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Culture (3/3)

Beaucoup se réfugient alors derrière l’authenticité, car ils constatent de nombreuses dérives qui ne concordent pas du tout avec la nature du peuple.
Ils se figent pour éviter que ce qui reste de la culture ne soit emporté , et surtout parce qu’ils ne savent pas comment opposer une force égale aux envahissements de toutes sortes qui submergent actuellement nos sociétés. Ils ne possèdent pas le savoir nécessaire pour cela. Celui-ci n’étant enseigné ni dans les universités ni par les religions et encore moins par les médias.
On serait tenter de comprendre un tel comportement et de l’attribuer à un besoin légitime d’authenticité qui cherche le respect de la spécificité et de la nature du peuple, si ne surgissaient constamment au premier plan ce dogmatisme et cette obstination dont découle leur refus de comprendre et leur rejet de toute réflexion personnelle et indépendante en dépit des expériences vécues prouvant la nécessite urgente de rechercher la vérité pour dépasser les conceptions figées et platement utilitaristes.

Est-il sacrilège de monter dans une voiture simplement parce qu’il n’y avait pas de voiture il y a 14 siècles ? Pourquoi donc refuser l’évolution collective en invoquant l’authenticité ? Cette authenticité ne peut être de mise ici, car ce qui est le plus authentique c’est l’état intérieur réel qui lui correspondant a la réalité et se trouve donc être authentique. Et cet état a urgemment besoin d’évoluer. En réalité ce refus est simplement la conséquence de la paresse spirituelle intérieure qui empêche l’authentique évolution spirituelle, ainsi que le sentiment d’être confrontés à quelque chose dont la résolution demande un savoir qu’ils ne possèdent pas.

Celui qui ne se donne pas la peine de chercher et de comprendre, cède son droit à la réflexion et à la recherche à autrui et se soumet à ses élaborations. Il se soumet. Il est donc un soumis, même s’il s’active beaucoup sur le plan matériel. Les idéaux qui déterminent l’orientation de son mouvement sont conçus par d’autres. De même ceux qui orientent sa réflexion.

La paresse intérieure, la paresse spirituelle, par ses effets sur la vie humaine, est terrifiante. Peu de gens ont le courage de s’y attaquer, car cela impliquerait pour eux de se ressaisir sérieusement et de mobiliser leur courage et leur force pour s’élever et émerger sur un terrain salubre ou l’intégrité personnelle, la dignité et la noblesse deviennent les fondements de la vie quotidienne. Loin des préjuges et des positions partisanes. La paresse fait constamment miroiter à tous ces esprits endormis le gain rapide et les jouissances faciles. Ils y succombent car ils sont intérieurement trop faibles pour avoir le courage de se ressaisir et se donner la peine de reconquérir leur dignité perdue et d’acquérir courageusement de haute lutte et honnêtement ce qui leur est nécessaire. Ils sont aussi trop paresseux spirituellement pour distinguer le nécessaire du superflu et éviter de se laisser emporter par la spirale matérialiste des convoitises et des jouissances platement terrestres.

« Que gagnerai-je ? » pensent-ils. Mais ils ne peuvent se rendre compte que le fait même de poser une telle question prouve qu’ils ne peuvent concevoir l’importance dans la vie de la dignité personnelle, de la noblesse et de la pureté. Sinon ils ne poseraient pas une telle question qui contient sa propre réponse ! Ils n’y voient pas une incapacité, la preuve d’une ignorance. Au contraire, ils se croient très avisés. Et selon quels critères peut-on dire qu’une attitude est digne ou pas ? Répliquent-ils fièrement convaincus de leur grande perspicacité.

C’est aussi la raison pour laquelle un savoir plus évolué ne peut être accepté facilement par la masse.

Cette paresse spirituelle et la soumission à l’intellect terrestre sont l’origine véritable du déraillement de toutes les cultures de notre époque !

Elles empêchent l’évolution naturelle des pratiques et des manières de penser qui doivent changer en même temps que les caractéristiques du peuple, conformément à la loi de l’évolution. Elles faussent les vraies notions et permettent aux erreurs d’occuper le terrain pour masquer le vide. Elles empêchent de discerner l’enlisement. L’état réel ayant changé, les pratiques existantes ne sont plus adaptées et ne peuvent plus être maintenues que par le dogmatisme et la contrainte. Ou alors la limitation de l’intellect terrestre impose des concepts inadaptés et entravants pour occuper le terrain.

Dans le déraillement du train de toutes les destinées individuelles et collectives, la paresse spirituelle intérieure et la domination de l’intellect jouent le rôle principal : celui du monstre enfoui, sinistre et dévastateur.

Elles mènent toutes les civilisations actuelles, sans aucune exception, vers la décadence. Et certaines vers la mort.

Citons un exemple, parmi tant d’autres, des manifestations de la domination de l’intellect et de la paresse de l’esprit : les jeux olympiques.

