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« La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie. C’est une épée qui guérit. » Martin Luther King

Je me rappelle très bien où j’étais quand j’ai appris la nouvelle des attentats du 11 mars, pareil pour le 11 septembre, je me rappelle aussi les attentats de Saint-Michel et Port-Royal à Paris, je me rappelle mes crises de panique quand je prenais le RER : sueurs froides, coeur qui bat à 100 à l’heure, respiration courte, et je descendais à la première station. Quand je vois les attentats qui se produisent en Irak (que certains appellent "résistance"), je ressens la même chose. Et dans ma "naïveté", je ressens la même panique vis à vis de ce qu’on appelle "la guerre", vis à vis de toute violence sanglante qui tue aléatoirement et dont on ne peut se protéger ni se prémunir, sauf à rester planqué au fond d’un trou ou au fond d’une grotte (et encore). Je suis en colère quand le mot "terrorisme" est utilisé à tort et à travers par les dictatures pour réprimer. Je suis en colère quand on appelle "résistance" un acte de terrorisme, ou quand on appelle "défense contre le terrorisme" des attaques à grande échelle qui ont le même résultat. Oui je suis naïve, oui je suis non-violente, je refuse la violence qui ne supporte aucune justification sinon celle de la "légitime défense" (c’est à dire en temps réel, et non pas de manière préventive à l’américaine, ou de manière vengeresse), oui j’abhorre particulièrement ceux qui trouvent des justifications aux actes de terrorisme quels qu’ils soient. Je sens bien que mon discours est confus, j’ai perdu l’habitude de m’exprimer mais j’espère que je vais la retrouver. |