Le Quotidien du 7 avril 2004
M. Hichem Skik membre du B.P. du Mouvement « Ettajdid »
« Une intervention de l’ONU est souhaitable »
« Le développement de la situation actuelle en Irak fait état d’au moins deux éléments essentiels. Le premier concerne l’enlisement des États-unis dans leur guerre d’occupation contre l’Irak, eux qui croyaient qu’ils allaient être accueillis par des fleurs en Irak. Cet enlisement est d’autant plus grave que chaque « initiative » américaine en Irak ne fait que compliquer davantage la situation.
Le second élément consiste dans le fait que l’occupation militaire de l’Irak par les États-unis et leurs alliés a favorisé l’émergence des luttes ethniques religieuses et politiques entre les diverses composantes de la population irakienne. Il faut dire que les antagonismes entre ces diverses composantes ont naguère été reléguées à un second plan par le régime autoritaire de Saddam Hussein. Il ne faut pas oublier non plus que la chute de l’ancien régime baathiste a favorisé la liberté d’expression et la naissance de plusieurs journaux indépendants...
Toutefois, l’ampleur des luttes ethniques, religieuses et politiques est, aujourd’hui, inquiétante, d’autant qu’elle tend à s’accentuer au fur et à mesure de l’approche de la passation du pouvoir aux Irakiens, prévue pour le 30 juin prochain.
Outre les Sunnites, les Chiites et les Kurdes, la lutte oppose désormais les Chiites entre eux. Il est donc à craindre que l’Irak ne sombre dans le chaos et dans une discorde à caractère communautaire qui n’a rien à voir avec la démocratie. Face à une telle éventualité, seule une intervention de l’ONU peut éviter à l’Irak le pire après le retrait des forces d’occupation ».
M. Jalel Lakhdhar, membre du B.P. du MDS
« Un consensus national irakien est impératif »
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| Jalel Lakhdhar |
Il importe, de prime à bord, de rappeler notre position de principe au MDS concernant la crise irakienne.
Nous avons vigoureusement condamné la guerre en Irak et l’occupation militaire de ce pays par les États-Unis et leurs alliés. L’évolution du contexte irakien après l’occupation, a de toute évidence, confirmé le caractère, le moins qu’on puisse dire, injuste de l’entreprise de guerre et d’occupation américaine de l’Irak. Ceci étant, la résistance du peuple irakien n’a pas tardé à s’imposer au fil des jours. Cette résistance a pris des formes multiples, politiques, militaires... Elle a également acquis toute la légitimité surtout qu’elle n’a cessé d’être attisée par les provocations des forces de l’occupation. Toutefois, le contexte irakien vit aussi à l’heure de l’escalade, des luttes internes qui ont pris des aspects politiqués, ethniques et religieux...
Outre les luttes communautaires (entre sunnites, chiites et Kurdes) les conflits opposent également les chefs religieux de la même communauté, en l’occurrence le différend qui oppose l’Ayatollah Sistani à Mouktada Sadr qui sont tous deux chiites. Ceci, sans oublier les différends qui opposent les diverses composantes de la résistance au Conseil de gouvernement irakien. Bref, la situation est de plus en plus complexe et la course au pouvoir est bel et bien engagée.
Il y a donc lieu de condamner l’escalade de la violence de la part des forces d’occupation surtout que les victimes de cette violence sont des innocents de la population civile irakienne mais au même moment, les diverses composantes ethniques et religieuses du peuple irakien sont interpellées par le biais de leurs représentants de parvenir à un consensus et d’élaborer une plate-forme pour mettre fin à l’occupation et oeuvrer à la mise au point d’un plan de reconstruction et de développement économique, social et politique sur une base démocratique.
Propos recueillis par
Abdelmajid Haouachi
Enfants abandonnés
L’A.D.N. aux trousses des pères biologiques
Les nouvelles dispositions de la loi de juillet 2003 permettent désormais de régler le problème de la filiation inconnue mais aussi et surtout d’attribuer des noms de père, mère et de grand-père fictifs pour atténuer les souffrances psychologiques des enfants abandonnés.
La 8ème conférence annuelle du Comité national d’éthique médicale s’est déroulée, vendredi dernier, à Beit El Hikma à Carthage.
La génétique humaine, les performanciers scientifiques, les applications pratiques, les considérations éthiques, juridiques et économiques étaient les principaux thèmes discutés lors de cette rencontre.
Les techniques nouvelles de l’analyse génétique permettent certes de faire avancer la science et développent les recherches mais se heurtent à un problème crucial touchant l’éthique professionnelle.
La conférence de M. Kamel Charfeddine, professeur de droit, membre du comité de l’éthique et membre du Conseil constitutionnel, a retenu l’attention de l’auditoire de par sa spécificité et son caractère frôlant la fiction juridique.
Deux lois ont été, en effet, promulguées en octobre 1998 et en juillet 2003 pour réglementer les filiations inconnues et l’identification du père biologique de l’enfant abandonné.
La loi de 1998 a, en effet, autorisé les tribunaux compétents à recourir à l’analyse ADN pour déterminer le père biologique de l’enfant.
Cette nouvelle législation a, en effet, suscité les réserves au niveau de l’application de la loi.
Cette situation a posé le problème du droit à l’identité (pour l’enfant de filiation inconnue) et l’intégrité physique (pour le père suspecté).
