Vous êtes ici : Sommaire > Hors-Série 005 > TUNeZINE lance un concours d’histoires drôles

E-mag
Rubriques
Contribuer
A vos e-plumes !
Le Forum
Là où l’on cause
Les Clefs
Pour comprendre le site
Chantier Démocratique
Pour la Liberté en Tunisie
Les Associations
Des Liens
Pour découvrir
La Galerie
A voir et à entendre
Débat national
Prisonniers d’opinion
Prisonniers de l’Injustice
Freezone مساحة حرة
ettounsi@tunezine.com
Un peu d’Actu
Liberté, grèves, faim ...
International
القسم العربي
TUNeZINE lance un concours d’histoires drôles

TUNeZINE lance un concours d’histoires drôles, réservé aux jeunes, sur Zine El Abidine Ben Ali (ZABA) et son ère cédée (RCD).
- Premier prix : treize ans de prison ferme, en appel.
- Second prix : vingt ans de prison ferme, en première instance.
- Troisième prix : vingt-six ans de prison ferme, par contumace.


Deux journalistes algériens du Matin d’Alger gagnent un séjour en Tunisie, un seul en revient. Ses amis l’interrogent :
- « Alors comment ça se passe, comment est l’alimentation, le logement, le transport... ? »
- « Remarquables, je n’en croyais pas mes yeux. »
- « Et la liberté d’expression ? »
- « Impressionnante, je n’en croyais pas mes yeux. »
- « Et les libertés publiques ? »
- « Merveilleuses, je n’en croyais pas mes yeux. »
- « Et les droits syndicaux ? »
- « Exceptionnels, je n’en croyais pas mes yeux. »
- « Et Bouâalem, ton collègue ? »
- « Il est à Borj El Amri : il semble qu’il en ait cru ses yeux. »


A Gammarth, Charles Pasqua invite Mohammed Bouchiha dans un restaurant pratiquement réservé aux diplomates. Il commande des boulettes de viande en sauce et, une fois servi, commence à discuter avec son ami qui se cantonne dans les généralités oiseuses. Soudain, le français recrache avec une grimace de dégoût douloureux la boulette qu’il venait de porter à sa bouche.
- « J’ai failli me casser les dents, s’exclame-t-il, cette boulette est dure comme du fer. »
- « Tout à fait normal, répond Bouchiha, c’est le micro. »


Lors de fouilles archéologiques aux Alpes, on découvre les restes admirablement conservés d’un homme préhistorique. Les plus grands savants du monde se sont réunis pour essayer de situer cet hominien sur l’échelle du temps. Malgré tous leurs efforts, les résultats se font attendre. Ils organisent donc une réunion pour faire le point et définir la nouvelle ligne de conduite à tenir. L’archéologue tunisien, Houcine Fantar, présent à cette réunion, demande la parole :
- « Chers collègues, il semble que vos moyens traditionnels soient mis en échec par cet individu. Je vous propose donc de faire appel à un spécialiste de mon pays, qui, je le pense, devrait arriver rapidement à des résultats. »
La proposition ayant été adoptée, on vit arriver le lendemain un flic tout habillé de gris qui s’enferma avec le squelette. Une paire d’heures plus tard, il ressort visiblement ravi. »
- « C’est un australopithèque » dit-il « c’est sûr, il a avoué... »


Un tunisien se présente aux services de la sûreté de l’État et demande à voir le chef pour lui faire une déclaration de la plus grande importance. Devant son insistance on l’introduit devant cet important personnage à qui il déclare :
- « Monsieur, je viens déclarer que mon perroquet s’est échappé. »
- « Comment ! C’est pour ça que tu me déranges ? »
- « Pas seulement pour ça. Je voudrais aussi qu’on enregistre ma déposition. »
- « Quelle déposition ? »
- « Je tiens à affirmer avec force et solennité que je n’ai pas les mêmes opinions politiques que mon perroquet. »


Le délégué d’une zone d’ombre est informé qu’il va recevoir une subvention du 26-26. Il réunit tout le monde, et demande l’avis des uns et des autres sur l’utilisation de cet argent inespéré. L’un des laissés-pour-compte veut construire un silo à blé, mais les autres lui font remarquer que cela ne servira à rien, car ils n’ont pas de moissonneuse. Qu’à cela ne tienne, achetons une moissonneuse. Pour quoi faire ? disent les autres, puisque nous n’avons même pas de quoi ensemencer nos terres ?
Alors, dit un petit vieillard, achetons un avion.
Les autres le regardent avec pitié, en se frappant la tempe de l’index, mais le petit vieillard poursuit son idée :
« ...un avion, où nous tiendrions tous, et qui pourrait voler longtemps vers l’Occident... ».


