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L’AJT, inféodée à la dictature tunisienne, toujours complice par son mutisme et qui refuse chaque fois que l’occasion se présente d’apporter le moindre soutien aux journalistes tunisiens, vient de commettre un communiqué où elle déclare : « L’AJT "exprime sa solidarité inconditionnelle avec les deux journalistes et leurs familles et son refus de menaces sur la vie et le travail des journalistes ».
Ce communiqué, qui dénote l’isolement que vit cette association de malfaiteurs, n’est rien d’autre qu’une énième forfaiture de sa part surtout après sa prise de position scandaleuse dans l’affaire du journaliste Slim Boukhdhir, menacé de mort par des mafieux de la famille présidentielle tunisienne et qui vit en clandestinité depuis des jours et son refus de dénoncer l’injustice flagrante que vit ce dernier...
Christian Chesnot, Georges Malbrunot et leurs familles, à qui j’apporte mon inconditionnel soutien, ne peuvent être qu’en désaccord total avec cette tentative honteuse de la part de l’AJT d’utiliser le calvaire de ces deux journalistes afin d’épauler une irréelle réadmission au sein de la FIJ.
Pour que ce communiqué soit crédible, l’AJT est amenée en premier lieu à balayer devant sa porte et à dénoncer les pressions monstrueuses endurées par les journalistes tunisiens et qui sont séquestrés par Zine El Abidine Ben Ali et ses complices depuis 17 années !
Zouhair Yahyaoui Ben Arous - Tunisie Mardi 31 août 200
Dépêche de l’AFP
Otages : les journalistes tunisiens "solidaires" de leurs confrères français
TUNIS, 31 août (AFP) - L’Association des journalistes tunisien (AJT) s’est déclaré mardi "solidaire" avec les deux journalistes français retenus en otage depuis le 20 août en Irak et a demandé leur "libération immédiate". L’AJT "exprime sa solidarité inconditionnelle avec les deux journalistes et leurs familles et son refus de menaces sur la vie et le travail des journalistes, quelles que soient les motivations", dans un communiqué publié à Tunis. "Tous les journalistes tunisiens suivent avec une grande préoccupation l’affaire du rapt des deux journalistes français, Christian Chesnot et Georges Malbrunot et appellent leurs ravisseurs à les libérer immédiatement", ajoute le communiqué. L’AJT dénonce "vigoureusement" l’exécution du journaliste italien Enzo Baldoni, estimant que cet assassinat est "une grave atteinte à la liberté de presse et au droit à l’information" et appelle à "l’arrêt de toutes formes d’agressions sur les journalistes". Les journaux tunisiens ont condamné mardi l’enlèvement en Irak des deux journalistes français, tel La Presse pour qui cet acte "porte atteinte à l’Islam et nuit à son image (alors que) la France, pays des droits de l’homme, est une terre de tolérance où les musulmans pratiquent en toute liberté leur culte...". |