Dans quelle mesure peut-on, en effet, contraindre un citoyen à subir contre son gré des analyses biologiques parce qu’une tierce personne l’accuse d’être le père biologique d’un enfant ?
La loi de juillet 2003 est venue, en effet, préserver les droits des demandeurs (les mères génitrices) et des défenseurs (les pères suspectés).
Cette loi n’est plus, en effet, contraignante. Le père suspecté peut refuser de se soumettre aux analyses demandées.
Le juste milieu
L’article 3 bis de cette loi stipule en effet que : « ... La personne concernée, le père, la mère, ou le ministère public peut saisir le tribunal de première instance compétent pour demander que la mère soit soumise à l’analyse génétique en vue de prouver qu’elle est la mère de celui dont la filiation est inconnue.
En cas de refus de se soumettre à l’ordonnance prescrivant l’analyse génétique, le tribunal statue sur l’affaire sur la base des présomptions nombreuses concordantes, graves et précitées dont il dispose ».
Cet article a, en effet, permis de trouver le juste équilibre préservant le droit de chacun et évitant les règles de dérapage.
La loi 2003 a, également, permis de trouver une solution radicale au problème des enfants de filiation inconnue.
Selon les lois antérieures, l’extrait de naissance de ces enfants abandonnés ne mentionne pas le nom du père, ni celui du grand-père ni de la mère. Idem pour la carte nationale d’identité.
Cette situation a créé un problème social crucial voire psychologique.
Quel comportement doit observer un écolier quand le professeur lui demande de remplir un papier et de mentionner le nom du père et celui de la mère ?
Le problème est résolu grâce à la nouvelle loi qui a introduit une notion de fiction juridique. Les nouvelles dispositions permettent, en effet, au président du tribunal de première instance « d’attribuer à tout enfant abandonné ou de filiation inconnue un prénom de père, un prénom de grand-père, un nom patronymique et un prénom de mère. Le nom patronymique de l’enfant doit être, obligatoirement, celui du père ».
La science permet, au fil des ans, de contribuer à la résolution de certains problèmes d’acuité, mais garde toujours ses limites, notamment sur l’aspect psychologique.
Un meurtre élucidé grâce à l’A.D.N.
Un meurtre a été élucidé, la semaine dernière, grâce aux techniques révolutionnaires de l’analyse d’A.D.N.
En effet, Dr R. Kastally, chef de service à l’hôpital Habib Thameur, a révélé avoir, en effet, reçu une réquisition des autorités officielles pour analyser un fragment de peau trouvé entre les dents d’un homme tué dans des circonstances douteuses.
Après l’analyse, la police de la région de Hammamet a présenté quinze suspects au service du professeur Kastally.
Des prélèvements ont été effectués sur les 15 suspects pour confronter les résultats aux A.D.N. de la peau retrouvée entre les dents de la victime.
L’analyse a pu dévoiler l’assassin, puisque les résultats sont catégoriques. Aucun doute ne subsiste, à ce propos, selon les techniques nouvelles.
Lotfi Touati
U.G.E.T
Parfum de réconciliation
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| Ezzeddine Zâatour |
A en croire les échos sur la dynamique de négociations entre les structures légales de l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET) et les courants mécontents qui se sont retirés à cause de divergences idéologiques ou de conflit d’intérêt, la Centrale estudiantine semble à deux doigts de la « grande réconciliation ». Les observateurs estiment que le retour au bercail d’un courant qui était pendant de longues années en dehors des structures de l’Organisation, en l’occurrence l’une des sensibilités de la famille des nationalistes démocrates, pourrait avoir un effet domino. Les contacts entre l’équipe issue du 24ème Congrès de la centrale estudiantine et d’autres courants et même groupuscules mécontents vont, selon un membre de Bureau exécutif de I’UGET, bon train.
Cette dynamique de réconciliation a atteint sa vitesse de croisière suite à la dernière réunion de la Commission administrative, laquelle avait appelé à ouvrir la porte de l’Organisation devant tous les courants ayant fait les beaux jours du mouvement estudiantin.
Certains observateurs estiment, toutefois, que la grande réconciliation souhaitée a « très peu de chances » de réussir, d’autant plus que les divergences autour de la manière de gérer les affaires de la Centrale estudiantine entre les membres de l’équipe sortie des urnes du congrès de Bir El Bey perdurent.
Ces divergences ont été à l’origine du retrait de quatre membres du courant ayant M. Ezzeddine Zâatour, S. G. de l’UGET, pour chef de file de la dernière réunion de la Commission administrative. Les « syndicalistes radicaux » et les « indépendants » reprochent, également, au groupe de M. Zâatour, de ne pas s’être intéresse aux véritables préoccupations des étudiants, telles que l’hébergement, la réforme du système éducatif et les bourses universitaires.
W. K.
Intérêt commun
Une réunion commune entre les représentations régionales de l’UTICA et de l’UGTT vient de se tenir à Sfax. Les gens de la Centrale patronale et ceux de la Centrale syndicale y ont affirmé leur engagement de préserver l’entreprise et les emplois conséquents, affirmant qu’ils se tenaient prêts à s’exprimer de concert sitôt que leur double intérêt le sollicite. Une exception qui confirme la règle car ce n’est pas tous les jours que nous voyons ces deux parties parler le même langage. Pourtant, leur mission s’inscrit dans la même logique même si les apparences disent souvent le contraire : le patron n’a pas les mêmes conceptions des choses que l’employé.