Zine El Abidine Ben Ali tombe éperdument amoureux d’une danseuse. Après une cour pressante, il parvient enfin à la convaincre de venir dîner à Karthage. Là, malgré tous ses efforts la ballerine résiste à ses avances, d’autant plus vigoureusement qu’elles se font plus précises. A bout d’arguments ainsi que de patience, Zine El Abidine Ben Ali promet de lui accorder la première faveur qu’elle demandera.
- « Je veux... » dit la danseuse « je veux que tu donnes des passeports à tout le monde. »
- « Ah, timide, tu veux donc que nous restions seuls... »


A l’époque de la première Intifadha, Zine El Abidine Ben Ali et Yasser Arafat se rencontrèrent plusieurs fois à Carthage. Un jour où il faisait très beau, ils décidèrent de poursuivre leur conversation en parcourant les rues de la ville à pied. Après quelques centaines de mètres, un mendiant se précipite sur Arafat la main tendue. Ben Ali le chasse d’un coup de pied et l’apostrophe violemment :
- « Voyou, misérable parasite, fainéant, pourquoi ne vas-tu pas travailler ? »
- « Mais, votre altesse, je fais ça après le travail... »


Les tunisiens demandent souvent aux degguezas de leur prédire l’avenir. Une des questions les plus posées est sans conteste celle de la date de la mort de Zine El Abidine Ben Ali. Et, invariablement, les degguezas répondent :
- « Je ne peux pas vous dire la date exacte, mais je suis certaine que ce sera un jour de fête. »


Un paysan tunisien rend visite à l’un de ses amis récemment hospitalisé et déclare en entrant dans la chambre :
- « J’ai deux nouvelles pour toi, une bonne et une mauvaise. »
- « Commence par la bonne. »
- « Zine El Abidine Ben Ali est mort. »
- « Et la mauvaise ? »
- « La bonne nouvelle n’est pas encore confirmée par la TAP »


Pour le centenaire de la naissance de Zine El Abidine Ben Ali, les radios, les théâtres, les cinémas, et toutes les entreprises célébrèrent pendant des semaines les mérites du grand homme. Un jour, un homme arrive à son bureau habillé d’un costume épouvantablement froissé. Dès qu’il apprit cet acte choquant, son chef de service le convoqua et lui dit :
- « Qu’est-ce qui vous arrive, vous ne pouviez pas venir travailler dans une tenue correcte ? »
- « Chef, ce matin en me levant, je comptais bien repasser mon costume. Mais j’ai d’abord allumé la télévision et j’ai entendu Zine El Abidine Ben Ali, Zine El Abidine Ben Ali, Zine El Abidine Ben Ali... J’ai alors allumé la radio, et j’ai entendu Zine El Abidine Ben Ali, Zine El Abidine Ben Ali et Zine El Abidine Ben Ali. Alors, j’ai eu peur de brancher le fer à repasser. »


Après sa mort, Zine El Abidine Ben Ali vagabondait paisiblement dans l’au-delà quand, au détour d’un nuage, il croisa Habib Bourguiba. Le Zaïm, toujours aussi curieux, se renseigna :
- « Est-ce qu’il y a toujours le Parti Socialiste Destourien ? »
- « Bien sûr, - répond Zine El Abidine Ben Ali, - et avec le progrès il est de plus en plus fort. »
- « Et une police ? »
- « Bien sûr, 130.000 et en progrès constant. »
- « Et la censure ? Et la police politique ? Et les déportations à Rejim Mâatoug ? »
- « Mais oui, et de plus en plus. »
- « Et la Boukha ? »
- « Évidemment, de plus en plus forte elle aussi. Elle fait sept degrés de plus maintenant. »
- « Sept degrés ! » dit Habib Bourguiba d’un ton rêveur, « et dis-moi, franchement, tu crois que pour sept degrés ça valait la peine de faire ton putsch ? »


