme que la mode est dans la cuisine méditerranéenne et comme c’est une mode qui dure, et qu’elle existe depuis des siècles, elle restera indémodable.
Résultat de la grande gastronomie à Carthage en phase avec son époque. Une opportunité de découvrir une cuisine différente, furieusement tendance.
Nadia Zouari
© Le Temps
23 mars 2004
Vers la création d’une fédération générale de l’enseignement supérieur
La commission administrative de l’UGTT réunie jeudi et vendredi derniers a permis, au Syndicat Général de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique (SGESRS), de présenter un projet de restructuration du secteur.
Une fédération groupant tous les corps
A ce sujet, M. Sami Aouadi qui a représenté le SGESRS à cette réunion, a présenté le projet qui prévoit la création d’une fédération de l’enseignement supérieur constituée de syndicats généraux qui seront créés en fonction des statuts spécifiques des différents corps exerçant dans l’enseignement supérieur et notamment les corps des enseignants-chercheurs, des technologues et des agrégés. Ce projet permettrait de fédérer les forces pour les revendications communes tout en gardant la cohérence et les spécificités de chaque corps.
Par ailleurs le SGESRS a appuyé l’unification des deux syndicats actuels du secteur tout en demandant la création d’une structure de coordination pour les technologues, les agrégés et le corps commun.
Des commissions administratives plus représentatives
Par ailleurs, le SGESRS proposa une restructuration sur la base d’une commission administrative constituée de fédérations rassemblant des syndicats généraux ; ce projet étant transitoire avant une restructuration globale. A ce propos, le SGESRS souhaite que cette commission administrative soit plus représentative afin que tous les secteurs soient pris en considération et non marginalisés au profit des structures exécutives (Bureau exécutif ou Unions régionales). De plus, il appelle à une déconcentration du pouvoir décisionnel au profit des structures intermédiaires.
Action commune entre le SGESRS et les hospitalo-universitaires
Sur un autre plan, une réunion conjointe entre le SGESRS et le syndicat des médecins et pharmaciens hospitalo-universitaires s’est tenue mardi. Les deux parties ont convenu de préparer un ensemble de revendications communes et ont retenu le principe d’une action commune qui pourrait avoir lieu vers la mi-avril sous forme d’une grève.
© Tunis Hebdo
22 mars 2004
Agrément des services SMS
En attendant que le Ministère accélère les choses
Il n’y a pas si longtemps de cela, plus précisément deux mois, nous écrivions sur ces mêmes colonnes un article intitulé : "Espace Partenariat" en Tunisie : Alcatel à la conquête du multimédia sur GSM " et dont l"objet était de placer le "spotlight" sur les différents partenaires et de montrer l’importance de j’enjeu à quelques mois de la deuxième phase du SMSI. Rappelons que l’initiative était lancée par "Alcatel en Tunisie" et vise les Tunisiens porteurs d’idées novatrices. Elle permet notamment de développer des services multimédia consultables sur les téléphones GSM. (Lire notre édition de 12 au 18 janvier 2004).
Ainsi, trois idées ont été retenues aussi bien par 1"Espace Partenariat" que par le Ministère des Technologies de la Communication et du Transport Malheureusement, le mot "retenu" a pris une autre signification du côté des services publics. Les trois idées : "Don du sang", "SMSport" et "123 Soleil" ont été bloquées à cause d’un vide juridique qui a laissé les choses en suspens.
Ingénieux ! ?
Deux mois plus tard, on remarque un changement, un tout petit changement qui ne tient qu’à une page. En réalité, on s’attendait à l’élaboration d’un cahier de charges de la part du ministère des Technologies de la communication et du Transport. On a eu droit à une simple page (format A4) à titre informationnel ; intitulé : "Demande d’exploitation de services à valeur ajoutée dans le domaine des communications courtes de type SMS".
Ce n’est pas tout ! Sur la fiche de renseignement pour l’acquisition d’un serveur vocal, ils se sont contentés d’ajouter une toute petite ligne : " communications courtes de types SMS ". En effet, l’autorité de tutelle voulant faire vite et bien, s’est contentée d’appliquer dans le cadre juridique des services à valeur de types SMS, le modèle déjà utilisé pour les services des serveurs vocaux ! Contactés à ce sujet, les responsables ne nous ont pas fourni une explication.
Le plus "dur" reste à venir !
On attendant le "feu vert" des autorités de tutelle, les auteurs des idées feront face à d’autres obstacles. Que faire après l’acquisition de l’agrément ? Que faire avec les opérateurs ? Tunisie Télécom et Tunisiana sont-ils techniquement prêts à gérer des flux extra de SMS ? Ce type de service sera-il proposé par accès à un numéro de téléphone surtaxé ?