Certes, mais, les principes fondamentaux de la pérennité de l’entreprise tunisienne n’ont jamais autant été à l’ordre du jour et tout le monde doit mettre la main à la pâte. C’est le moment pour que l’UTICA et l’UGTT multiplient cette expérience pour donner l’exemple.
Manoubi Akrout
Tunisie Télécom
Les Tunisiens sont prêts à y investir
Tunisie Télécom devient une société anonyme dont le capital est partiellement ouvert à la participation publique. Les abonnés de cet opérateur de téléphonie pourraient désormais être des actionnaires à part entière dans son capital. Pour en tirer profit, il serait utile d’être très averti à propos du milieu de la Bourse.
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| Tunisie Télécom |
La transformation de l’Office National des Télécommunications (Tunisie-Télécom) en une société anonyme par la voie de privatisation se traduira par la cession partielle de son capital à la participation publique.
Cette ouverture du capital de Tunisie Télécom va porter uniquement sur 10% de sa valeur globale. Celle-ci est estimée à près de 1400 millions de dinars.
La formule adoptée par l’État pour se désengager de Tunisie-Télécom concerne le lancement d’une offre publique de vente (OPV) de 10% de ces titres de bourse. En attendant la fixation de la valeur du nominal d’actions qui seront proposées à la souscription publique « cette procédure peut être considérée comme la plus simple et la plus appropriée pour céder les titres au public », a-t-on appris auprès de la Bourse des valeurs mobilières de Tunisie.
Et notre source de signaler qu’il « est prévu que les titres objet de l’OPV, se fixeront à une valeur nominale de 5 dinars, ce qui permettra d’accumuler un nombre plus grand d’actions et avoir parla suite la possibilité de multiplier les actionnaires publics ».
Étant un secteur en pleine expansion, les télécommunications et surtout la filière du téléphone mobile offre, d’après les experts de la Bourse, de bonnes opportunités pour tirer de bons profits à travers les titres d’actions particulièrement à moyen et long terme.
« La nature de l’activité ouverte à l’innovation et offrant plusieurs perspectives de développement devrait attirer un bon nombre de nouveaux actionnaires », nous a-t-on expliqué.
M. Mohamed Atrous, directeur d’une société révèle d’emblée qu’il est un « mordu » de la Bourse mais il affirme toutefois que « les gens sont de plus en plus réticents quant à l’acquisition des actions en raison de l’absence de mesures de stimulation qui pourraient favoriser un plus grand climat de garantie ». Pour le cas de Tunisie-Télécom, M. Atrous souhaite que l’ouverture de son capital devant la participation publique stimule les transactions à la Bourse mais « il incombe ai x intermédiaires en Bourse de faire preuve de plus de dynamisme pour convaincre les gens à s’y engager. De plus, le ministère des Finances doit faire plus d’efforts pour insuffler du sang neuf dans la Bourse », a-t-il souligné en déclarant toutefois, qu’il envisage d’allouer entre trois à quatre mille dinars pour acquérir des titres de Tunisie-Télécom.
M. Mohamed Amdouni, un cadre de banque, se déclare plus motivé pour être l’un des propriétaires des actions de Tunisie-Télécom. M. Amdouni souligne que « les Tunisiens ne sont pas toujours bien initiés au marché des valeurs mobilières contrairement à ce qui se passe dans les Bourses étrangères dans lesquelles les individus forment une grande partie d’actionnaires ».
Hassen Ghediri
Tourisme de croisière
Le vent en poupe
Vers une croissance de 5% en 2004
Devenu une composante essentielle du tourisme national, le tourisme de croisière connaîtra durant l’année en cours un bond quantitatif. Les prévisions tablent, en effet, sur une progression pour l’année 2004.
Alors que les premiers touristes de croisière commencent à débarquer en Tunisie, en ce début de printemps, les prévisions font état pour les mois à venir d’une croissance de cette composante du tourisme national.
Deuxième grande destination des touristes de croisière, après l’Algérie, la Tunisie devrait connaître une hausse de plus de 5% des touristes de croisière, si l’on en croit « Tour Mag.com », un magazine électronique.
Les principaux organisateurs de ce type de tourisme vers le Maghreb et la Tunisie en particulier, sont la « SATRAMAT » et le « SELECTOUR » qui ont regroupé un réseau de plusieurs dizaines d’agences de voyage réparties entre la France, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, entre autres.
Ces agences de voyage ont réalisé durant l’année 2003 près de 77% des ventes sur la Tunisie et l’Algérie, dont 9% par « SATRAMAT », un groupe de 20 agences de voyage.
Mais le premier réseau en Tunisie reste le « Selectour » qui a réalisé une progression globale de près de 3% durant l’année écoulée.
Ce réseau a réalisé aussi une croissance de 9% sur l’ensemble du Maghreb. Le deuxième grand concurrent de « SELECTOUR » au Maghreb est « AFAT » qui a progressé de près de 3% l’année dernière sur l’ensemble du Maghreb.
Rappelons que Thomas Cook et « Accor Travel » qui regroupent de nombreuses agences de voyage se situent loin derrière « Selectour » et « AFAT », dans la composante du tourisme de croisière.
Pour l’année encours, « SELECTOUR » compte drainer près de 7000 clients vers la Tunisie aux côtés des autres réseaux spécialisés dans la composante de tourisme de croisière.
