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Après la récente déclaration, sans ambiguïtés, du Docteur Mustapha Ben Jâafar, secrétaire général du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL, légal) où il dit : "Participer à l’élection présidentielle revient à légitimer un coup de force contre la Constitution" et ses dernières prises de position où il s’alarme de la mainmise de l’État sur la vie politique, le Parti Démocratique Progressiste (PDP, légal) emboîte le pas après avoir usé des recettes et des subterfuges de la loi électorale dans le but de pouvoir présenter son secrétaire général, Maître Nejib Chebbi, au rendez-vous du 24 octobre 2004 et admet qu’il est contraint d’envisager l’unique choix sensé, le boycott.
Un article repris par Tunisnews de l’hebdomadaire du PDP « Al Mawqef » datant du 2 septembre et signé par Mohammed Goumani en dit long et en détails sur la volonté du régime tunisien d’exclure ce parti de la course aux urnes.
Le PDP s’est résigné, espérons-le, à admettre que la Constitution et le Code Électoral ne sont rien d’autre que deux instruments taillés sur mesure pour le dictateur et son opposition d’apparat afin d’empêcher toute démocratisation de la société tunisienne ou tout remodelage des hiérarchies établies.
Dans ces élections, présidentielles et législatives, pipées et dont les résultats sont connus d’avance, le PDP et le FDTL, seuls partis d’opposition légalisée qui jouissent encore de crédibilité auprès de l’opinion publique nationale et internationale, savent pertinemment qu’ils seront exclues du partage des 20% de siéges à la chambre des députés qu’offre la dictature à ses comparses, mais doivent anticiper, le cas échéant, que les membres de leurs bureaux politiques ne seront pas évincés uniquement de cette course à la présidence mais malheureusement de celle de 2009 aussi.
Zouhair Yahyaoui Ben Arous - Tunisie Lundi 6 septembre 2004 |