- « Quelle différence y a-t-il entre un film muet et la démocratie à la Ben Ali ? »
- « Dans un film muet, on peut voir le film, mais on ne peut pas entendre parler. Dans une démocratie benaliste, on ne peut pas ne pas entendre parler de démocratie, mais on ne peut pas la voir. »


- « Que faut-il faire en cas d’alerte chimique en Tunisie ? »
- « Prendre un drap usagé et se rendre seul vers le cimetière le plus proche. »
- « Pourquoi seul ? »
- « Pour ne pas troubler l’ordre public. »


Il y a désormais une nouvelle raison de penser que Dieu n’existe pas, car, s’il existait, le clan BCT (Ben Ali - Chiboub - Trabelsi) Lui aurait déjà demandé un prêt.


Dans le métro, un petit monsieur est debout, serré contre un autre monsieur à cause du grand nombre de voyageurs. Il frappe doucement sur l’épaule de son voisin, et lui demande à voix basse : 
- « Votre nom est Trabelsi ? »
- « Non, dit l’autre étonné, je ne suis pas un Trabelsi. »
- « Vous avez des Tabelsi dans la famille ? »
- « Non plus. »
- « Des amis, peut-être ? »
- « Pas davantage. »
- « Alors des voisins ou des connaissances ? »
- « Non, personne. »
- « Alors, monsieur, si vous n’êtes pas Trabelsi, si vous n’y avez ni famille, ni amis, ni voisins, ni connaissances, je vous prie d’arrêter de me marcher sur les pieds. »


Au cours d’un conseil ministériel, il est décidé que l’on coupera la cinquième patte de tous les lapins.
Au fond d’une garenne, un vieux lapin s’inquiète, mais les plus jeunes se moquent de lui. Puisque les lapins n’ont que quatre pattes, qu’ont-ils à craindre ?
- « Vous ne connaissez pas les choses, dit le vénérable ancêtre, d’abord ils vont nous capturer et nous couper une patte, et ensuite, ils vont arguer que ce n’était pas la bonne et en profiter pour éliminer le Ministre de l’Intérieur. »


Le ministère de l’intérieur convoque Mhemmed Jaïbi (journalier à La Presse de Tunisie chez Zohra Ben Romdhane) et lui reproche violemment d’avoir caché aux autorités qu’il a un frère islamiste en prison. 
- « Pourquoi ne lui écris-tu jamais, pourquoi ne vas-tu jamais le voir ? »
- « Question de temps mais je vais sûrement le faire bientôt. »
- « Et pourquoi donc ne le ferais-tu pas maintenant ? Prends cette feuille de papier et ce stylo. »
Mhemmed Jaïbi prend la feuille et le stylo, et commence une lettre :
- « Mon cher frère, j’ai enfin trouvé le temps et l’endroit idéal pour t’écrire... »


Première question posée aux candidates au poste de secrétaire dactylographe du Comité central du Rassemblement Constitutionnel Démocratique :
- « Combien pouvez-vous gommer de mots à la minute ? »


Hamed Karoui met son point d’honneur à arriver tôt à son bureau, afin d’être toujours le premier. Aussi est-il tous les jours à son poste dès six heures du matin. Le coursier, lui, n’est jamais là avant dix heures du matin. Excédé, le Premier secrétaire du RCD convoque le coursier et lui fait une scène, en insistant sur le fait que lui arrive tous les matins à six heures. Et l’autre, flegmatique, répond :
- « Cher monsieur, vous arrivez tous les matins à six heures pour vérifier que vous êtes toujours Premier secrétaire du RCD. Moi, en arrivant tous les matins à dix heures, je suis sûr d’être encore coursier. »


- « Quelle est la meilleure route à suivre pour accéder au Ministère de l’Intérieur tunisien ?
- « La plus longue possible. »


