Une esplanade "Habib Bourguiba" à Paris
A l’initiative de la Mairie de Paris, une Esplanade sur le Quai d’Orsay (siège du ministère français des Affaires étrangères), située plus précisément entre l’Avenue Bosquet et l’Avenue de la Tour Maubourg, sera inaugurée le 6 avril 2004, au nom du Leader Habib Bourguiba. Cette cérémonie, organisée le jour anniversaire de la mort du leader Habib Bourguiba , sera rehaussée par la présence, notamment, de M. Bertrand Delanoë, Maire de la ville de Paris, M. Habib Bourguiba Jr fils du leader disparu et M. Moncer Rouissi, ambassadeur de la Tunisie dans la capitale française. Il est à noter que si des rues portent le nom de "Tunis" à Paris et dans d’autres villes françaises, c’est la première fois que le nom d’une personnalité tunisienne est porté par une rue ou une place en France.
© Le Temps
27 mars 2004
Après le rejet de la plainte contre la direction du P.S.L.
Me Mounir Beji : « Nous allons poursuivre en justice nos détracteurs... »
Le Tribunal de première instance de Tunis a rejeté, mercredi, l’action en justice intentée par des exclus du parti social libéral (PSL) contre la direction du parti. A cette occasion, nous avons invité le président du PSL, Me Mounir Beji pour nous livrer sa réaction.
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| Mounir Beji |
Le Temps : Quelle est votre réaction après le rejet par le Tribunal de la plainte déposée contre vous ?
Me Mounir Beji : L’action intentée par des exclus du PSL a été rejetée par le Tribunal de première instance de Tunis siégeant mercredi en référé. Le Tribunal a reconnu la saine gestion financière et administrative menée parla direction du parti et a ainsi confirmé le rapport de la cour des comptes qui a conclu que la gestion financière du parti est saine et transparente contrairement aux allégations des exclus.
Mise à part la gestion financière, la légalité de la direction a aussi été mise en cause ?
- La décision de la justice confirme la légalité de la direction et du président du parti.
Que comptez-vous faire maintenant ?
- Nous allons les poursuivre en diffamation et propagations de fausses nouvelles. Nous allons poursuivre en justice pénale Mohsen Nabli le "Chef de file" de ces exclus et saisir le procureur de la République : surtout pour la diffamation d’un député.
Mais cette affaire n’aura pas des répercussions sur le parti ?
- Au contraire, le PSL en sortira plus soudé. Il vient déjà de s’enrichir de nouvelles fédérations et aujourd’hui, il couvre tout le territoire de la République. Et le projet du président du parti pour faire évoluer le PSL en PAL (parti de l’avenir libéral) fera l’objet d’un examen approfondi par le Conseil National du parti qui se tiendra en avril prochain.
En attendant, le Bureau politique du parti se réunira aujourd’hui, le cas de M. Riadh Nefla trésorier-adjoint qui a déclaré qu’il y a une mauvaise gestion financière au PSL sera-t-il évoqué ?
- Bien sûr et le Bureau Politique lui demandera des comptes et, à mon avis, il sera sanctionné.
Exclu ?
- Non, c’est prématuré de le dire.
Propos recueillis par Nejib Sassi
© Le Temps
27 mars 2004
Précisions de l’ambassade des USA en Tunisie
Suite à l’article paru dans votre journal "Le Temps" daté du 23 mars 2004 à la page 3 concernant la visite de Mme Khedija Mbazaïa aux États-unis, nous voulons vous informer que Mme Mbazaïa s’est rendue aux États-Unis d’Amérique dans le cadre d’un programme international d’échanges professionnels en tant que personnalité tunisienne active dans le domaine politique, associatif et éducatif.
© Le Temps
27 mars 2004
Le Sommet de Tunis s’occupera aussi d’économie
La zone de libre échange, le secteur privé et le... chômage
"Le développement, la complémentarité économique arabe et les relations avec l’Europe". Sujet bateau, dit-on. Mais c’est à travers les axes dont il est ramifié que s’articulera la 38e session du congrès de l’Union générale des chambres arabes. A Damas, le bureau exécutif et le conseil d’administration des chambres arabes de l’industrie et du commerce (13-14 mars derniers) on a déjà établi une déclaration dont les recommandations seront soumises au sommet arabe, de ces prochains jours.
En fait, il s’agit essentiellement de procéder à la restructuration de la coopération économique arabe et la manière dont il faut la dynamiser en confortant le secteur privé dans son rôle moteur de l’économie. pour ce faire, il convient d’abord d’harmoniser les législations régissant les économies arabes condition sine qua non de la réussite de la grande zone arabe de libre échange, approuvée, rappelons-le lors des travaux du conseil économique et social de la ligue des États arabes en 1998. Cette harmonisation est nécessaire dans des domaines aussi dissolus que l’investissement, la fiscalité et les projets sociaux.
A terme c’est la compétitivité des entreprises arabes qui doit émerger en passant par la mise à niveau du tissu industriel arabe. Mais cela exige aussi le renforcement du partenariat inter arabe et Hedi Jilani, à Damas, n’a pas manqué de souligner que le plus grand danger guettant les marchés arabes, c’est qu’ils se retrouvent réduits à l’écoulement et la commercialisation des produits étrangers. Enfin, le mot d’ordre a été clair et général : réduire le taux de chômage dans l’ensemble des pays arabes.