WBY
© Tunis Hebdo
22 mars 2004
Entre deux connexions
Télécom, Internet et nouveaux services...
Lancé en catimini, le SMS en 2O01 est présenté alors comme une nouveauté alors qu’il aurait dû faire partie de la première vague de services offerts par Tunisie Télécom, l’offre n’a guère changé après l’arrivée du second opérateur. Aujourd’hui, le MMS ou SMS multimédia reste toujours dans les cartons. Pourtant, avec plus de 1 million d’abonnés à la téléphonie mobile et un objectif affiché de 2 millions à l’horizon 2005, on aurait pu attendre plus de dynamique de la part des opérateurs autour de ces marchés.
Loin de là, les nouveautés sont distillées au compte-gouttes et se résument, le plus souvent, à une guerre des prix. Tunisiana a lancé le premier service de SMS surtaxé qui offre logos, sonneries et informations pratiques (spectacles). Mais ce service n’est disponible que pour ses abonnés.
Le SMS est, en fait, un exemple typique de l’immobilisme qui perdure dans le secteur des télécommunications en Tunisie. Une lueur d’innovation émerge à l’instar des SMS gratuits sur Internet (dont un des sites a dû mettre la clé sous la porte) mais uniquement sur l’initiative d’investisseurs privés et qui se retrouvent aujourd’hui bloqués, faute de pouvoir disposer de législation favorable. Le SMS surtaxé, également, tarde à venir bien que très attendu par de nombreuses sociétés qui y voient un marché très prometteur et une source de revenus potentielle aussi importante que les serveurs audiotels surtaxés et le modèle économique a bien montré ses preuves. Le marché compte plus de 1 million d’abonnés au réseau mobile et un objectif de 2 millions d’abonnés, sans parler de l’utilisation grandissante du SMS par tous.
D’un autre coté, le GPRS (transfert de données à une vitesse équivalant au réseau téléphonique actuel) maintes fois annoncé (des contrats ont été signés en 2001 pour des sites test !) n’est toujours pas là, pourtant ce dernier constituerait un plus pour les travailleurs nomades et constitue un outil d’appoint pour se connecter aux sites distants d’Internet et pallier le débit faible de 9Kbit - 14Kbit offert par le GSM data actuel. Dans d’autres pays arabes, les forfaits GPRS/Internet sont bien là depuis 2 ans et plus pour certains et en Europe c’est l’UMTS qui débute son déploiement. Loin de la surenchère technologique, le marché est dans l’attente de nouveautés depuis un moment, loin du quasi-statu quo actuel, digne d’un opérateur public englué dans sa bureaucratie.
A l’horizon 2005 et la conférence internationale sur les nouvelles technologies de l’information où il est de plus en plus question de fracture numérique, c’est à se demander où l’on va ?
Mehdi Blagui
© Tunis Hebdo
22 mars 2004
Les dits du Lundi
Leçon de choses
Ali Abdelaziz et Ali Al Khatib, respectivement cameraman et correspondant de la chaîne Al Arabia ont été abattus par des soldats US alors que leur véhicule s’approchait d’un point de contrôle quelque part à Bagdad. Ils n’avaient vraisemblablement pas l’intention de forcer le barrage, par contre, le véhicule qui les précédait a tenté, lui, de foncer droit dans le cordon des militaires, du moins à en croire certains témoins. Résultat : un déluge de balles tirées aveuglément et dans tous les sens. Les deux journalistes ont payé de leur vie le comportement hystérique d’une armée (surarmée), inexpérimentée en matière de maintien de l’ordre en milieu civil et complètement dénuée d’humanité (c’est d’ailleurs le premier critère qui préside au choix des « boys » envoyés au front).
Si le terrorisme est une folie meurtrière qui s’en prend aux innocents on connaît déjà le point commun entre cette armée d’occupants et l’« ennemi » qu’elle prétend combattre.
George Galloway, député britannique, exclu du Labour en octobre 2003 pour avoir accusé le président américain George W. Bush et le premier ministre britannique Tony Blair, de s’être comporté « comme des loups » a l’encontre de Bagdad, vient de gagner son procès en diffamation contre un quotidien de Boston qui a affirmé que Gallaway touchait régulièrement de l’argent de Saddam Hussein en contrepartie de son opposition à la guerre en Irak et du combat qu’il mène pour la levée des sanctions internationales contre ce pays.
