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Nous avons regardé à gauche, rien, puis nous avons regardé à droite et rien non plus ... gauche droite gauche droite, c’est à vous donner un TAS, torticolis aigu sévère, c’est un mal qui frappe les tunisiens qui s’intéressent à tant soit peu à la vie et à l’évolution de leur pays et qui ne cessent de chercher dans toutes les directions un radeau auquel s’accrocher, et là il n’y a pas méduse sous roche, tout le monde était d’accord, mais comme nous sommes de nature trop gentils, nous avons laissé tout leur temps aux anciens, une chance puis deux chances puis des chances à non plus finir, face à un régime qui ne demande qu’à être viré de là où il est, rien à espérer ni des uns ni des autres. Et puis nous nous sommes dit : et pourquoi ne pas regarder en face ? Et là ce fut la révélation : devant nous un champs immense, notre Tunisie nous attendait les bras grand ouverts, elle attendait ses fils et filles depuis tant de temps, il n’y avait qu’à s’y mettre. Nous étions quelque uns à nous demander ce que nous étions, quels sont nos principes, il y’avait là des radicaux, des gens de gauche, des libéraux, des technocrates, des conservateurs et j’en passe, c’est vous dire comme la Tunisie est un pays immensément riche de sa diversité, même au sein d’un petit groupe de personnes comme nous étions, et là je dis stop et je vous donne la suite, d’un cris commun qui venait du fin fond de nous mêmes, nous nous sommes dit que nous étions avant tout des patriotes tunisiens avant tout et des démocrates après tout, "la charkia, la gharbia, tounsia tounsia". Tout reste à faire, une page à écrire dans l’histoire de notre pays, un espoir immense pour la Tunisie du XXIème siècle. J’aimerais débattre avec vous, sur Tunezine, Nawaat... et là où vous le voulez de cette question : Est-il possible de mettre entre parenthèse nos sensibilités politiques, nos orientations idéologiques, notre régionalisme, nos susceptibilités personnelles et parfois nos blessures et tout ce qui bloque l’initiative pour travailler sur priorité, un objectif suprême, tous ensemble contre la dictature. Et que cette parenthèse ne se rouvre avec l’accomplissement de cet objectif et que le peuple soit juge et maître de son destin pour la suite ? Cette parenthèse ne doit pas empêcher le débat de continuer par ailleurs sur tous les sujets qui nous intéressent, mais doit s’imposer lorsqu’il s’agit notre objectif commun. Sommes-nous assez matures pour travailler tous ensemble de manière professionnelle ? Les tunisiens ne cessent d’espérer, il a plusieurs propositions, de plate-forme, d’association, de collège, il faut concrétiser, je vous propose de nous nous rassembler et de nous organiser avec deux idées forces, patriotes et démocrates pour libérer la Tunisie de la dictature. |