|

Ce n’est pas nouveau de rappeler le déséquilibre du développement entre les régions du minuscule territoire tunisien, du 01 au 08, vous avez certainement une idée des chiffres écartés. Le gouvernement tunisien a toujours privilégié des régions sur d’autres. Certaines sont chanceuses, d’autres ont dû s’éterniser dans la misère. Un débat doit prendre place pour sauver les zones défavorisées, quelqu’un, un politicien, un vrai doit en parler et dénoncer cette erreur monumentale. C’est l’alarme qu’il faudrait déclencher. Les problèmes sociaux en Tunisie causés par ce traitement de faveur sont un sujet dont il ne faut pas négliger l’importance. Où êtes vous Ô opposants de la Tunisie ! Ce sentiment n’existe que là bas sans que personne n’y pense sérieusement, c’est en allant chercher problèmes qu’on gagne des élections. Le gouvernement tunisien s’en fout royalement de ces gens-là ces extraterrestres fossilisés du profond bled et inutiles au développement et dont on a honte parce qu’il ne représentent pas la Tunisie de Ben Ali. Misère latente ou misère perceptible ? Misère flagrante, je dirais ! Quand vous amorcez un dialogue avec une personne qui vit dans la misère, vous sentirez qu’elle ne tiens qu’à un seul fil de la vie, probablement la foi, la famille ou autre raison significative, sinon à quoi bon vivre sa décomposition d’être humain sans dignité ? Quand vous regardez cette personne, jeune ou vieille, vous vous sentirez enveloppés de tristesse et vous vous poseriez des questions, vous remarquerez qu’elle a perdu sa fierté et sa gloire malgré sa noblesse facilement décelable. Vous remarquerez également sa perte d’appartenance à ce pays et vous découvrirez dans son regard chargé de rancunes envers la vie envers Dieu, envers la chance envers ceux qui l’on mis au monde pour souffrir, envers la douleur et envers le gouvernement qui l’a poussé à rater sa vie. Quand vous assistez à une scène de vie douloureuse de bourdon et de spleen, vous vous sentirez chanceux et vous vous direz seulement je n’ai pas eu de vie face à cela. Un père qui interdit à sa fille cadette d’aller à l’école pour permettre à son aînée de passer son année de baccalauréat est certainement le crime d’un père qui n’a aucune autre solution et que le gouvernement a refusé d’aider et de prendre en charge l’éducation de sa petite. Quand vous voyez à ses côtés celle-ci se mordillant les doigts et déversant des larmes de crocodile en regardant son père se tenant la tête dépourvue de force et d’espoir et n’ayant sur son front que les traces du calvaire de la vie. Quand vous y pensez sérieusement, que direz-vous : qu’il a fait le bon choix, sa fille les sauvera après et l’autre petite qu’elle crève, elle se remettra et s’y fera à son sort ? Ou peut-être diriez vous qu’elle fasse sa dépression, qu’elle soit anormale après tout ça ne vous concerne pas, puisque le gouvernement n’a rien fait ? Quand vous voyez un enfant de 7 ou de 8 ans fixant des yeux de loin le cousin de son voisin rentrant pour des vacances d’Europe avec sa famille et exposant tout son arsenal de jeux pour s’en servir devant la porte de sa maison. Ce regard innocent et curieux d’un enfant mal habillé et qui n’a jamais goûté à la joie de toucher à de tels objets tout en ayant une envie mordante de voir, de toucher ces choses dont il ignore même l’existence. Quand vous voyez ce même enfant essayant de tenir son pantalon par le côté ; trop grand pour lui et n’ayant pas de ceinture car trop chère pour son père, courir à pieds à côté des deux autres enfants de son âge, à vélos pour peut être avoir la chance d’en monter une si on aura pitié de lui. Que diriez-vous ? Qu’il n’a pas eu de chance, ou peut-être regardez-le il s’amuse comme un fou ? Ce n’est pas les exemples véridiques et horrifiant qui manquent, mais c’est l’attention et la bonne volonté pour sauver ces gens qui est absente. C’est le calvaire des petits et des vieux des zones reculées et dévastées par le Tsunami du favoritisme tunisien. |