Raouf Khalsi
© Le Temps
27 mars 2004
Bureau de presse à l’aéroport de Tunis-Carthage
A l’occasion de la tenue du Sommet arabe et des réunions préparatoires du Conseil des ministres arabes des Affaires étrangères à Tunis, le département d’information et de communications à l’aéroport international de Tunis-Carthage a réussi une bonne opération en installant un bureau spécial réservé à l’accueil des journalistes et des équipes audiovisuelles étrangers. Ce bureau a pu fournir d’importantes prestations grâce aux équipements de téléphones, fax, ordinateurs, etc. Une contribution de taille pour la réussite organisationnelle des travaux du Sommet arabe de Tunis.
Commerce extérieur : L’embellie depuis janvier 2004
Le volume des échanges commerciaux avec l’étranger a atteint au cours des deux premiers mois de l’année en cours 1935,7 millions de dinars à l’exportation et 2198,9 millions de dinars à l’importation soit une augmentation de 13,0% pour les exportations et de 2,9% pour les importations. Le taux de couverture des importations par les exportations est de 88,0% contre 80,2% au cours de la même période de 2003.
Prêt japonais
Une cérémonie s’est tenue au siège du ministère des Affaires étrangères au cours de laquelle, Mme Saida Chtioui, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et M. Yasuaki Ono, ambassadeur du Japon à Tunis, ont procédé à un échange de lettres portant sur l’octroi par le Japon à la Tunisie d’un prêt de 8 milliards de yens (1,5 millions de dinars) pour le financement d’un projet de construction de conduites d’eau dans le nord.
Coopération tuniso-syrienne
M.Slaheddine Belaïd ministre de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire a reçu jeudi au siège de son département M. Makram Obeid, ministre syrien du Transport. Les deux parties ont examiné les moyens de promouvoir la coopération entre la Tunisie et la Syrie dans le domaine des travaux publics.
Des artisans tunisiens à Lyon
Des artisans tunisiens ont participé à la foire de Lyon tenue du 13 au 22 mars courant dans le cadre du jumelage entre le gouvernorat de Monastir et la région française Rhône-Alpes. Des articles tunisiens en céramique, bois, fer forgé et poterie ont été, ainsi, exposés et vendus dans leur totalité, ce qui témoigne de la qualité des produits artisanaux tunisiens et de leur capacité à gagner le défi de la concurrence.
Accord de coopération
Un accord de coopération dans le domaine du transport maritime et des ports a été conclu jeudi, à Tunis entre la Tunisie et l’Arabie Saoudite. L’accorda pour objectifs de renforcer la coordination en matière d’activité maritime, de développer la coopération économique et commerciale entre la Tunisie et l’Arabie Saoudite, de faciliter la circulation des navires commerciaux entre les deux pays et de surmonter les obstacles qui risquent d’entraver les échanges par voie maritime.
Formation pour les associations de micro-crédits
Les associations octroyant les micro-crédits et implantées dans les gouvernorats du sud du pays bénéficieront du 29 mars courant au 2 avril prochain d’une session de formation et de quatre ateliers de travail qu’organise le Centre d’Information, de Formation, d’Études et de Documentation sur les Associations "IFEDA". La session de formation sera axée sur le module de la gestion administrative financière et comptable. Quant aux ateliers de travail, ils auront pour thèmes : les idées des projets et les perspectives sectorielles en matière de micro-crédits, les micro-crédits et la petite agriculture saisonnière, le recouvrement entre les moyens techniques et les procédures légales et les sources institutionnelles de financement des associations de micro-crédits. A noter que les associations implantées dans les gouvernorats du nord ont déjà bénéficié de ce programme.
© Le Temps
27 mars 2004
Langage du Temps
Obligation de résultats
L’actualité pesante qui prévaut dans le monde arabe va indéniablement peser sur les travaux du sommet de la ligue arabe à Tunis. Les dirigeants arabes qui ne savent plus où donner de la tête, tant ils sont confrontés à une kyrielle de questions aussi urgentes les unes que les autres, sauront-ils, lors de cette rencontre au sommet, vaincre leurs réticences et prendre des positions franches et pragmatiques susceptibles de leur permettre de crever les abcès qui paralysent jusque-là leur action et bloquent leur élan.
Le sommet de Tunis, compte tenu du contexte critique dans lequel il se déroule, est tenu par une obligation de résultats. Les pays arabes sont plus que jamais acculés à dépasser la politique de l’autruche et à se prononcer clairement et sans équivoque sur l’ensemble de leurs préoccupations. Ils sont astreints de sortir du langage emphatique et pompeux qui s’estompera aussitôt les travaux finis, et de prendre des positions tranchées et résolues en rapport avec leurs réalités.
Certes, la mission des chefs d’État lors de ce sommet sera extrêmement difficile, si bien que de nombreuses parties sont très attentives à leurs travaux et à leur aboutissement.
Tout d’abord, il y a les attentes ô combien légitimes des peuples qui aspirent, après tant de déceptions, de déconvenues et de désenchantements, que ce sommet leur apporte des raisons d’espoir quant à la capacité du monde arabe à se relever et à faire face aux visées impérialistes et dominatrices qui le prennent pour cible.