Les dommages et intérêts qu’il vient de toucher sont paraît-il « substantiels », ledit journal tout aussi que le Daily Telegraph qui l’a relayé, se sont rétractés, prétendant qu’ils avaient été abusés par de faux documents trouvés dans le ministère des Affaires étrangères irakien après la chute de Bagdad. Il faut dire que le faux et l’usage de faux en ce moment là était un peu à la mode, les Américains n’ont-ils pas fourni à Blair un document élaboré par un étudiant, irakien de surcroît, lui faisant croie que c’est un rapport ultrasecret émanant des plus hautes autorités sécuritaires des États-unis et qu’il pouvait servir d’appui à l’invasion de l’Irak.
On ne sait pas combien l’étudiant irakien a touché comme dommages et intérêts, mais on sait comment des gens, censés avoir été élevés en démocratie, peuvent concocter comme machination de bas étage pour accabler les esprits libres et épris de justice. Et comme l’arrogance n’a pas de limites, c’est eux mêmes qui donnent des leçons de liberté aux autres.
Imed Ben Hamida
© Tunis Hebdo
22 mars 2004
À l’emporte-pièce
Des sociétés de diffusion de meubles établies en France, dont Karl Benz Création, Philippe Venzal et Roche Bobois Paris, viennent d’adresser une requête aux autorités concernées, ainsi qu’à l’ambassade de France en Tunisie, pour « concurrence déloyale, publicité mensongère et contrefaçon ». Dans cette requête, les plaignants affirment avoir fait l’objet d’utilisations frauduleuses de leurs marques et de contrefaçon manifeste par des fabricants qui font croire aux consommateurs qu’ils vendent des produits authentiques relevant directement desdites marques. Notons que les contrefacteurs accordent, jusqu’à des réductions de 60% sur les prix des articles d’ameublement, notamment les salons, ce qui devrait, normalement, inciter les clients à la prudence.
Blague russe !
« vladimirladimirovitch »est un site Internet qui rassemble des blagues sur le président russe, un site dont l’homme fort de Russie ignore encore l’existence. Du moment qu’il méconnaît le site, on va se permettre de raconter l’une de ces blagues.
« Dans le bus, un homme a le pied douloureusement écrasé par celui de son voisin.
Après quelques minutes, il se décide à intervenir.
- Pardon, monsieur, ne prenez pas ombrage de cette question, mais êtes-vous originaire de Saint-Pétersbourg ?
- Non.
- Seriez-vous, par un heureux hasard, membre du K.G.B ?
- Non plus.
- Alors retire ton pied de là, crétin ! »
Inutile de rappeler que Poutine est né à Saint-Pétersbourg et est ex des services secrets.
Étalages en pleine route !
Chaque dimanche, la circulation sur le Boulevard Ouled Haffouz devient un véritable calvaire. Les automobilistes sont obligés à faire du surplace et on peut passer un quart d’heure pour faire. 200 mètres. Ces embouteillages s’expliquent parle déroulement du marché de Bab Sidi Abdesselam. On s’y gare en deuxième, voire en troisième file. De plus, certaines voitures garées de la sorte servent d’étalage à certains marchands qui oublient qu’ils sont sur la voie publique. Continuera-t-on à fermer les yeux sur cette situation ?
Climati-abus
Depuis que la climatisation est entrée dans les murs des Tunisiens (facilité de paiement oblige et canicule estivale à l’appui), les concessionnaires de conditionneurs d’air sont de plus en plus nombreux. Il va de soi que les installateurs prolifèrent au même rythme, d’autant plus qu’on peut se procurer des climatiseurs dans le marché parallèle, notamment à Moncef Bey.
Et qui dit installateurs dit pratiques de tout acabit. La demande étant ce qu’elle est, certains n’hésitent pas à abuser de la confiance de leurs clients en procédant à des installations précaires et approximatives ou à réparer les pannes à l’emporte-pièce. Il y a même ceux qui vont jusqu’à subtiliser des pièces dans un climatiseur pour les installer dans d’autres, tels ces « techniciens » qui ont disparu avec les cartes électroniques des conditionneurs d’air qu’ils étaient censés réparer.
Les employés passent...
Une dame d’un certain âge employée dans une institution publique a été chargée dans le cadre de ses prérogatives, d’informatiser certaines données en rapport avec ladite institution.
Elle aurait passé cinq ans à établir des inventaires, à les stocker dans les fichiers jusqu’à en faire une véritable banque de données, utile et précieuse. Seulement, cette dame - pour des raisons indéterminées - a été appelée à d’autres fonctions. Et le premier réflexe qu’elle eut, fut d’effacer entièrement tout le travail qu’elle avait effectué des années auparavant.