Les raisons avancées pour l’organisation de ces jeux sont :
1) Le rapprochement de la jeunesse par le contact et la découverte d’autrui. Cela apprend à mieux comprendre la différence et à la respecter.
2) La nécessité de l’exercice physique grâce à la constatation de la vitalité des athlètes.
3) L’occasion de se réjouir et de s’amuser dans une ambiance fraternelle.

Analysons simplement et sincèrement ses raisons une à une.

1) Est-il vraiment nécessaire de faire du sport pour rapprocher la jeunesse ? Certes non ! Mais cela peut-être une façon. Nous rétorque-t-on avec l’apparence de la pondération, faisant soi disant valoir ainsi l’ouverture d’esprit et l’absence de dogmatisme.
Qu’apporte alors ce genre de rapprochement ? Bien sur qu’il y a par le côtoiement de ces milliers de jeunes athlètes des échanges et des découvertes.
Mais ne peut-on découvrir par les voyages, les contacts, les recherches, ce que cette infime fraction de l’humanité apprend ? À supposer qu’elle en ait vraiment le désir et la disponibilité, pendant les jeux, pour le faire.

On comprend bien que les raisons avancées concernant le rapprochement des populations mondiales ne sont que des excuses trouvées par l’intellect pour justifier des pratiques commerciales juteuses pour certains, endormir davantage les masses et les occuper, les détourner d’une réflexion profonde qui remettrait en question de nombreux concepts dominants en les laissant toujours croire que cela doit être valable puisque cela se fait. L’intellect ne manque pas d’apporter aisément des justifications, comme la visibilité du pays par la victoire de ses athlètes, dans un monde où l’ignorance généralisée des lois de la vie ne permet à personne de se situer de façon incontestée. Car selon quoi peut-on qualifier une position de juste ou de digne ?

La jeunesse mondiale a un besoin urgent de dialogue. De vrais dialogues. La situation dramatique actuelle de l’humanité nécessite de mettre en place des occasions d’échange authentique et profond où sont soulevées les questions fondamentales. Dans de telles rencontres, des vérités seront dites et des exigences de justice énoncées.

Et c’est cela qui doit être évité à tout prix !

Pour ce faire, on occupe le terrain par autre chose qui n’en a que la forme comme les jeux olympiques. L’intellect apporte les justifications nécessaires pour que la masse ait l’impression du bien fondé des choses. L’exploitation éhontée de la majeure partie de l’humanité, la colonisation sous des formes pernicieuses et diverses, la destruction programmée des cultures et les génocides pourront plus facilement continuer puisque la masse est trop paresseuse intérieurement pour réfléchir, discerner et réagir.

Et je passe sur toutes les convoitises individuelles, celles des athlètes notamment, et collectives ainsi que la corruption sous des formes diverses dans toute cette mascarade des jeux.

2) Il me semble qu’il est inutile d’essayer de démontrer l’absurdité de la nécessité de l’exercice physique à travers l’organisation des jeux olympiques. Comme si nous avions besoin des jeux pour comprendre qu’il nous faire de l’exercice pour nous maintenir en bonne santé notamment à notre époque où le travail se fait souvent assis, ou qu’il est nécessaire que nos enfants fassent du sport dans les écoles.

3) Quand à la raison donnée concernant l’occasion de se réjouir et de s’amuser dans une ambiance fraternelle, cela ne mérite même pas une phrase de contradiction surtout quand on sait la concurrence qui règne entre les athlètes et l’ampleur de l’influx sexuel à notre époque et les façons dont il exploité.

Les jeux olympiques ne sont qu’un exemple parmi tant d’autres de pratiques et conceptions pernicieuses visant à détourner l’individu d’une réflexion sérieuse, profonde et vitale que la gravité de notre époque cherche avec insistance à susciter. Avec la complicité de l’intellect qui ne manque pas une occasion de refouler les manifestations de l’esprit, l’humanité perd ainsi un temps inestimable et des occasions précieuses pour se ressaisir, se réveiller et ainsi dépasser l’impasse où elle se trouve. Impasse qui provoquera le pourrissement définitif. Car malgré de très nombreuses occasions suscitées par les lois naturelles aucune amélioration authentique vers le bien ne s’est durablement concrétisée. Au contraire les mêmes subterfuges intellectuels furent constamment utilisés pour maintenir un monde de vices et de ténèbres.

