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Le Quotidien du 6 avril 2004


Boulehya cherche à diviser notre groupe !

Estimant que certaines déclarations du secrétaire général du Mouvement des Démocrates socialistes au cours de la conférence de presse tenue samedi dernier sont de la « pure désinformation », M. Taïeb Mohsni a préféré lancer une contre-offensive. Le chef de file des dissidents ayant boycotté les travaux du congrès de 2001 déclare que M. Ismaïl Boulehya cherche à diviser les rangs de la « dissidence ».

Taïeb Mohsni

Le Quotidien : Le secrétaire général du parti a fait remarquer que la persistance de structures parallèles à celles légales entrave le resserrement des rangs. Qu’en pensez-vous ?
Taïeb Mohsni : Peut-on nier le fait que le MDS d’aujourd’hui est composé de quatre factions. Loin des déclarations protocolaires, les divergences entre ces factions sont bel et bien claires et nettes. Si M. Boulehya estime que le parti est homogène, il n’a qu’à poursuivre son bonhomme de chemin. Il ne faut aucunement considérer une formation politique tel un fonds de commerce à vendre lorsqu’on n’en a plus besoin.

M.  Boulehya a également affirmé que votre groupe veut débattre, d’ores et déjà, des têtes de listes relatives aux législatives, quel est votre avis à ce sujet  ?
Nous n’avons jamais abordé ce sujet. Bien au contraire, nous sommes pour l’alternance au niveau des représentants du parti à la Chambre des députés. Nos conditions pour le retour au bercail sont simples. Nous voulons tout simplement être associés comme il se doit au débat relatif au resserrement des rangs.

Mohamed Moâda vous reproche d’avoir changé subitement votre avis en appelant à la tenue du congrès avant les échéances électorales d’octobre après avoir demandé le report pour 2005. Quelles sont les raisons de ce revirement ?
Nous croyons toujours que le congrès du parti devrait se tenir en 2005. Nous avons accepté sa tenue avant les élections pour préserver l’intérêt général du parti.
Au cas où l’élargissement des structures aurait suffi pour resserrer les rangs du parti, nous aurions tenu bon à ce que le congrès se tienne en 2005.

Vous avez déclaré au paravent que vous étiez prêts à réintégrer le parti si on déterminait la date du congrès. C’est chose faite, pourquoi alors êtes vous encore en dehors des structures ?
Le problème est actuellement tout autre. De quel type de congrès s’agit-il ? Comment va-t-on le préparer ? La recette qu’avance M. Boulehya ne peut pas mettre fin aux malentendus. Il ne s’agit pas de prendre sa carte d’adhérent et d’applaudir.. Au contraire, il faut débattre le plus vite possible de la nature du congrès et trouver une subtile issue permettant de concilier l’aspect consensuel et celui démocratique. Vous voyez, nous ne demandons pas la lune.

M. Boulehya a déclaré que l’une des figures marquantes de votre groupe, en l’occurrence M.  Sahbi Bouderbala, est prêt à réintégrer le parti sans conditions. Qu’en est-il au juste ?
C’est faux ! M. Boulehya cherche à diviser notre groupe. Je tiens à préciser que notre groupe est encore solidaire. Donc, il s’agit d’une manoeuvre.

La conférence de presse de M. Boulehya semble avoir suscité votre mécontentement. Que comptez-vous faire actuellement ?
Je n’ai pas toujours compris les raisons de cette rencontre avec les représentants des médias. On s’est arrêté aujourd’hui sur une réalité amère : les pratiques qui nous ont poussé à boycotter le congrès de 2001 persistent encore. Actuellement, on projette de réunir nos structures, dont notamment le Conseil national, afin de prendre les décisions adéquates.

Propos recueillis par Walid Khefifi


Restructuration

Le Comité constitutionnel national des réformes du FDTL, section Sousse, sous l’impulsion du dissident Moncef Louhaïchi, vient de rendre public un premier communiqué.
Le Comité mentionne, à cet effet, les grandes lignes de la politique à suivre et précise qu’une conférence de presse aura lieu au début de ce mois pour présenter la nouvelle restructuration.