Attitude bizarre et déplacée qui va à l’encontre de l’éthique en vigueur. La dame ayant pris un travail fait pour le compte du secteur public pour son propre ouvrage.
Elle a oublié, comme le disait si bien Jean Gabin, que « les employés passent et la paperasse reste ».
Péage plus rapide !
Enfin, la société Tunisie-Autoroutes a entamé des travaux pour l’élargissement des espaces et des couloirs au niveau de l’aire de péage de Mornag. Heureuse initiative, d’autant plus que nous sommes à l’orée de la saison estivale. L’année dernière, avec le grand nombre d’estivants et de touristes, les usagers de l’autoroute A1 ont terriblement souffert en raison du temps perdu, parfois jusqu’à quinze minutes sous la canicule pour pouvoir passer le péage.
On souhaiterait bien que le péage de Hergla, où la circulation est parfois assez dense, à des heures bien déterminées, connaisse les mêmes améliorations.
Délicieux fumet !
L’anecdote nous a été rapportée par un de nos compatriotes vivant à Montréal. Pour fêter dignement le Nouvel An hégirien, la famille de notre, interlocuteur a sacrifié au rite de la "mloukhia". Alors que la femme du foyer apprêtait et épiçait ce mets délicat, toute la famille se pourléchait les babines en humant les effluves qui émanaient de la cuisine et évoquaient la nostalgie du pays. Seulement, les voisins n’étaient pas du même avis. Alertés par les senteurs inconnues de ce plat traditionnel, ils crurent à l’incendie et alertèrent les pompiers. Arrivés à grand renfort de sirènes, ces derniers ne purent que constater la méprise et rebrousser chemin.
Les mâts du palais des congrès
Lorsqu’il n’abrite pas des manifestations, le Palais des Congrès de l’avenue Mohamed V affiche une mine plutôt triste avec de rares drapeaux, solitaires dans une forêt de mâts vides. Cette impression de délaissement contraste, d’ailleurs, avec l’état impeccable des pelouses et la propreté des chaussées. Pourquoi donc ne pas meubler ce vide ? On pourrait le faire en hissant des drapeaux aux couleurs nationales ou encore des pavillons aux couleurs de la capitale. L’ensemble n’en sera que plus resplendissant.
Colin Powell à Ryadh « les réformes démocratiques doivent émaner des pays arabes, eux-mêmes »
Une source officielle à Riyad a annoncé, hier, la remise en liberté de sept personnalités saoudiennes arrêtées suite à une manifestation dans laquelle elles avaient appelé le Pouvoir saoudien à opérer des réformes politiques et sociales en Arabie Saoudite.
Ce geste des autorités saoudiennes a coïncidé avec la visite effectuée à Riyad par le Secrétaire d’État américain, Colin Powell. Le chef de la diplomatie US a affirmé, dans une déclaration à la presse, que son gouvernement n’a jamais prétendu imposer aux pays arabes le modèle démocratique américain, soulignant que « les réformes démocratiques doivent émaner des pays arabes eux-mêmes ».
Antiterrorisme US au sud algérien
Selon des sources bien informées à Bamako, un groupe d’experts américains de l’antiterrorisme serait arrivé fin février au Mali pour s’installer à la frontière nord, à proximité de l’Algérie. La mission de ce groupe s’inscrit dans le cadre de la coopération antiterroriste entre Washington et Alger. Les responsables américains craignent de voir le sud-saharien devenir un refuge pour « AI-Qaïda », d’autant que l’armée algérienne y a poussé plusieurs groupes islamiques.
Unité très active du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC), le régiment Tariq Ben Ziad, dirigé par le commandant Abdel Razak Bara, se trouverait déjà dans cette zone. Il aurait réussi à recruter des « terroristes » de différentes nationalités.
Un autre mur de sécurité au Cachemire !
Des responsables de l’état-major indien ont confirmé que les forces indiennes avaient entamé la construction d’une barrière de sécurité au Cachemire, destinée à sécuriser les quelque 550 km de frontières, le long de la ligne de cessez-le-feu et à empêcher l’infiltration de combattants depuis le Pakistan. On ignore si des experts israéliens ont participé à l’élaboration de ce projet.
Yémen : Succession de père en fils
De nouveaux autocollants ont fait leur apparition à Sanâa sur le pare-brise de certains taxis. Le président Ali Abdallah Saleh et son fils aîné, considéré comme son dauphin, y figurent côte à côte en tenue militaire. Toutefois, la question de la succession du président ne paraît pas revêtir un caractère d’urgence. Comme l’a souligné le conseiller du président et ancien Premier ministre, Abdelkarim AlAryani, Ali Abdallah Saleh peut encore briguer deux mandats présidentiels, grâce aux amendements de la Constitution, votés en 2001. Pour beaucoup d’observateurs, l’investiture du fils paraît acquise à l’horizon 2012.