Ousmane Wagué
Valeur ajoutée de l’audit interne
Pour gouverner en transparence
Se penchant sur divers aspects relatifs à l’audit au sein de l’entreprise, l’association tunisienne des auditeurs internes (ATAI), parrainée par l’Union Francophone de l’Audit interne (UFAI), l’Institut International des Auditeurs Internes (IIA) et la Confédération Européenne des Instituts de l’Audit Interne (CEIAI), organise depuis hier son 7ème colloque international consacré à l’étude de la valeur ajoutée de cette fonction devenant de plus en plus incontournable pour là bonne gestion managériale des entreprises.
Au menu de deux journées, durée de ce colloque, les conférenciers, venus des différents pays représentés au sein de l’IIA , ont plusieurs points à traiter tournant autour des nouvelles définitions que porte, désormais, la fonction de l’audit interne. « Cette fonction est dictée parles nouvelles dimensions qu’a prises l’entreprise dans son environnement en perpétuelle transformation et donne déjà une implication plus importante de l’auditeur interne dans le processus de management des entreprises. L’auditeur interne n’est plus perçu comme un contrôleur mais un partenaire ayant un rôle objectif et une action indépendante qui aide à atteindre les objectifs tracés et à maîtriser tes risques qui peuvent menacer la pérennité et la croissance de l’entreprise », a indiqué M. Amor Souiden, président de l’UFAI.
La première session plénière de ce colloque a été dédiée à l’exposition des nouvelles tendances du management et la valeur ajoutée que devait fournir l’audit interne à la gouvernance de l’entreprise. M. AmorAktouf, professeur universitaire (HEC, Montréal Canada) a présenté au cours de son intervention quelques cas relevant de la responsabilité grandiose des auditeurs au niveau de la gestion des crises financières qui peuvent frapper une entreprise quelconque. Il a décortiqué entre autres les raisons profondes de la faillite de quelques entreprises géantes sur le plan international tel que le cas du géant pétrolier américain Enron qui s’est effondré à cause d’une mauvaise gestion de risque et d’un défaut au niveau de la fonction de contrôle ou d’audit. M. Aktouf a précisé à cet effet que « le manque de confiance en audit de la part des dirigeants des entreprises peut être source de dommages très graves. Et d’affirmer que la fonction de l’audit est une fonction de confiance et que c’est dans l’intérêt de ceux qui dirigent de mettre en place des garde-fous nécessaires pour éviter que les intérêts divergent à un point de glisser en conflit »
Au plan de la gouvernance de l’entreprise, un concept qui s’associe de plus en plus à la bonne gestion des ressources humaines et matérielles, l’intérêt des conférenciers s’est porté sur l’intervention de l’auditeur interne. La valeur ajoutée de l’audit dépend en fait de la méthode à travers laquelle fonctionnent les différentes composantes de l’entreprise. M. Philippe Christel, président de la CEIAI a souligné dans cet angle que « les principes sur la base desquels doit fonctionner l’audit sont autant larges que multiples. La problématique de la gouvernance inclut plusieurs points fondamentaux qui sont principalement l’interaction entre les différents acteurs de l’entreprise. Ceux-ci doivent opérer dans un cadre de communication et de dialogue afin de pouvoir prendre la bonne décision ». Ces acteurs correspondent, selon M. Christel, au Conseil d’Administration (C.A), le service management et les auditeurs internes et externes. Le C.A doit accepter qu’il a un rôle de contrôle, qu’il y a une indépendance entre les quatre intervenants. Les auditeurs, eux, doivent disposer d’une bonne maîtrise des techniques de fonctionnement des diverses composantes au sein de l’entreprise et que les comités d’audit doivent se pencher sur les questions fondamentales pour amener l’administration à décider en toute connaissance de causes. La valeur ajoutée de l’audit interne trouve alors son origine dans son contact direct et intime avec les acteurs-décideurs de l’entreprise.. L’audit a un rôle très important au niveau allant du suivi des différentes opérations qui se font dans l’entreprise, passant par la participation active dans l’élaboration du processus de travail et le dessin des lignes de la bonne manoeuvre jusqu’à arriver à la prévention contre les risques qui peuvent surgir au cours de la gouvernance. L’audit fonctionne ainsi avec un aspect d’alerte et d’anticipation des risques. Une fonction alors incontournable pour toute entreprise de toute taille. D’ailleurs, « Être très grand pour faire faillite n’existe pas », comme l’a dit M. Omar Aktouf.
Hassen Ghediri
Consommation d’énergie en Tunisie
Une légère augmentation en 2003
La consommation tunisienne en matière d’énergie a connu en 2003 une légère augmentation, notamment pour le gaz naturel et les carburants tandis que les énergies renouvelables restent encore peu consommées.
La Tunisie fête aujourd’hui la troisième Journée nationale de maîtrise de l’énergie. La journée porte, cette année, sur l’importance de la maîtrise de cette denrée rare comme un facteur impératif de développement durable, alors que la consommation tunisienne d’énergie s’est accrue légèrement en 2003. Selon les chiffres de la Société tunisienne d’électricité et du gaz (STEG), la consommation nationale en matière de gaz naturel a atteint en 2003 près de 3367 Ktep (kilotep ou kilotonne équivalent pétrole) contre 3208 Ktep un an auparavant. Pour l’électricité, la consommation globale a connu une légère régression, passant de 9962 GWH (Giga Watt/Heure) en 2002 à près de 9536,4 GWH en 2003.