PSL, Une exclusion de plus !

Mounir El Beji

Le Bureau politique du Parti social libéral a décidé d’exclure définitivement M. Riadh Nefla du parti au cours d’une réunion tenue samedi dernier.
Membre du Bureau politique chargé des affaires financières, Riadh Nefla avait accusé MM. Mounir El Beji et Boujemâa Yahyaoui, respectivement président et trésorier, de mauvaise gestion financière ». M. Nefla qui s’est par la suite rétracté pour revenir à la charge tout en accusant le trésorier uniquement, a précisé dans un communiqué rendu public hier qu’il « n’avait pas eu l’occasion de se défendre ».
Le membre du Bureau politique exclu a également fait remarquer qu’il est en possession de documents prouvant de flagrantes « anomalies financières ». Raison pour laquelle il compte intenter une action en justice contre la direction du Parti.
Le manque de transparence financière dont le responsable des affaires économiques accuse la direction a été la raison principale de l’affaire qu’avaient intentée les membres du « courant libéral réformiste » exclus du parti depuis quelques années.
La direction du PSL ne semble nullement se soucier outre mesure de cette menace de recours à la justice. « La Cour des comptes s’est assurée de la transparence financière au sein du parti. Le jugement prononcé par le tribunal de première instance récemment en notre faveur prouve que nos mains sont propres », affirme M. Mongi Khammassi, vice-président du Parti.
Ce dernier souligne que le Parti repartira sur des bases plus solides suite au dernier Conseil national, avant les échéances électorales d’octobre prochain.

W. K.


ATE, UTICA et emploi

Le dossier de l’emploi n’est pas une mince affaire, mais la mobilisation actuelle des parties impliquées peut néanmoins mieux faire. Nous attendons, par exemple, que l’UTICA passe à la vitesse supérieure. Certes, M. Hedi Jilani, son président, ne rate aucune occasion pour inciter à plus de dynamisme mais il reste que la Centrale patronale doit revoir sa stratégie si elle veut avoir des résultats. Pourquoi n’a-t-elle pas créé un bras qui s’occupe de donner un élan aux emplois de proximité ? Pourquoi ne fait-elle pas systématiquement la promotion du métier de patron auprès des étudiants de fin d’études dans les spécialités concernées. Pourquoi n’a-t-elle pas investi dans un site web spécial pour la question, site dont l’URL serait affiché dans les publinets, les gares, les Salons... ?
Dans le même contexte, l’Agence tunisienne de l’emploi reste un bon élève qui... peut mieux faire ! Pourquoi sa mobilisation n’est pas aussi spectaculaire que le contexte l’exige ? Manque-t-elle de moyens ? A-t-elle besoin de plus de ressources humaines  ?

Manoubi Akrout


Cherif Bellamine : « Qu’on cesse de nous attaquer ! »

Cherif Bellamine

C’est à M. Cherif Bellamine, président du C.A qu’on est allé demander ce qui se passe réellement et ce qu’il en est de cette démission collective. Peu bavard, il n’a pas voulu tout dévoiler.

M. Bellamine n’a pas démenti l’information qui a fait le tour de Tunis dimanche dernier. Il s’est limité à dire que le comité directeur du C.A a rédigé un communiqué qu’il a envoyé aux médias et que « les responsables actuels du club font de leur mieux pour assurer la bonne marche du Club Africain. Les résultats ne sont pas mauvais et la situation financière n’est pas satisfaisante et il n’y a aucune raison pour s’attaquer au comité et mettre en doute sa compétence ».
On a demandé à M.  Bellamine si la décision officieuse de démission était liée à des déclarations faites récemment par un ancien président du Club. Il s’est refusé de répondre à cette question, mais il a tenu à lancer un appel à toute la famille clubiste pour soutenir l’actuel comité et éviter de s’attaquer gratuitement au club et à ses dirigeants.
Signalons que le comité directeur du C.A s’est réuni et a discuté avec toutes les parties prenantes à propos de la marche du club et du travail à accomplir pour le reste de la saison. Cela veut-il dire que la démission du CD clubiste n’est plus d’actualité ? A suivre...