A Tunis, un tunisien se présente au poste de police dans un état pitoyable et annonce qu’il vient déposer plainte pour agression et vol. Après lui avoir administré les premiers soins, on le fait asseoir sur une chaise et le commissaire lui demande de raconter son histoire.
- « Voilà, commence l’homme, je venais de chez moi jusqu’à la capitale à pied quand, au moment de pénétrer dans les souks, j’ai croisé deux policiers suisses. Et ces deux flics m’ont attaqué, battu et ils m’ont volé ma belle montre tunisienne, et... »
- « Pardon, l’interrompt le commissaire, tu dis que deux policiers suisses t’ont volé ta montre tunisienne ? »
- « Oui, c’est ça et... »
- « Allons, tu dois te tromper. Ce sont plutôt deux flics tunisiens qui t’ont volé ta montre suisse. »
- « Puisque c’est toi qui le dis, je crois bien que c’étaient des Tunisiens. »

ettounsi de TUNeZINE
27-08-2004

Dans le même numéro
Les aberrations du système - Taïeb Moalla
En Tunisie, on est tous malades... - TUNeZINE
Des immigrants riches et en bonne santé ! - Taïeb Moalla
ما ينفع فيها كان الضحك - ettounsi de TUNeZINE
Lettre à TUNeZINE : « Je suis malade, mon pays est malade et s’engouffre... » - TUNeZINE
½ رد على ناطق ½ رسمي باسم الوحدة و ½ - زهير اليحياوي
Contribution de Naqcha au concours de blagues de TUNeZINE - ettounsi de TUNeZINE
TUNeZINE - D’autres blagues - ettounsi de TUNeZINE
TUNeZINE - Blagues à gogo - ettounsi de TUNeZINE
Que faire ? - Le désenchanté
Rire à tue-tête avant le 24 octobre ! - Ould El Fernana
Basta les allers-retours de Abdallah Zouari en prison - ettounsi de TUNeZINE
Culture (3/3) - Mohammed
Culture (2/3) - Mohammed
Culture (1/3) - Mohammed
Les bouches du Métro parlent ! - Mercure
حزب "الوحدة ونص" يتطاول على أستاذة - زهير اليحياوي
Mon droit de m’exprimer dans cybertunisie - Hanibal
"Les Aventures de Karakouz et Ouezza" - Osmanli
ettounsi de TUNeZINE
- Qu’est-ce que c’est ?
- La mafia de l’internet en Tunisie
- ما ينفع فيها كان الضحك
- TUNeZINE - Blagues à gogo
- Welcome to the jungle
- كلانا بوبي يا الخو !
- Proxy n°15
- داوني بالتي هي كانت الداء
- TUNeZINE - D’autres blagues
- Réflexions autour des élections présidentielles tunisiennes du 24 octobre 2004
- La Dame de faire
- "ضربني وبكى سبقني واشتكى"
- الدكتاتور زين العابدين بن علي يواصل الخداع
- Bahrain - Later, Abdul-Hadi & other detainees were pardoned by the King
- Entre ZABA et l’AJT
- « Je les emmerde » moi aussi
- Contribution de Naqcha au concours de blagues de TUNeZINE
- Légalisation du Raid-Attac Tunisie, une iniquité qui fête son cinquième anniversaire
- رسالة مفتوحة للشّيخ راشد الغنّوشي
- Appel au peuple Tunisien pour boycotter les "élections" de l’indignité et de la falsification
- التجاهر بما ينافي الغباء
- Composition du gouvernement tunisien après le remaniement du mercredi 10 novembre 2004
- Basta les allers-retours de Abdallah Zouari en prison
- "Soigne-moi par l’origine du mal" (traduction par Decepticus)
- Nostalgie du bon vieux temps ?! (arabe)
- "Avez-vous reçu mon mot ?"
- Les X porteront plainte le jour J
- Lettre ouverte au cheikh Rached Ghannouchi, Président du mouvement Ennahdha
- Les femmes de « l’appartenance » (traduction par Antekrista)
- المنظمة العربية لحرية الصحافة تدين
مطاردة السلطات التونسية
- De la Mauritanie à la Libye : Le Grand Maghreb des Dictateurs !
- “Generation gap”
- Tunisie - Élection présidentielle du 24 octobre 2004
- TUNeZINE lance un concours d’histoires drôles
- La sous-traitance de la torture
- TOUT OU RIEN !


TUNeZINE.com est enregistré chez gandi et hébergé par GlobeNet
CopyLeft TUNeZINE 2001-2004