En ce qui concerne les carburants, une source auprès de la Direction générale de l’énergie précise que la consommation a enregistré une légère augmentation en 2003 atteignant un peu plus de 3,8 millions de tonnes contre 3,78 millions de tonnes en 2002. La production nationale de carburant assure un peu moins de 50,5% de la quantité consommée.
La participation des énergies renouvelables dans la balance énergétique reste toujours insignifiante, ne dépassant pas
0,3%, alors que les projets incitant à l’utilisation de ces énergies se multiplient depuis les décisions présidentielles en la matière prises en mai 2001.
Parmi ces projets, celui de l’utilisation de l’énergie solaire pour l’électrification des zones rurales isolées qui a permis l’électrification de plus de 10 mille foyers ruraux et de 200 écoles rurales, ainsi que l’éclairage public de plusieurs plages et parcs urbains.
Ce projet permettrait, à l’horizon 2010, d’électrifier près de 6000 foyers ruraux pour atteindre un taux d’électrification rurale de 100%.
L’énergie éolienne constitue, également, un vecteur nouveau et important pour la production de l’électricité, notamment après la mise en place par la STEG d’une centrale éolienne à Sidi Daoud (Cap-Bon) dont la capacité a été renforcée l’année dernière.
Cette centrale assurera une économie annuelle d’énergie de plus de 200.000 tep à partir de 2010 et l’augmentation, également, du taux de la contribution de l’énergie éolienne dans la production d’électricité à 5%, à l’horizon 2010.
La stratégie nationale de la maîtrise de l’énergie a pour principal objectif d’augmenter la participation des énergies renouvelables dans la balance énergétique à 3% en 2010.
Mohamed Zghal
Hakim en Tunis
Hakim serait des nôtres pour la signature de son nouvel album. En la présence de personnalités éminentes de la production et de la commercialisation de la chanson arabe, la star égyptienne sera l’invité de l’espace culturel « Pyramide » où elle donnerait un concert le samedi 17 avril.
Psychiatrie
La ville de Mahdia abritera un colloque national sur « La médecine psychiatrique et la société ». Cette manifestation est organisée par l’Association tunisienne des psychiatres privés.
Au programme de ce séminaire, prévu du 9 au 11 avril courant, plusieurs conférences assurées par d’éminents spécialistes ainsi que des ateliers de réflexion animés par des psychiatres. A noter également la participation de notre confrère « Achourouk » ; le journaliste Rached Cheour interviendra lors de la table ronde prévue le 10 avril et consacrée à « L’image du psychiatre dans les médias ».
Symposium sur la sécurité routière
A l’occasion de la célébration aujourd’hui de la Journée mondiale de la santé, l’« Association tunisienne de la prévention routière (ATPR) organise, sous le patronage du ministère de la Santé et avec la collaboration de l’Association « Bone and joint Decade », un symposium qui se tiendra ce soir (à 18 heures) à l’hôtel El Mechtel, sur le thème de la sécurité routière, choisi par l’OMS cette année, pour célébrer la Journée mondiale de la santé. Dans la foulée, l’ATPR a mis au point un alléchant programme de festivitésqui sera piloté par ses bureaux régionaux et locaux évoluant dans tous les gouvernorats du pays.
Mayada, la voix pure
La Tunisie des années 1980 attirait un essaim d’artistes du monde entier. Ils ont arpenté nos scènes les plus mythiques, fasciné nos jeunes et moins jeunes et enchanté l’atmosphère artistique de cette période. Puis, un quasi-silence a régné, mais l’art, le vrai, ne meurt jamais. Nos vedettes sont de retour. Après le passage de Ragheb Alama, on nous annonce le concert de Mayada Hannaoui à Abou Nawas le 10 avril. Ce n’est qu’un début et il y a de quoi se réjouir. A suivre.
Maîtrise de l’énergie
L’Agence nationale des énergies renouvelables organise aujourd’hui les troisièmes Journées d’études sur la maîtrise de l’énergie. Cette manifestation se tient dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de maîtrise de l’énergie.
La Nouvelle est reine
Le « Club de la Nouvelle Abou Al Kacem Chabbi », sis à El Ouardia, vient de publier le 127ème numéro de sa revue périodique « Qaçass ». La moisson de ce premier trimestre est assez bonne. Neuf nouvellistes y ont pris part et enrichi par leur imaginaire fécond la revue, un lot d’études sur l’art narratif, une nouvelle traduite et un commentaire sur la Nouvelle d’aujourd’hui en Tunisie. La revue « Qaçass », qui célèbre cette année son 40ème anniversaire, scelle en général une centaine de pages, devenues aux nouvelles générations au fil des ans un baromètre de l’écriture littéraire.
Anniversaire
La STEG a célébré le 42éme anniversaire de sa fondation. Le PDG de cette entreprise nationale a, à cet effet, présidé une conférence-débat portant sur la mondialisation, le management et la culture d’entreprise, qui a eu lieu à l’amphithéâtre de la STEG.
Latifa, du nouveau
On croit savoir que la chanteuse tunisienne Latifa prépare un CD qui serait fin prêt en été 2004. Le nouvel album sera marqué cette fois par les compositions de Zied Rahabani qui, avec la diva Feirouz, a signé quelques chansons d’artistes de la trempe de Latifa telles que Mayada Bsilis et Carole Samaha.