K.Z.

Démission du P. D. du C.A. - Intox

Le B.D. du C.A. a rendu public, hier, le communiqué suivant :
Suite à la réunion de son président M. Cherif Bellamine et de son vice-président Kamel Idir avec les autorités concernées, réunion pendant laquelle la marche du Club a été étalée. Et prenant acte de la campagne de dénigrement à travers la presse par des personnes qui se reconnaîtront et de la décision du Bureau directeur prise le samedi dernier pour faire face à cette campagne. Et en reconnaissance au soutien permanent apporté par M. le Président de la République Zine El Abidine Ben Ali aux sports en général et notre Club en particulier, le Comité directeur du Club Africain s’engage auprès de la famille clubiste à déployer tous les efforts afin que notre club demeure une grande école de sport et de fair-play.


Tabagisme
Les accros pris en charge !

Alors que bon nombre de fumeurs ont du mal à en finir avec la cigarette, l’Association Tunisienne de Lutte Contre le Cancer (ATCC) lance une consultation spéciale dans le but d’aider les accros de la clope. Cette consultation a drainé un nombre important de nos concitoyens.

Arrêter de fumer dépend désormais de la volonté de tout un chacun de lâcher la cigarette. Car une consultation spéciale à l’Institut Salah Azaïez permet à tous ceux qui veulent rompre avec la clope de franchir le pas.
Tous les vendredis, un médecin et un psychologue au service de médecine de l’Institut évaluent au début l’aptitude du sujet à arrêter de fumer. Ces spécialistes en tabagisme et en psychologie assurent cette mission depuis l’été dernier. Jusqu’à aujourd’hui, une moyenne de vingt cinq personnes consultent chaque fin de semaine le service dans le but de se faire aider à se débarrasser de cette dépendance.
A l’initiative de l’Association Tunisienne de Lutte Contre le Cancer (ATCC), ce projet d’anti-tabacomanie est ambitieux. Au début, des formateurs dans cette spécialité ont été formés à Gabès afin d’assurer le démarrage de la consultation.
Actuellement, ce service est disponible également à l’hôpital Charles Nicolle et à l’hôpital de l’Ariana. Mais l’ATCC a reçu pour sa part deux propositions de mettre d’abord en place une consultation au service de cardiologie de la Rabta.
Ensuite, l’Association est appelée à créer cette même consultation d’anti-tabacomanie à l’Institut d’ophtalmologie, d’un côté, et la Faculté de médecine de Tunis, d’un autre, avec en l’occurrence la collaboration de M. Rachid Mechmech, le Doyen de cette faculté.
Décidément, la lutte s’annonce plus rude contre le fléau du tabagisme qui frappe fort notamment dans les milieux jeunes. D’autant plus que la gent féminine s’accroche en grand nombre aux clopes, sans réussir à arrêter. Même les campagnes de sensibilisation à ce sujet révèlent la prolifération de ce phénomène.
Ce qui prouve qu’il reste encore un long chemin à parcourir, particulièrement auprès des jeunes.

M. K.


Sécurité informatique en Tunisie
Prévenir avant de guérir


Les systèmes et les réseaux informatiques en Tunisie sont, désormais, mis sous la loupe de la prévention pour détecter tout risque d’intrusion virale. Le train de mesures engagées place déjà la Tunisie dans l’avant-garde internationale en la matière.