Ensuite, Il ne faut pas oublier le pavé dans la mare jeté par les États-Unis dans la scène arabe par l’annonce du projet du Grand Moyen-Orient. D’ores et déjà, plus question pour les Arabes de se complaire dans les demi-mesures quand il s’agit d’évoquer la piste -tortueuse faut-il le dire des réformes politiques et socio-économiques.
De pareilles réformes sont, à l’heure qu’il est, une nécessité impérieuse voire une fatalité. Et si les pays arabes comptent tergiverser encore sur ce terrain en recourant aux manoeuvres dilatoires, la situation va, ni plus ni moins, leur échapper.
D’ailleurs, ils auraient ainsi prêté le flanc aux États-unis d’Amérique qui n’attendent qu’un manquement de ce genre pour s’immiscer davantage dans leurs affaires et décider pour eux.
Certes, personne n’a envie d’envisager un tel scénario, ni les dirigeants ni les peuples. Il faut donc tout faire pour le déjouer.
Les pays arabes ont encore le temps de se ressaisir et de couper l’herbe sous les pieds de l’hyperpuissance américaine. Ils pourraient lui montrer qu’ils sont capables d’avoir leur destin en main et ce en se prononçant, sans détours, sur leurs différents problèmes. Ils pourraient présenter un agenda détaillé et pragmatique des réformes qu’ils comptent entreprendre dans le domaine de la démocratie, des libertés, a fortiori, la liberté d’expression. Ils peuvent révéler leurs réelles intentions sur ce qu’ils comptent l’aire pour se tenir à côté de leurs frères palestiniens et irakiens et les aider énergiquement à faire l’ace à l’occupation américano-sioniste.
Les dirigeants arabes sont tenus de faire preuve lors de ce sommet de perspicacité, de lucidité ... et essentiellement de volontarisme pour aller au fond des problèmes ...Le sommet de Tunis est véritablement celui de la dernière chance, car, dans quelques mois, l’Amérique compte s’occuper sérieusement du dossier arabe en le soumettant au G8 à la conférence de l’OTAN et on ne sait à quelle autre instance influente encore. Dont acte.
Hajer Jeridi
© Le Temps
27 mars 2004
Appel à Proposition de la Commission Européenne
Délégation de la C.E. à Tunis
"Activités culturelles locales et régionales - Tunisie - Année 2004"
La Délégation de la Commission Européenne à Tunis lance un appel à proposition visant à octroyer des subventions pour des actions culturelles qui doivent être réalisées jusqu’au 30.06.2005.
1 - Montant de l’enveloppe financière
Le montant indicatif global mis à disposition au titre du présent appel à proposition est de 100.000 alloué de la minière suivante :
50.000 pour les activités culturelles locales.
50.000 pour les activités culturelles régionales. L’administration contractante se réserve la possibilité de ne pas attribuer tous les fonds disponibles.
Toute subvention octroyée à une action dans le cadre du programme doit être comprise entre le montant minimum et le montant maximum ci-après :
montant minimum : 15.000
montant maximum : 30.000
Une subvention ne peut pas être inférieure à 50% du total des coûts éligibles de l’action.
En outre, une subvention ne peut pas excéder 80% du total des coûts éligibles de l’action.
2 - Éligibilité des demandeurs
Le demandeur doit satisfaire aux conditions suivantes pour pourvoir prétendre à une subvention :
être une personne morale sans but lucratif.
appartenir à l’une des catégories suivantes : associations et organisations non gouvernementales, institutions universitaires publiques ou privées et fondations culturelles ou éducatives.
avoir son siège dans un État Membre de l’Union européenne ou dans le territoire d’un des pays ou territoires partenaires méditerranéens (1).
être directement chargé de la préparation et de la gestion de l’action.
avoir une expérience dans des projets culturels.
La Commission Européenne se réserve d’attribuer un ou plusieurs contrats en fonction des propositions reçues.
3 - Éligibilité des actions
Durée de l’action : La durée d’une action ne peut pas excéder 12 mois (elle devra être conclue, au plus tard, le 30 juin 2005).
Secteurs ou thèmes : Dans le contexte des objectifs évoqués ci-dessus, l’appel à proportion est ouvert à des projets dans le domaine de
La musique ;
La danse ;
Les arts figuratifs ;
Le théâtre ;
La production audio-visuelle
Couverture géographique : L’appel à proposition est unique, mais il s’adresse à deux types de projets différents : Les actions doivent :
Pour les activités culturelles locales, être mises en oeuvre uniquement en Tunisie,
Pour les activités culturelles régionales, être mises en oeuvre au moins dans deux pays ou territoires partenaires méditerranéens, ou, en alternative, concerner par l objet au moins quatre pays, dont deux pays membres de l’Union Européenne et deux pays ou territoires partenaires méditerranéens. L’un des pays ou territoires méditerranéens doit être la Tunisie.
Pour chaque action subventionnée, un contrat séparé sera établi. Formulaire de démange et pièces justificatives
Les demandes doivent être soumises à l’aide du formulaire de demande disponible sur le site Internet de la Délégation : lien ou sur le site lien.