Régate
Les passionnés de voile vivront un événement exceptionnel l’été prochain, à l’occasion de la première édition de « La route d’Elissa », une régate féminine qui partira le 29 août 2004 de Tyr, sur les côtes libanaises, pour atteindre dix jours après le port de Carthage puis les côtes de Hammamet. Des équipages mixtes prendront part à cette course et effectueront un parcours de 1450 mille avec une flotte de bateaux monotypes.
Événements littéraires
Trois grands événements d’ordre littéraire auront lieu sous l’égide de l’Union des écrivains tunisiens. Les 23, 24 et 25 avril se tiendront les journées Béchir Khraïef de la Nouvelle, les 21, 22 et 23 mai le 25è- festival de la poésie arabe. Quelques jours après s’ouvrira le printemps du Jerid.
Nouvelle résidence
La nouvelle résidence de l’ambassade de Grande Bretagne située dans les Berges du Lac sera inaugurée officiellement le mercredi 28 avril à 15h.
Formation et marionnette...
Le Centre national des arts dramatiques et scéniques du Kef, en collaboration avec le Centre culturel italien, offre une nouvelle occasion pour se former dans l’art de la marionnette.
Cette journée de formation aura lieu demain, au siège du Centre des arts dramatiques et scéniques du Kef, et ce, dans le cadre de la 2ème édition des « Rencontres de la marionnette ».
Les anciens du Sadiki
L’Association des anciens du Collège Sadiki annonce que son Assemblée générale élective aura lieu vendredi 16 avril courant à partir de 17h à son siège, 13,rue Dar El Jeld - La Kasbah, Tunis. Les candidats aux élections du nouveau Comité Directeur sont invités à déposer leurs candidatures avant le 13 avril courant. Tout candidat doit être affilié durant les 3 dernières années.
La Tunisie améliore sa notation
La Compagnie Française d’Assurance et du Commerce Extérieur (Coface) vient de publier son rapport risque pays pour l’année 2004. La Tunisie confirme, dans ce rapport, sa note A4 pour le rating pays et demeure toujours un assez bon risque. La Coface en visage même de lever sa mise sous surveillance négative pour la Tunisie. Cette notation mesure le niveau moyen de risque d’impayé, à court terme, des entreprises d’un pays donné. Elle indique également, dans quelle mesure un engagement financier d’une entreprise, est influencé par les perspectives économiques du pays où se trouve l’entreprise.
Chiffre du jour : 5717
Le Comité national et les comités régionaux d’octroi des avantages du code d’incitation aux investissements ont approuvé, en 2003, 5717 opérations d’investissement pour un montant de 275 M DT.
Hausse du résultat net de la BTEI
La Banque Tunisie Emirats d’Investissement (BTEI) a réalisé en 2003 un résultat net en hausse de près de 1000% malgré une petite hausse du total actif et la baisse de 12% de son PNB. Cette hausse a été à l’origine du lever de la mise sous surveillance des notes internationales attribuées à la BTEI par Fitch Ratings qui les a même relevés à BBB avec perspectives stables et à F3 pour la note court terme. L’Agence Maghreb Rating a levé elle aussi sa note sous surveillance pour les notes nationales de AA- avec perspective d’évolution stable et de F1+ pour le court terme.
Zitouni out six semaines
Décidément la chance ne semble pas accompagner Ali Zitouni ces derniers temps. En effet, après avoir retrouvé une grande partie de ses sensations avec à la clé une belle prestation il y a une dizaine de jours face aux Olympiques nigérians, voilà qu’il se blesse à l’entame du derby EST-ST dimanche dernier. Et le diagnostic du médecin du club de tomber comme un couperet : Une déchirure musculaire qui exige un repos de six semaines. Ainsi le retour de Zitouni à la compétition n’aura lieu que vers la fin mai. Voila un nouveau contretemps pour Oscar Fallone qui a eu déjà ces dernières semaines à composer avec plusieurs absences pour suspensions ou blessures.
Cela dit, l’Espérance après un jour de repos observé hier, reprendra les entraînements cet après-midi au Parc B pour entamer la préparation au match de la Ligue des Champions d’Afrique de ce samedi face au Sahel du Niger. Rappelons enfin que le club sang et or se déplacera à Monastir jeudi en fin de matinée.
Jamel Belhassen
J.O. 2004
Tirage au sort des groupes le 9 juin
Le tirage au sort pour la constitution des groupes du tournoi des Jeux Olympiques d’Athènes 2004 aura lieu le 9 juin dans la capitale grecque, a appris hier l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP). Rappelons que la sélection nationale olympique s’est qualifiée pour le tournoi final d’Athènes 2004 aux dépens des sélections du Nigeria, du Sénégal et d’Égypte. Le tournoi se déroulera du 11 au 28 août 2004 dans les stades d’Athènes, Patras, Salonique, Volos et Héraklion.
Présence Tunisienne de haut niveau
L’Afrique vivra un moment magique le 15 mai 2004 à l’occasion de la cérémonie d’annonce du pays hôte de la Coupe du monde 2010. La Tunisie, concernée par l’événement, vit déjà à l’heure de cet important rendez-vous.
Une forte délégation tunisienne fera le déplacement à Zurich (Suisse) qui abritera la cérémonie. On parle déjà de la présence du ministre du Sport, des hauts responsables de la FTF et d’une importante délégation de journalistes qui avaient jusqu’à hier pour confirmer leur accréditation.
