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Ahmed Ouerghemi, arrêté sans papiers, avait été placé au centre de rétention du quai de l’Horloge au terme de sa garde à vue, le préfet de police de Paris ayant pris à son encontre un arrêté de reconduite à la frontière, confirmé quelques jours plus tard par le tribunal administratif. Il avait demandé l’asile et vendredi dernier il était entendu pour un entretien. Sa demande d’asile avait provisoirement bloqué sa reconduite à la frontière. Il s’attendait à être déféré, demain samedi 5 février, devant le juge délégué par le TGI qui devait décider de son maintien pour quinze jours supplémentaires dans le centre de rétention. La perspective de ce nouvel enfermement, l’attente qui s’éternisait de la réponse de l’OFPRA à sa demande d’asile, l’ont décidé hier soir à reprendre sa grève de la faim, interrompue la semaine dernière. Aujourd’hui dans l’après midi la réponse de l’OFPRA est tombée. Il n’a pas été admis au statut de réfugié, mais au bénéfice de la protection subsidiaire. En d’autres termes, il a droit à un titre de séjour d’un an, renouvelable. Il a donc été libéré du centre de rétention, muni d’une convocation en préfecture pour lundi. S’achèvent donc, pour Ahmed Ouerghemi, deux semaines d’enfermement, d’angoisse et de privation des siens, mais aussi toute une longue période passée en France, sans papiers, sans perspective et sans protection. |