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Il y a maintenant douze jours qu’Ahmed Ouerghemi, opposant tunisien sans papiers a été arrêté, puis transféré au centre de rétention du quai de l’Horloge à Paris dans l’attente de son renvoi en Tunisie. Il a fait l’objet d’une mesure de mise à l’isolement qui a été levée. Il a continué sa grève de la faim jusqu’à jeudi et a pris la décision de la suspendre, prenant acte de la solidarité qui s’est élargie autour de lui, plusieurs associations étant intervenues, notamment Amnesty International, l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), Cimade... Il lui fallait aussi reprendre des forces pour mener à bien l’entretien auquel il a été convoqué aujourd’hui vendredi à l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA), puisqu’il a déposé une demande d’asile lundi dernier. A l’issue de l’entretien, l’officier de protection lui a dit que la réponse lui parviendrait lundi 31 janvier. Lundi donc se jouera à nouveau le sort d’Ahmed Ouerghemi : soit la décision est positive et il est réfugié, soit elle est négative et il peut déposer un recours, ce dernier n’étant pas suspensif de la mesure d’éloignement du territoire prise par le Préfet de Police. C’est pourquoi la solidarité avec Ahmed Ouerghemi (1) ne peut souffrir la moindre relâche. Il s’agit toujours d’obtenir du préfet et du ministère de l’Intérieur (2) le sursis à exécution du renvoi.
Luiza Toscane
(1) Numéros des cabines téléphoniques mises à disposition des personnes retenues : 01 44 07 38 53 ou 01 44 07 37 53 ou 01 56 24 01 60. Adresse : 3 quai de l’Horloge, (métro ; Cité), les visites sont autorisées jusqu’à 18 heures. (2) Direction des Libertés Publiques et des Affaires Judiciaires (Ministère de l’Intérieur)
Stéphane Fratacci : 01 49 27 30 70 ou 01 49 27 49 27 ou 01 40 07 60 60 - Fax : 01 49 27 48 48 Préfecture : 01 53 71 30 85 (ou 86) ou 01 53 71 30 91 |