Le programme de cet événement s’étale sur deux jours et se présente comme suit :
-Vendredi 14 mai (après-midi)
Présentation officielle des candidats devant les membres du comité exécutif de la FI FA.
- Samedi 15 mai (matinée)
Réunion (à huis clos) du Comité exécutif de la FI FA et décision.
-Samedi 15 mai (après-midi)
Annonce du nom du pays hôte du Mondial 2010 et conférence.
K. Z.
Le Temps du 7 avril 2004
Tahar Ben Jelloun, bientôt à Tunis
Tahar Ben Jelloun (né à Fez en 1944), a publié de nombreux essais, des recueils de poèmes et des romans. Il a obtenu le prix Goncourt en 1987 pour la Nuit sacrée. "Le Racisme expliqué à ma fille" est commenté pour les lycéens dans un cadre scolaire (au lycée Pierre Mendès France) tandis que les lecteurs tunisois peuvent rencontrer librement l’auteur, sa poésie et son dernier ouvrage, à la Médiathèque Charles-de-Gaulle le 5 mai à 15h00 et à l’espace Sadika à Gammarth, le même jour à 19h00.
"Le Dernier Ami" laisse entrevoir une société complexe et contradictoire, archaïque et moderne. C’est à Tanger, ville internationale, cosmopolite et étrange, vers la fin des années cinquante. Deux adolescents, Mamed et Ali, se rencontrent au lycée Français, se fréquentent et se lient d’amitié. Étalée sur une trentaine d’années, leur relation sera tissée de malentendus, d’épreuves dures subies ensemble, mais aussi de jalousie muette et de trahison. Cette amitié incandescente ressemble à une histoire d’amour qui tourne mal.
Dans ce roman, cependant, chacun des personnages donne tour à tour sa version des choses. On constate qu’ils n’ont pas vécu la même histoire. A la naïveté de l’un, répond un égoïsme pervers et destructeur de l’autre. L’amitié serait-elle un malentendu ? Ce roman, écrit dans une langue directe et limpide, est aussi un portrait cruel du Maroc des années de répression et des désillusions qui s’ensuivirent. Et si l’on s’en exile, on y revient pour mourir.
Préservation des eaux
Quel rôle pour les associations ?
La Tunisie a pu développer une infrastructure hydraulique très complexe et diversifiée, répartie à travers le pays pour mobiliser et exploiter ses ressources en eau. Elle a mis en place un système de gestion et une législation évolutive dont l’objectif est de permettre l’accès à l’eau potable à la majorité de la population citadine. Mais, comment gérer cette eau ? Comment l’économiser et la contrôler ? Quel est le rôle des associations dans la préservation des eaux ? Tels sont les objectifs du séminaire sur « la préservation des eaux et l’action associative », organisé, hier matin à Hammamet, par la SONEDE.
M. Abdallah Ben Slimane, directeur de l’économie de l’eau à la SONEDE, nous a précisé que cette journée s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation du citoyen et celui du rôle des associations dans l’économie de l’eau. « Nous avons mis une stratégie future à l’horizon 2030 visant la maîtrise de la demande en eau et le contrôle de la consommation. Elle est basée sur l’économie de l’eau dans les proportions de 30% d’une part et sur l’exploitation des 7% des eaux provenant des ressources non conventionnelles (dessalement des eaux, exploitation des eaux usées), d’autre part.
Notre plan d’action consiste à intensifier les programmes de sensibilisation et de conscientisation à travers les différents moyens de communication en matière d’économie d’eau, à instituer des journées de l’économie de l’eau qui seront l’occasion d’évaluer les efforts déployés dans ce domaine, à sensibiliser les associations et les consommateurs et diversifier les programmes de formation et de recyclage dans les domaines de l’entretien et de la maintenance des matériels et des équipements permettant l’économie de l’eau ».
L’O.D.C : un rôle d’interface entre la SONEDE et l’usager
M. Chedly Ben Slimane, de l’Organisation de la défense du consommateur, a précisé que l’ODC peut jouer le rôle d’interface entre la SONEDE et l’usager à travers ses structures nationale, régionales et locales. Elle peut être mise à contribution dans la conception et la mise en place des stratégies relatives à la distribution de l’eau, à l’assainissement et à tout programme tendant à la rationalisation de la consommation en matière de tarification, de qualité d’eau et des relations entre le distributeur et l’usager.
M. Ben Slimane a souligné que la participation et la concertation entre la SONEDE et l’Association méritent d’être systématiques et non conjoncturelles. Si une telle action ne peut pas être envisagée au niveau des organes de décisions, il y aurait lieu de mettre en place des comités consultatifs dont la mission consisterait à procéder à l’évaluation des actions engagées et des résultats obtenus et proposer les mesures collectives les mieux appropriées. Plusieurs actions peuvent être mises en place dans le cadre de cette stratégie : au niveau de la réglementation, nous devrons définir des normes quant aux mécanismes et accessoires rentrant dans les équipements sanitaires (robinetterie, tuyauteries, douches...).
Au niveau de l’industrie et du commerce, nous devrons fabriquer et commercialiser les équipements et les mécanismes sanitaires conçus dans cette nouvelle optique d’économie de l’eau. Au niveau de l’usager, il faudrait mettre à sa disposition des manuels comportant des formules pratiques lui indiquant les procédés conçus et testés à cet effet.