Les demandeurs doivent respecter scrupuleusement le format de demande et suivre l’ordre des pages.
4 - Où et comment envoyer les demandes
Les demandes de subvention rédigées selon les instructions du formulaire mentionné au point 3 ci-dessus doivent être reçues par la Délégation de la Commission Européenne en Tunisie.
5 - Date limite de réception des demandes
La date limite de réception des demandes "est fixée au 31 mai 2004 à 16 heures.
(1) Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte. Israël, Jordanie, Syrie, Liban, Malte, Chypre, Turquie et Territoires palestiniens.
Séance de dialogue à la Chambre des députés sur la réforme administrative
« Le "frigo", la corruption, les passe-droit et la mentalité du "revenez demain" au centre des préoccupations »
L’administration souffre de plusieurs tares ... Elle est l’otage de la lenteur, de la lourdeur et de la complexité, elle est victime des sautes d’humeur de certains de ses responsables ; son prestige est entaché par le comportement, peu orthodoxe, de certains de ses agents ...l’administration trouve de surcroît beaucoup de mal à se débarrasser de la formule cliché de "revenez demain". L’administration est peu coopérative avec les journalistes et leur cache tant de choses.
Le débat tenu hier entre le législatif et l’exécutif dans l’enceinte parlementaire s’est attardé sur ces points et sur bien d’autres. Les députés ont plaidé pour une administration moderne, développée et assainie des phénomènes qui en altèrent le bon fonctionnement. Ils ont évoqué le recours de certains responsables "au gel" des activités de l’un de leur cadre via sa mise au frigo ou à la retraite. Ils se sont indignés contre les pratiques suspectes telles que la corruption, les pots de vin et le passe-droit qui font leur intrusion dans l’administration. Ils ont recommandé plus de transparence et d’équité lors de l’organisation des concours... bref, c’était un débat vivant, qui sort du ronron coutumier. Du côté de l’exécutif. M. Abdelhakim Bouraoui, secrétaire d’État à la Réforme administrative et à la Fonction publique a fait preuve de beaucoup de tact pour répondre à toutes les interrogations des députés même les plus embarrassantes...
La député Nassima Ranouchi a articulé son intervention autour de l’accueil dans l’administration qui mérite d’être amélioré. Elle a appelé l’administration à s’engager à répondre avec célérité aux demandes des citoyens recommandant plus d’efficience du rôle du médiateur administratif au niveau des régions. Elle s’est interrogée sur les étapes jusque-là franchies pour la création d’une structure de formation au sein de chaque administration. M. Bouraoui a mis l’accent dans sa réponse sur l’importance de l’accueil au sein de l’administration, la mise en place des bureaux de relations avec les citoyens s’inscrit dans ce cadre. Le secrétaire d’État a parlé de l’organisation de conférences et de rencontres périodiques pour former et recycler les agents d’accueil. Le rôle du citoyen-superviseur permet, a-t-il expliqué, d’attirer l’attention sur les dysfonctionnements constatés dans ce domaine.
D’autre part, M. Bouraoui a noté que l’administration est tenue de répondre une seule fois par voie de correspondance à l’administré, sauf si un élément nouveau surgit dans l’affaire le concernant. Le citoyen persiste néanmoins à correspondre avec l’administration parfois des dizaines de fois. A propos de la représentativité du médiateur administratif au niveau des régions, le secrétaire d’État a noté que des représentants ont été déjà désignés dans certaines régions. Le réseau régional des représentants sera renforcé, à la lumière de l’évaluation de cette expérience.
Au sujet de la formation, M. Bouraoui a noté qu’une enveloppe de 3 MD a été alloué à ce secteur pour l’année 2004 et va permettre de former 430000 agents. Un dispositif de formation à distance a été également mis en place dans le cadre de l’université virtuelle et de l’école virtuelle.
Appartenance politique
M. Ibrahim Hfaïdhia a déploré pour sa part, les problèmes et les dépassements générés par le CAPES évoquant le cas des anciens diplômés qui ont maille à partir avec ce concours. Le député a noté d’un autre côté que "l’appartenance" et "l’allégeance" politique demeurent des facteurs déterminants dans le recrutement et la promotion au sein de l’administration. Il a appelé à plus d’équité dans ce domaine. Le dernier point (le son intervention se rapporte aux travailleurs occasionnels. Il s’est fait l’écho de leurs plaintes dans la mesure où ils ne sont pas sortis du statu quo, malgré les décisions prises pour leur titularisation.
Dans sa réponse, M. Bouraoui a considéré le CAPES comme le meilleur moyen qui garantit l’égalité des chances devant tous les candidats à l’enseignement. Le fait de dire que l’appartenance politique ait un quelconque effet sur le recrutement ou la promotion est non fondé, a-t-il ajouté. Les concours obéissent à des règles et l’identité des participants n’est jamais révélée en ce sens que l’on compose avec des numéros et non avec des noms. Par ailleurs, il est interdit de par la loi que le dossier de recrutement englobe un quelconque document sur l’appartenance politique ou religieuse du candidat.
