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Ahmed Ouerghemi était toujours en grève de la faim au centre de rétention du quai de l’Horloge samedi et dimanche. Hier il a eu un malaise nécessitant une intervention médicale. Il a ensuite cessé sa grève de la soif.

Le délai légal de cinq jours pour demander l’asile depuis un centre de rétention étant de cinq jours, il a vainement tenté de le faire mais en a été dissuadé par la police.
Ce matin, il a été placé en isolement et n’a pu contacter la Cimade, présente dans le centre. Il a été empêché de demander l’asile au motif qu’il partait immédiatement pour le Consulat de Tunisie.
Le consulat se déplaçant au centre de rétention de Vincennes, c’est en réalité là-bas qu’il a été emmené et qu’il doit à la Cimade, présente aussi au centre de Vincennes, d’avoir enfin pu poser sa demande, quelques heures avant l’expiration du délai.
En principe, cette demande suspend pour 96 heures, soit le délai nécessaire à son examen, le renvoi en Tunisie. Toutefois en cas de refus, elle deviendra immédiatement exécutable.
Ahmed Ouerghemi devrait être ramené en cours de journée au centre de rétention (3 quai de l’horloge) et mis à nouveau en isolement, ce qui le rend injoignable par téléphone. Le seul moyen reste de lui rendre visite sur place.
Il y a urgence à intervenir auprès du ministre de l’Intérieur et de la Préfecture pour demander un sursis à exécution de la mesure de reconduite à la frontière :
En cas de retour en Tunisie, Ahmed Ouerghemi serait arrêté, torturé et emprisonné.
La famille qu’il a fondée en France (il est père d’une fillette née en France et sa compagne est enceinte) serait brisée.
(Se reporter aux arguments évoqués dans le communiqué : Se mobiliser pour Ahmed Ouerghemi -2)
Luiza Toscane
Coordonnées des destinataires
Direction des Libertés Publiques et des Affaires Judiciaires (Ministère de l’Intérieur)
Stéphane Fratacci : 01 49 27 30 70
ou 01 49 27 49 27 ou 01 40 07 60 60
Fax : 01 49 27 48 48
Préfecture : 01 53 71 30 85 (ou 86) ou 01 53 71 30 91 |