L’ODC pourra ainsi prendre part à la conception et la mise en uvre des outils d’information et de communication qui visent l’éducation du consommateur et la rationalisation de la consommation de l’eau.
Kamel Bouaouina
L’entreprise et les transmissions de données :
A l’heure du haut débit
- Extension en cours des réseaux ADSL et Frame relay
Tunisie Télécom a lancé cette année deux grands projets dans le domaine des transmissions de données :
Le premier concerne l’extension du réseau ADSL (lignes terminales numériques asymétriques). C’est un réseau de distribution numérique qui permet aux abonnés de bénéficier d’une connexion permanente à haut débit à l’internet.
Actuellement, le réseau compte environ 500 abonnés. Ce service, destiné aux entreprises, a été commercialisé en août 2002 pour une capacité de 1000 lignes.
L’extension a pour but d’en étendre la capacité à 7000 lignes en fin 2004. Le réseau qui couvre actuellement le Grand Tunis, Sousse et Sfax couvrira ainsi tout le territoire. Un montant de 2,5 millions de dinars sera alloué à cette opération.
L’autre projet est relatif à l’extension du réseau frame relay. Il s’agit d’un moyen de transmission numérique de données qui offre des débits allant de 64 Kbits jusqu’à 8 Mbits/ seconde.
Le projet d’extension déjà enclenché vise à doubler la capacité du réseau ; de 4000 lignes actuellement, elle passera à 8000 lignes vers la fin de 2004. Ce réseau compte à ce jour 2700 abonnés constitués d’entreprises et de petites et moyennes entreprises. Il couvre tout le pays. L’enveloppe allouée à son extension est estimée à 4,5 millions de dinars
Trop salon trop... assez bon !
Voilà, j’ai attendu la fin du Salon du meuble pour en parler car paraît-il mes points de vue sur la création sont trop cassants. Mais non, j’ai tout juste la chance de repérer la « tricherie ». Par exemple, celle qui concerne le « packaging » genre salon, salle à manger et chambre à coucher, le tout pour quelques centaines de dinars ! Ah bon ! ? Et ils sont en quoi ces meubles, en papier mâché ou en allumettes ?
Sinon, cette année, beaucoup ont « copié et recopié » les pionniers du style contemporain classique.
Au fait, il y avait trois enseignes qui faisaient ce genre de jolis meubles très tendance aux allures zen.
Désormais, il faut compter avec la concurrence qui « photocopie » les modèles des catalogues disponibles chez la concurrence originale. Après, il suffit de trouver un nom, d’offrir des CD (à la tête du client) et de copier même les catalogues (les papiers et pas seulement les modèles).
Pour le reste, et là c’est surtout une affaire de goût, tout dépend du savoir-meubler. La faune qui visite des stands est essentiellement constituée de fiancés prêts pour le grand saut en été. Et là, un vieux routier du salon m’a avoué revoir certaines têtes masculines avec de nouvelles têtes féminines et vice-versa. Et là, quand le client « récidiviste » ne change que la chambre à coucher, on comprend que le type refait la même bêtise mais sans avoir sauvé ses meubles !
Hatem Belhaj
Club Africain
La tempête s’est calmée
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| Cherif Bellamine |
La tempête qui a soufflé sur le Club Africain samedi et dimanche s’est calmée avec la même rapidité que lorsqu’elle s’est déclenchée .
Que ce soit suite à un choix délibéré et personnel de Chérif Bellamine ou parce que les autorités compétentes ont réfuté cette démission en bloc, le résultat est le même : le Bureau directeur actuel du CA ira jusqu’au bout de son mandat. Et ce mandat n’expirera qu’avec la fin de la saison sportive en cours.
Dans tous les cas, il est tôt de dire si Chérif Bellamine a atteint les objectifs qu’il visait en franchissant ce pas et dont le plus important était d’attirer l’attention sur ce qu’il a appelé la « grande pression » sur le travail de son bureau et « atteintes » à sa personne dans quelques récents articles de presse.
Mais, au moins, le retour à la normale au Parc « A » favorisera énormément l’équipe seniors de football qui s’apprête à entamer, dimanche prochain, une nouvelle aventure africaine.
Car , cette équipe, une partie intégrante du club, ne peut échapper aux effets des événements qui peuvent se produire autour d’elle.
« C’est mon souci majeur », souligne le premier responsable de l’équipe Salah Thabti, « que de préserver la sérénité et le calme du groupe avant le voyage en Gambie ».
Tant mieux, donc, pour l’équipe qui retrouve à peine sa forme et qui ne cesse de progresser sur tous les niveaux depuis l’avènement de Zouaoui.
Et c’est tant mieux, pour tout le club, qui a failli replonger dans le vide et dans l’ambiguïté. Mais attention ! Cette tentative de démission collective ne sera pas sans répercussions immédiates sur le sort court terme du CA.
C’est-à-dire que, peut-être bien, Bellamine a lui-même déclenché la procédure de sa propre succession à la tête du CA.
Il est vrai que les tractations, contacts et coalitions font déjà bon train dans les coulisses. Mais les événements du week-end dernier les rendront certainement plus déclarés et des décisions, dans un sens comme dans l’autre, sont attendues et seront (dit-on) plus officielles que jamais.
Nous y reviendrons.
Mourad Teyeb