Abordant la question des travailleurs des chantiers, le secrétaire d’État a noté qu’une partie a vu sa situation se régulariser pendant le dernier trimestre 2003. Un autre groupe bénéficiera des mêmes dispositions au cours du premier semestre de l’année en cours. Par ailleurs des concours professionnels ont été ouverts pour la titularisation des agents occasionnels.
Le député Abdallah Chebbi estime pour sa part que l’administration trouve du mal à se débarrasser de la mentalité du "revenez demain", une manière de dire qu’elle ne respecte pas les délais impartis quand il s’agit de délivrer les documents demandés par les administrés.
M. Bouraoui a souligné en substance, dans sa réponse, que les chefs de service et les cadres de l’administration ont la responsabilité de suivre jusqu’à quelle mesure leurs agents respectent les délais prévus par la législation.
Au gré du chef hiérarchique
Le député Mohamed Salah Ghadhab à condamné "le système de frigo" selon lequel une compétence est marginalisée, au gré du chef hiérarchique, ce qui revient cher à la collectivité. Il s’est interrogé sur l’approche du gouvernement pour combattre ce phénomène.
Le secrétaire d’État a répliqué en parlant du programme du redéploiement des agents de l’administration qui est déjà enclenché. Celui-ci consiste à recenser les ressources humaines affectées dans les différents ministères -une opération qui est sur le point d’être achevée- de s’informer sur leur situation et de proposer un programme de réforme qui va permettre leur redéploiement et même leur reconversion, si le besoin se fait sentir. La mise en place de ces réformes d’ici 2006 nous permettra de rompre avec certaines pratiques surannées dans la gestion des ressources humaines, a-t-il ajouté. Il a par ailleurs affirmé qu’il n y a pas lieu d’avoir recours au frigo ou à la mise à la retraite pour se débarrasser d’un agent. "Le chef hiérarchique n’a aucune latitude de retirer un poste de fonction à un cadre de l’administration".
Le député Mohamed Bouchiha a articulé son intervention autour d’une série de suggestions. Il a proposé d’opter pour la séance unique dans l’administration pour permettre à la famille d’avoir le temps de vaquer à ses occupations, de favoriser l’application des jugements du tribunal administratif et d’alléger la paperasse dans le domaine des investissements. Il a noté dans ce contexte que d’autres pays présentent des facilités dans ce domaine qui tranchent avec les complications constatées chez nous, ce qui peut inciter les investisseurs à quitter la Tunisie pour ces pays.
A propos de la séance unique, M. Bouraoui a indiqué que cette expérience a été déjà menée en Tunisie, mais elle n’a pas été concluante. Ce n’est pas une question de refus de principe de la séance unique, mais cet horaire administratif n’arrange pas les partenaires de l’administration. Par ailleurs la Tunisie a des relations avec les pays européens qui ne travaillent pas selon le système de la séance unique. Il a encore ajouté que les solutions de rechange en la matière sont très limitées ; si l’on va songer à changer les horaires d’entrée et de sortie à l’administration, il faudrait tenir compte (les problèmes du trafic, des horaires des autres - institutions... Il a d’un autre côté souligné que toutes les réformes-engagées, dans le domaine de la promotion des investissements, convergent" Vers l’allégement des procédures et de la polarisation des investisseurs.
Anachronisme et rétention de l’information
La député Kmar Kâabi a appelé à organiser les concours au niveau des régions, car le déplacement à la capitale est parfois difficile pour les candidats. Elle a déploré la lenteur constatée en matière de proclamation des résultats des concours.
Le secrétaire d’État impute ce retard au nombre élevé des candidats qui se comptent par milliers.
Le député Mohamed Doum a relevé l’incapacité des bureaux avec les citoyens de régler les problèmes des administrés. Il a parlé de la "rétention de l’information" exercée par l’administration envers la presse nationale. Pourquoi l’administration est-elle réticente à fournir les documents et les données nécessairesaux journalistes, s’est-il interrogé appelant à reconsidérer cette situation.
"La relation entre l’administration et les journalistes est claire et solide", rétorque le secrétaire d’ État Chaque ministère est doté d’une cellule chargée de la presse et qui répond aux demandes des journalistes. Il est toutefois difficile à l’administration de fournir aux journalistes des données sur des sujets à caractère confidentiel ou sur des projets qui sont en cours d’exécution, précise-t-il.
Le député Salah Souissi, a parlé (le l’anachronisme de certaines lois, en vigueur, qui sont très anciennes, certaines remontent à un siècle. Il s’est interrogé sur la révision de ces lois. D’autre part. le député a fustigé les pratiques suspectes oeuvre d’agents sans scrupules, qui font leur entrée dans le glossaire du citoyen par "la grande porte". Il a évoqué les problèmes de la corruption, des marchés douteux, des passe-droits... Il a appelé à démocratiser l’administration pour en garantir l’inviolabilité et préserver, par ricochet, les intérêts du citoyen. Après avoir rappelé l’existence des équipes de travail qui planchent sur la mise à jour des textes législatifs, le secrétaire d’État a qualifié la corruption de crime, puni par la loi. Tout agent dont l’implication est avérée dans de telles affaires est sévèrement sanctionné. M. Bouraoui n’a pas exclu qu’il y ait des cas de corruption dans l’administration, mais il ne s’agit pas, à ses yeux, d’un phénomène.
