|

Cher(e)s opposant(e)s, cher(e)s compatriotes, Il n’a jamais été aussi nécessaire et impératif de débloquer la situation actuelle en Tunisie et mettre en branle un projet national d’envergure, les appels se multiplient de jour en jour et les réactions officielles se font plutôt rares voire même nulles. D’un autre côté nous assistons à la recrudescence des critiques, des dénonciations, des campagnes de discréditation des uns et des autres, etc. tout cela, tels ce qui se passe dans la presse à scandales ne nous intéresse nullement et ne nous avance en rien, je m’exprime ainsi pour passer outre le moins important pour l’intérêt de tous. En tant que citoyen qui ne demande pas l’impossible et qui a toujours espéré un jour voir des gens responsables, fidèles et respectueux à leur tâche d’opposants, je demande aux partis de l’opposition de bien vouloir nous monter leurs capacités d’aller au-delà des conflits et des différences idéologiques et stratégiques. Que les Islamistes soient en conflits avec la gauche ou que la gauche soit en conflit avec x ou y, cela m’intéresse très peu et ne m’attire aucunement, quand il s’agit de ma Tunisie. La concurrence entre les partis politiques est noble et l’essence même de la démocratie, mais faudra-t-il rappeler que ce qui nous intéresse, nous tunisiens, c’est de voir les choses changer et changer radicalement loin de tout travail de récupération politique, nous devrions faire face à une situation de crispation et de stagnation d’abord dans le microcosme de l’opposition et ensuite et par la même occasion de la vie politique en Tunisie. La concurrence elle-même ne pourra jamais s’estomper, chacun pour soit, nous ne demandons pas de convertissement, ni de démarcation de l’image de marque idéologique des partis, nous ne demandons que les petits groupes d’opposants éparpillés se réunissent autour d’un seul objectif de travail bien défini. Et si l’on laissait le travail des ONG aux ONG ? Et si l’on se fixait comme objectif temporel l’an 2009 ? Et si l’on visait le pouvoir ? Pourquoi cela n’arrivera-il pas ? L’obstacle est-il le refus de faire un pacte avec le diable ? Pourquoi n’est-il pas possible de constituer un bureau politique commun pour la période des cinq ans en cours pour mobiliser le maximum possible de tunisiens et les rallier aux rangs de l’opposition ? N’est-il pas possible de créer un tel bureau avec des représentants de chaque parti tout en respectant le travail commun ? D’un autre côté, et loin de toute nuisance à l’objectif commun, chacun continue son travail dans son bureau d’appartenance et c’est par la force des choses que paraîtra une plus forte compétition entre les uns et les autres et ça sera certainement là que les programmes véritables naissent. Si conflits personnels dominent, alors réglez-les en dehors du bureau commun et que la guerre des idées continue, cela empêche-t-il de travailler ? Ce serait plutôt des enfantillages si l’on tient à s’entêter laissant échapper le plus important. C’est un sujet qui me tient à cur parce que d’abord j’y crois, ensuite parce que ça m’arrive de désespérer et surtout parce que l’espoir et motivation renaissent et se renouvellent chez moi. Je n’ai jamais été aussi convaincu que maintenant que cela pourra se passer, nous avons le temps de le faire, mais il ne faudrait pas faire de fausses manuvres, on en a fait trop, le temps ne nous le pardonnera jamais, ni Ben Ali d’ailleurs. Donnons-nous une chance ! Une nième chance, mais qu’elle soit crédible, qu’elle soit réfléchie, qu’elle soit efficace. Écoutez-nous au moins et faites preuves de respect envers les citoyens que nous sommes, je le dis en sachant que plusieurs penseraient la même chose que moi, du moins ce que j’espère, mais je ne suis que le porte parole de mon raz le bol ! Merci A bon entendeurs ! |