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L’autre jour, pour un mot manquant ou un mot de trop, pris au mot, ils ont eu des mots. Maures comme ils sont, ils s’étaient payés bien des mots, chacun avait son mot à dire et c’est ce qui va être rapporté mot pour mot.
Du mot de Cambronne, ils sont vite passés aux gros mots, quelques-uns avaient leur mots dits, certains leurs mots sur le bout de la langue, d’autres sans souffler mot, pensaient motus.
Le mot d’auteur a eu des maux après cet oblong mot à mot et sans mot dire déserta les lieux. Placer son mot n’était pas son mot d’ordre, pourtant mots-croisiste, en témoin il cogitait : « Ce ne sont que des mots, demain je leur en toucherai chacun un mot ».
Tous voulaient avoir le dernier mot, et au bas mot, la totalité des assidus regretta l’absence de bons mots : « Toute une nuit et pas l’ombre d’un mot d’esprit ou d’un jeu de mots ?! ».
Des mots vides de sens il y en eût et après la rédaction de deux mots et du mot de la fin - un fin mot à vrai dire - ceux qui avaient eu assidûment les maux des mots, se donnèrent le mot et eurent comme d’habitude le dernier mot.
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