Hajer Jeridi
© Le Temps
26 mars 2004
عماد الطرابلسي في حوار جريء
لم نأت بالدبابات إلى حديقة الإفريقي للإطاحة ببلامين
رغم حداثة عهده بالتسيير الرياضي فقد تمكن عماد الطرابلسى رئيس جمعية حلق الوادي والكرم من جلب الانتباه بعد النجاح الساحق الذي عرفه مع هذا الفريق إضافة إلى ظهوره في بداية الموسم الماضي مع أعضاء الهيئة المديرة للإفريقي ومرور اسمه لدى جماهير الأحمر والأبيض صحبة مجموعة من العناصر الشابة التي قد تتحمل في يوم من الأيام مسؤولية رئاسة هذه الجمعية العريقة .. وبعيدا عن "البروباقندا" والحملات الدعائية ودون رمي الورود اكتشفت في عماد الطرابلسي شابا صريحا شجاعا جريئا من خلال الحوار الذي أجريته معه والذي تطرقنا فيه إلى محاور عديدة ندعوكم للاطلاع عليها والوقوف على جرأة « العمدة » كما يحلو لأصدقائه تسميته ...
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| عماد الطرابلسي |
- صعود صاروخي لاسم عماد الطرابلسي على الساحة الرياضية لا يختلف كثيرا على الصعود الصاروخي لنجم حلق الوادي والكرم... مالحكاية؟
ليس هناك سر.. وكل ما في الأمر أن هناك عملا متواصلا ومثابرة من أجل النجاح و التوق للأفضل .. ليس هناك أي مجال للصدفة فالنتائج وليدة العمل ولا شيء غير ذلك...
- ولكن هناك من يقول إن عماد الطرابلسي تعوزه الخبرة ورغم هذا العائق فقد نجح في تكوين فريق عتيد يلعب من أجل الصعود وأصبح يقرا له ألف حساب؟
ليس صحيحا أني لا أتمتع بالخبرة، بالعكس فقد كسبتها بفضل حرصي على استيعاب الدروس من هفوات الآخرين ومن نجاحاتهم أيضا لذلك يمكن القول إني كسبت الخبرة من خلال تجارب هؤلاء السلبية منها والإيجابية ولم أنتظر بلوغ سن الستين لأصبح خبيرا في عالم الجلد المدور وفي كل ما يهم التسيير الرياضي...
- لو ننتقل من حلق الوادي إلى الإفريقي ونسألك عن أسباب دخولك و خروجك بنفس السرعة التي دخلت بها إلى هذا الفريق؟
الأسباب لا تخفى على أحد.. وقد ثبت بالمكشوف اليوم أن الهيئة المديرة الحالية مع كامل احترامي لرئيسها « لا تبل ولا تعل » فهي فاقدة للشخصية والمصداقية وموجودة لذر الرماد على العيون... لا توجد سياسة واضحة و برامج واضحة المعالم ولا أهداف مستقبلية... لذلك خيرت الهروب من هذا الوضع ...ثم إن السيد الشريف باللامين كان صرح منذ حوالي سنتين خلال الجلسة العامة التي عاد فيها إلى رئاسة الفريق بأنه يتحمل مسؤولية تراجع الإفريقي بنسبة خمسين بالمائة، وقد كنت أنتظر شخصيا أن يمثل ذلك حافزا له لتقديم ما هو أفضل للجمعية، إلا أنه أكمل الخمسين في المائة الباقية .. تصوروا رئيسا لجمعية في حجم الأفريقي يعمل بمفرده مدة سنتين الشيء الذي أدى إلى انسحاب عدد كبير من أعضاء الهيئة نتيجة لهذا الوضع ..
- ولكن سي الشريف أكد أكثر من مرة أنه لا يعتمد الإقصاء وان أبواب الجمعية مفتوحة أمام كل من يأنس من نفسه القدرة على خدمتها؟
- هذا كلام و« الكلام ساهل واللسان مافيهش عظم » عندما اتفق معك علي أمر معين ومن الغد تفعل عكس ما وقع الاتفاق عليه ثم تدعي أن أبواب الجمعية مفتوحة ! هي مفتوحة لمن وكيف ؟ تريدني أن أكون واجهة بلورية أو ديكور ؟ أرفض أن أكون عريسا من طين .. وعندما يقع الاتفاق على أمر معين ولا يطبق أو يقع التراجع في أشياء حصل حولهما إجماع معني ذلك أنك تحاول استفزازي وتستعجل خروجي من الجمعية..