© Tunis Hebdo
22 mars 2004
« Hannibal », 1ère chaîne tunisienne privée
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| Larbi Nasra |
Le choix a été fixé d’une façon définitive pour le nom de la première chaîne de TV privée en Tunisie. Il s’agira de « Hannibal TV » et non de « Nasr TV » comme la rumeur l’a laissé entendre pendant un bon bout de temps. Le directeur de cette chaîne sera Jameleddine Berrahal, quant au poste du directeur de la programmation, il est échu à Sadok Bouâaben.
On murmure du côté de cette chaîne, que l’orientation est de convertir certains grands comédiens en animateurs, à l’instar de Khaouther Bardi...
Les cachets des artistes arabes dans nos festivals
Le ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Loisirs a fixé la fin de ce mois de mars comme limite pour que les responsables des festivals dressent la liste des artistes étrangers qu’ils projettent de programmer durant les éditions de l’été 2004.
Les conta ts se sont accentués, ces derniers jours, entre les imprésarios d’un côté et les responsables des festivals de l’autre côté. Ces derniers ont déjà reçu les listes complètes des chanteurs arabes désireux de se produire chez nous avec les cachets demandés, la période dl spectacle et les autres exigences.
Kadhem Essahar demande, par exemple (38000 Dollars + 3000 Dinars) pour chaque gala animé, Mayada Henaoui, Assala Nasri, Najwa Karam (35000 Dollars). Cheb Mami, Cheb Khaled (28000 euros) Wadiâa Essafi, Amr Dhiab, Iheb Taoufik, Nancy Ajram (28000 Dollars), Nour Mhanna, Ragheb Alama, Nawal Zoghbi, Diana Haddad (27000 Dollars), Wael Kfouri, Angham, Mohamed Tharouat et May Farouk, Elyssa, Ali Hajjar et Rim Abderahim, Haïfa Wahbi (25000 Dollars), Hakim, Walid Taoufik, Midhat Salat, Maya Nasri (à peu près 18000 Dollars), Ghassen Saliba, Safouane Bahlawane, Mouïn Cherif (15000 Dollars), Hamada Hlal (13000 Dollars), Ramy Ayach, Katia Farah, Mirella Azzar (10000 Dollars), Chebba Fadhila, Cheb Sahraoui, Cheb Bilel (entre 6000 et 8000 Euros)...
Il est à signaler que le festival est appelé, s’il conclut un accord avec l’artiste, à payer, en plus du cachet, les frais de l’imprésario, une participation dans les frais de transport international et à l’intérieur de la Tunisie du chanteur et des membres de sa troupe, en plus des frais de leur hébergement le soir du gala concerné.
© Tunis Hebdo
22 mars 2004
TENNIS
S.O.S. des frères Jallali
Les deux frères Jallali, Oualid (25 ans et 600ème ATP) et Issam (23 ans) nous ont fait parvenir une longue missive, cosignée par leur soin, et dans laquelle ils déplorent le « traitement » dont ils sont l’objet de la part des responsables de la FTT.
Les deux frères, qui ont tout sacrifié pour devenir joueurs professionnels, déplorent que la FTT les ait privés de toutes les primes de victoires... Cinq mille dinars seulement pour huit personnes, pour les médailles d’or des championnats arabes par équipes et le maintien en groupe 2 de la Coupe Davis.
Autre motif d’insatisfaction, la précarité du matériel, et les deux frères Jallali qui, pourtant à Beyrouth, face à l’Égypte, ont perdu, car chacun n’avait qu’une seule raquette, et qui n’ont pas fait long feu, alors que leurs vis-à-vis disposaient de toute une batterie...
Les frères Jallali - qui mettent aussi en évidence la largesse dont fait preuve la FIT pour d’autres joueurs et joueuses parfois en fin de carrière - menacent ni plus ni moins de boycotter le 9 avril prochain, une fatidique Coupe Davis dont l’enjeu est capital... le maintien en groupe A du classement mondial par équipes.
Les deux joueurs ont été convoqués par le Conseil de discipline de la FIT, mais ils n’ont pas répondu à la convocation. Voilà un bras de fer qui n’a honoré en rien notre’ tennis, et la question est d’en connaître maintenant, l’issu à 18 jours d’un important rendez-vous pour notre équipe nationale.
N.H.
© Tunis Hebdo
22 mars 2004