Une autre aberration que tout le monde répand. Même ceux qui se prétendent "serviteurs de Dieu" la propagent avec diligence. Cette pratique aberrante blasphématoire est cette habitude qu’ont dans nos pays les gens qui commencent chaque discours, chaque lettre ou chaque prêche par les graves paroles : "Au nom de Dieu clément et miséricordieux".
L’engourdissement intérieur est si prononcé chez tous ces gens qu’ils ne se rendent même pas compte du sens des paroles qu’ils prononcent. Sens pourtant évident ! Ce sens est évidemment : je m’exprime (paroles ou écrits) au nom de Dieu !!! C’est donc en Son Nom que je m’adresse à vous ! Je suis autorisé par DIEU à vous parler en Son Nom !
ILLUSION, MENSONGE et BLASPHÈME ! Voilà ce qu’est en réalité l’utilisation faite de cette phrase d’introduction dont le but est souvent de servir de bouclier pour repousser tout examen critique.
Des discours rétrogrades fondamentalement opposés à la justice la plus élémentaire et donc à la Volonté divine sont prononcés en faisant usage de ces graves paroles sans que personne ne s’élève contre un tel comportement blasphématoire. On les soutient même avec des murmures d’approbation comme pour corroborer l’autorisation par laquelle nous daignons faire à DIEU l’honneur d’accepter de parler en Son Nom.

Ces conceptions engourdies, figées et dépassées sont devenues habituelles. Elles entraînent toutes les cultures vers la décadence sous les applaudissements et les acclamations des masses engourdies.

Les découvertes scientifiques et les prouesses techniques de notre époque sont indéniables. Elle nous en apparemment comblés en nous dotant de produits divers qui ont diminué les efforts physiques, étendu l’information, nous rendant ainsi la vie plus confortable. Mais nous ne sommes pas plus heureux pour autant. Bien au contraire. Pourquoi ?

Il se trouve que notre sagesse et notre maîtrise de l’existence n’ont pas grandi au même rythme que les problèmes qui nous assaillent, et qui résultent en partie des prouesses techniques de notre époque. Et, aujourd’hui comme hier, les questions fondamentales concernant notre origine et notre raison d’être n’ont pas reçu de réponse satisfaisante, une réponse logique qui soit crédible pour les femmes et les hommes du XXIe siècle. Ignorants des choses les plus élémentaires qui touchent au coeur de leur être, beaucoup se résignent, doutent et se croient les victimes innocentes d’un sort inhumain. D’autres s’insurgent, se révoltent, accusant la société ou même le Créateur.

Rejetant ces comportements stériles, certains éprouvent en leur for intérieur l’espoir tenace que les réponses à toutes ces questions doivent exister. Cette confiance plus ou moins consciente leur permet de continuer leur quête malgré les déceptions vécues au cours de leur recherche. N’y a-t-il pas aussi la promesse formelle de la Lumière : « Demandez, et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira. » C’est là une Parole qui à elle seule, est à la fois une exhortation et un encouragement. Elle nous donne la certitude que tout effort sincère et persévérant est sur d’aboutir et sera couronné de succès.

Ceci est d’autant plus important que nous avons un besoin vital de connaître le but à atteindre et de voir clairement la route qui y conduit. La réussite ou l’échec de notre existence, l’épanouissement ou la régression de notre moi, le bonheur ou le malheur dépendent directement de l’orientation de notre vie.

D’autre part, tant que nous ignorons la vraie raison de notre devenir, comment pouvons nous faire confiance à la vie, mettre à profit le précieux facteur temps et tirer tous les avantages des expériences vécues ?

Nous avons donc besoin de savoir, et ce savoir doit découler naturellement et sans artifices d’une description logique et convaincante satisfaisant à la fois le coeur et la raison. Nous ne pourrons assumer notre destin avec une sérénité confiante et un enthousiasme dynamique que sur la base d’une certitude ; or, ceci reste impossible tant que la vie nous semblera arbitraire ou absurde, un simple intermède entre deux néants. Tant que nous ignorerons les lois qui la régissent.

Sans se leurrer, il faut donc regarder notre époque en face et en même temps, chercher à comprendre ce que représente la phase vécue actuelle et ce qu’elle veut nous apprendre.

Les formules creuses des religions que sont les « les desseins impénétrables de Dieu », celles des athées « la fatalité aveugle » ou des superficiels « l’injustice des incarnations », se trouvent dépassées. Le sont aussi les affirmations concernant les réponses aux questions fondamentales de notre être, « nous ne savons pas, et nous ne serons jamais » (ignoramus et ignorabimus). À présent, celui qui veut comprendre en a la possibilité.

Le temps des regrets stériles et des plaintes sans résolutions actives est révolu. Par contre, l’effort et le bon vouloir sont payants, comme jamais ils ne l’ont été.

Mais il faut agir, chacun pour soi et sans tarder !

Le Message du Graal, "Dans la Lumière de la Vérité" de Abd-Ru-Shin sera pour chacune et chacun l’aide le meilleur.

L’auteur du Message du Graal écrit : « Ce que je veux, c’est combler les lacunes qui dans les âmes humaines sont demeurées autant de questions sans réponse jusqu’à ce jour et qui tourmentent chaque penseur sérieux s’il cherche sincèrement la Vérité. »

Mohammed
20-08-2004

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