- ولكن هناك من يقول أن عماد الطرابلسى وجمال العتروس يعدان للانقلاب على الشريف بالأمين والاستحواذ على رئاسة الجمعية؟
- لا لسنا في مواجهة عسكرية ولا في هايتي أو كشمير أو في بلاد متخلفة ليتهمونا بمحاولة الانقلاب.. فهذه لغة الضعفاء.. ثم هل جلبنا دبابات إلى حديقة الإفريقي لتنحية باللامين أو الانقلاب عليه؟ كل ما في الأمر أن سياسته هي التي انقلبت ضده .. هناك جمهور يعرف جيدا كرة القدم ويدرك ما يدور في الكواليس كما هو على علم بكل كبيرة وصغيرة .. وبالتالي فجمهورنا ليس ساذجا، وليس بإمكاني أن أذهب من الغد إلى الشريف باللامين وأطلب منه التنحي عن الرئاسة .. هذا الرجل انتخبناه في الجلسة العامة وقد وعد برئاسة الجمعية لموسم واحد ثم يسلم المشعل لغيره من شبان الفريق ، فما راعني إلا ويصرح بأن رئاسة الجمعية يجب أن تتواصل لمدة خمس سنوات وكأنه يريد البقاء رئيسا مدى الحياة للفريق، ناوي يوطّن
- ليس صحيحا - على ما يبدو - فقد صرح مؤخرا بأنه مستعد للتنحي إن وجد البديل ؟
- يا أخي أنت ألحقت الضرر بالجمعية فابتعد واترك أمر الخلافة لمن هو أقدر على تحمل المسؤولية .. هذا الشرط أعتبره وسيلة للضغط « chantage » وهو « شرط العازب على الهجالة » و ليس معقولا أن تضع شروطا للخروج .. ثم هناك قاعدة معروفة في الجمعية وهي أن الذي ينجح في أداء مهمته وتبليغ رسالته يغادر رئاسة النادي ورأسه مرفوع .. أما الذي له غايات أخرى وأسباب أخرى من خلال وجوده فيها « يكبش ويشد صحيح ».
- ماذا تقصد ؟
- عندما يتعرض رئيس جمعية إلي السب والشتم وتكون سياسته فاشلة ويلتجئ إلى التعامل مع السماسرة، ما معنى ذلك حسب رأيك؟ هل يعني أن هذا الشخص يريد مصلحة الجمعية؟ على أي حال اليوم أرى أنه آن الأوان لمحاسبة السيد الشريف بالأمين.
- ولكن ليس لديك أية صلاحية لمحاسبة بالأمين ؟
- سي الشريف نحن الذين وضعناه وساندناه كأحباء ليكون رئيسا للجمعية وبالتالي نحن من نطالب بمحاسبته ولا أرى في الأمر أية غرابة ولا هي بالسابقة .. بل هو أمر عادي و معقول و منطقي..
- و بقية أعضاء الهيئة المديرة والمتمعشون من الإفريقي ألا يجوز محاسبتهم .. ألا يتحملون المسؤولية مع رئيس الجمعية في كل ما يهم حياة النادي و مسيرته ؟
- السيد الشريف باللامين هو رئيس الجمعية و هو الذي يقرر، وهو الذي يمضي على الصكوك وهو الذي يتحمل المسؤولية كاملة .. ثم هناك من يقول :« إذا كان رب البيت بالطبل ضاربا فلا تلوم الصغار على الرقص » وإذا وجد المتمعشون والسماسرة الأرضية ملائمة للعمل في الإفريقي ولجلب أشباهاللاعبين والمدربين الذين لا يصلحون لتمرين حتى فريق للفتيات فهذا أمر يتحمله رئيس الهيئة المديرة الذي تعامل مع أمثال هؤلاء.
- وماذا أيضا؟
- يجب أن يدرك الجميع أن الإفريقي جمعية عريقة وكبيرة، ومسؤولوه مطالبون أمام الله وأمام الدولة والجمهور بالمحافظة على هذا الهرم وعلى هذه الجمعية التي تعتبر أمانة في أيديهم وقدر الإفريقي أن يلعب من أجل الألقاب ، فلا تهمشوه .. ثم ما معنى أن يصرح . . المسؤول عن الفريق بأن لإفريقي سيلعب على المرتبة الثانية أو على كأس الكنفدرالية الإفريقية ؟ فهل إلى هذا الحد نزل الإفريقي وهل أن هذه المراتب تلاءم عراقة وطموحات وأمال جماهير الإفريقي؟ لما لا نلعب على البطولة ؟ هل إن من يتنافس عليها الآن أفضل منا؟ هل إن من يلعب على اللقب أكثر رجولة أو أرقى لعبا منا؟
- اللعب على البطولة يتطلب انتدابات كبيرة ومدربا من طراز عالي، وإمكانيات الإفريقي الحاليةلا تسمح له بالقيام بكل هذه الانتدابات والتحركات؟
- يجب أن تظهر حسن نيتك .. يجبأن تحدد أهدافك وسترى ماذا يفعل رجال النادي الإفريقي .. يكفي أن تكون لديك سياسة واضحة وتتعامل بصدق وشفافية وسترى الدعم والمساندة .. تصوروا مثلا حين تقول لشخص إني أقدم لك تربصا مجانيا في سويسرا فيرد عليك بأنه اتفق على تربص بفرنسا، وقد رتب جميع الأمور لذلك ؟ ! « بلاش بلاش فلوس والله بلاش » ، يرفض ويقول لك اخترت التربص بفرنسا بسعر يناسب ! (صلي على النبي).. والدي لما أسأله وأقول له لماذا لا تتفرج على الكرة يجيبني : « الآن يا وليدي وليت راجل » لأنه عندما كان يشاهد الإفريقي يربط رأسه من شدة الأوجاع، فاختار عدم وجع الرأس بعد الآن .. ولكن لماذا لأن هناك أناسا أعطاهم الوقت لرئاسة النادي الإفريقي.. إضافة إلى ذلك كان هناك أشخاص يحملون بالظفر بكرسي في « البيلوز » أو « الفيراج » لمشاهدة مباريات الإفريقي واليوم عنده كرسي في الهيئة المديرة .. في السابق كان يلهث من أجل الحصول على تذكرة في « البيلوز » ليظهر وجهه مع الجمهور، واليوم أصبح يجلس علي البنك .. يناقش ، يصول ويجول .. وأنا لما أقول : عماد الطرابلسي أحب الإفريقي لست متطفلا لأن ورائي عائلة كاملة تعشق الإفريقي منذ منذ سنة 30 إلى يومنا هذا .. ولكن عندما تلقي نظرة على من يتحمل المسؤولية في الفريق تجذ أن هناك أناسا جاؤوا لغايات سياسية وجعلوا من الإفريقي وسيلة لتحقيق هذه الغاية، وهناك من جاء « للتنبير » وهناك
من جاء ليقدم نفسه على أنه مسؤول في الإفريقي عندما يقبض عليه في حملة أمنية « رافل ».
