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Se mobiliser pour Ahmed Ouerghemi (1)
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Demandeur d’asile tunisien, Ahmed Ouerghemi s’est vu opposer à plusieurs reprises des refus à ses demandes déposées auprès de l’Office français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA), refus confirmés par la Commission des Recours des réfugiés (CRR).
Ahmed Ouerghemi est depuis bientôt huit ans un sans-papiers ne pouvant prétendre au regroupement de sa famille restée en Tunisie et soumise aux persécutions des autorités tunisiennes ; il a été arrêté et incarcéré à plusieurs reprises pour défaut de titre de séjour.
Lundi 17 janvier, il a été interpellé Porte de Clignancourt à Paris et gardé à vue à la Cité avant son transfert aujourd’hui même au centre de rétention de Vincennes, dans l’attente de son renvoi en Tunisie.
Opposant notoire et bruyant au régime tunisien, Ahmed Ouerghemi encourrait en cas de retour forcé en Tunisie, les risques de torture et d’incarcération. C’est d’ailleurs ce qu’avait estimé le Tribunal administratif de Paris le 28 juin 2003 lorsqu’Ahmed Ouerghemi avait été arrêté dans des conditions similaires à celles d’aujourd’hui, puisque cette juridiction avait annulé l’Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière (APRF) en tant qu’il fixait la Tunisie comme pays de destination. Depuis cette date, Ahmed Ouerghemi était assigné à résidence et régulièrement convoqué à la préfecture pour examen de sa situation administrative. Il ne manquera pas de faire valoir cette décision du tribunal administratif à l’appui de son recours contre le nouvel arrêté pris à son encontre par le Préfet de Paris.
Et ce n’est pas subsidiaire, Ahmed Ouerghemi est père d’une fillette née en France. Un renvoi en Tunisie briserait l’unité de la famille qu’il a fondée en France.
Pour toutes ces raisons, et pour en finir avec la traque policière de cet opposant, Ahmed Ouerghemi aura besoin de la solidarité de tous pour mettre en échec l’exécution de l’APRF.
En aucun cas, il ne doit subir les sorts infligés à Tarek Belkhirat, Adel Rahhali, Taoufik Selmi, demandeurs d’asile respectivement renvoyés de France, d’Irlande et du Luxembourg, et actuellement incarcérés en Tunisie. |
Luiza Toscane 19-01-2005 |
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