- إذا كان هذا هو الوضع الذي عليه الإفريقي - حسب رأيك - فما هو الحل ليعود إلى سالف مستواه ويستعيد هيبته ؟
- يجب أن يمسك بمقاليد رئاسته أناس صادقون ..عليهم أن يتدخلوا ويقفوا وقفة رجل واحد لإنقاذ هذه الجمعية وطرد الدخلاء .. نحن اليوم في سنة 2004 وكان بالإمكان أن يكون الإفريقي في وضع أفضل وأن تكون لديه قناة رياضية خاصة وبالتالي كان بالإمكان أفضل مما كان.. ولكن اللوم بعد القضاء بدعة ولا أخفي سرا أني كنت أمارس كرة القدم ولو حسبت أن وضع الإفريقي سيكون على هذه الحال لواصلت مشواري في الكرة ولأصبحت أحمل حاليا زيّ هذا الفريق !
- كأنك تهزأ بالمجموعة الحالية المتواجدة في الفريق ؟
- أكيد .. هناك لاعبين أو ثلاثة لاعبين والبقية يجب إعارتهم للأقسام السفلى لأنهم لا يصلحون ليلعبوا في هذه الجمعية العريقة التي لم يبق منها سوى الاسم ..
- هل صحيح أن عماد الطرابلسي و جمال العتروس يرغبان في تكوين هيئة مديرة جديدة في المستقبل؟
- رئاسة النادي الإفريقي لن تهرب منى ولن تهرب أيضا من سي جمال العتروس « ومن عاش من بعد عدوه يوما نال المنى » ونحن مازلنا شبانا..أحب من أحب وكره من كره سنتولى رئاسة الجمعية اليوم أو غدا.
- و لكن هل لديكم القدرة على رئاسة فريق في حجم الإفريقي؟
- و لما لا؟ هل أن من ترأسها سابقا أفضل منا؟ السيد حمادي بوصبيع كان أصغر محافظ للبنك المركزي التونسي وكان عمره 27 سنة لما تولى المسؤولية ..
- يقال إن كبار رجالات النادي يريدون احتكار رئاسة الجمعية التي لم تخرج منذ عقود طويلة عن الأسماء المألوفة ... هل هذا صحيح؟
- ليس صحيحا هذا الكلام .. هناك رجال يغارون على النادي الإفريقي بصدق أمثال السادة حمادي بوصبيع وحمودة بن عمار و بلحسن الطرابلسي وغيرهم ممن يريدون تمرير المشعل للشبان وتشجيعهم على العمل في صلب الجمعية، ولكن هناك أصحاب النفوس والعقول المريضة الذين لا يريدون أن يخرج الإفريقي من أيديهم .. لأن الإفريقي أحببنا أم كرهنا فلوس وجاه وسلطة وعندما تكون في الفريق تجد هذا الثالوث المذكور تصبح سي فلان، وعندما تخرج لا يتعرف إليك أحد ..
- ماذا تقول عن التحكيم في تونس ؟
- التحكيم التونسي مهزلة .. ودون مبالغة وبعيدا عن التجني يمكنني القول إن التحكيم ساهم في تدهور الكرة التونسية وتراجعها بنسبة 60 %.
- ومستوى البطولة ؟
- المنتخب لا يمثل البطولة التونسية .. وإذا ما ألقيت نظرة على ميزانيات النوادي الكبيرة الأربعة ستجد أنها تصرف ما يقارب 25 مليارا في الموسم من أجل بطولة ضعيفة لا تقدم لنا سوى مقابلتين أو ثلاث في أحسن الحالات .. ثم إن من غرابة بطولتنا أن هناك من المسؤولين من يطالب لاعبيه بعدم تحقيق الانتصار حتى يتفادى خلاصه ومده بمنح إضافية.
- يحدث هذا في بطولة الوطني « أ »
- نعم يحدث في الوطني « أ » وهناك من يتحرج عند فوز فريقه ويتمنى له التعادل في أحسن الحالات.
أجرى الحوار : عادل بوهلال
© أخبار الجمهورية
من 25 إلى 31 مارس 2004