Au rythme de la multiplication des attaques cybernétiques qui affectent les réseaux et les systèmes informatiques partout dans le monde, il s’est avéré très urgent pour la Tunisie de se doter d’une stratégie de prévention contre toute menace ou intrusion qui peuvent viser le réseau national de l’informatique.
La première étape dans cette démarche consistait à la mise en place d’un cadre législatif qui fixe les règles générales pour protéger les systèmes informatiques et les réseaux.
Le deuxième article de cette loi a donné le mot d’ordre pour créer une unité spécialisée dans le domaine de la sécurité informatique, en l’occurrence l’Agence nationale de la Sécurité Informatique (ANSI). La mission principale de cette structure consiste au suivi des différentes applications de cette structure en oeuvre en matière de sécurité des réseaux.
Depuis 2002, l’ANSI a pris en charge un programme national de sécurité informatique après le choix de la Tunisie d’abriter la deuxième phase du Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI). L’Agence assure ainsi la veille technologique dans ce domaine et oeuvre en même temps à encourager le développement des solutions tunisiennes dans le domaine de la sécurité informatique. L’objectif étant d’assurer une autonomie technologique dans ce domaine stratégique et de créer une expertise en la matière.
L’ANSI se charge, d’autre part, de l’audit des systèmes informatiques et des réseaux qui relèvent des différents organismes publics. Le régime de l’audit est ainsi une intervention obligatoire et périodique. Cette opération, qui ne concerne pas d’ailleurs, « les réseaux appartenant aux ministères de la Défense nationale et de l’intérieur et du Développement local », d’après le texte de loi qui fixe son domaine d’intervention.
L’opération d’audit est effectuée par des experts agréés par l’Agence (ANSI).
Dans le cas d’une attaque, d’une intrusion ou de toutes autres perturbations susceptibles, d’entraver l’exploitation d’un autre système ou réseau, l’Agence intervient pour isoler le système affecté jusqu’à ce que les perturbations soient nivelées.
Notons à ce sujet qu’à l’échelle mondiale, l’année 2003 a enregistré une progression de 67% en matière d’attaques cybernétiques. Les pertes économiques dues aux seules attaques virales, ont dépassé 50 millions de dollars en 2003.

Hassen Ghediri


Conférence d’Anouar Braham

Anouar Braham

Anouar Braham, l’incontournable maître du « Oud », nous revient en franchissant encore un pas dans la maîtrise de cet instrument séculaire avec un nouveau CD : « Le pas du chat noir ». En trio, encore, en compagnie du pianiste François Couturier, de l’accordéoniste Jean-Louis Matinier, Braham nous livre une musique apaisée, élégiaque, d’un raffinement de timbre extrême, d’un équilibre formel miraculeux. Les détails, on les aura lors de la conférence de presse prévue ce jeudi à 10h00 à l’hôtel Abou Nawas, Tunis. La musique, on la découvrira les 16 et 17 avril dans les concerts de l’Acropolium de Carthage.

Printemps musical

Trois rendez-vous musicaux ponctueront le mois d’avril à Ennejma Ezzahra. Au menu, un concert qui sera donné le 13 avril par un trio de brillants musiciens lauréats de Grands prix en France (piano, hautbois et basson) avec au programme Ravel, Schumann, Bruch etc... Un deuxième concert, prévu pour le 23 avril, donnera à entendre une nouvelle création d’Ahmed Achour. Le dernier concert programmé le 29, à l’occasion du Mouled, sera consacré au chant mystique.

Femmes, je vous aime

Le prochain invité de la Galerie Kalysté de la Soukra n’est autre que Moncef Guiga. Un artiste qui sait amoureusement donner la parole aux femmes. Qui les provoque avec élégance pour s’exprimer jusqu’à éblouir ... Les « femmes » de Guiga ne sont pas uniquement des nus, agréables à voir, mais elles sont pleines de vie, d’intelligence et d’affection. Des femmes douces-fortes, et qui interpellent par la raison et la pudeur à vous caresser le regard sans limites et vous foudroyer la cervelle par leur parfum-éveil. Le vernissage de cette exposition intitulée « Parfum de femmes » aura lieu le vendredi 9 avril à 18h00.

Cactus

« Cactus », tel est le titre du nouveau roman de l’écrivain Mohamed Habib Hamed qui a signé, auparavant, plusieurs autres romans dont nous citons à titre d’exemple : « La mort de l’ombre », « Goret Magor », « Zooz », « L’oeil du mulet » ... Cet écrivain généreux nous présentera, ce jeudi, son récent roman à la Médiathèque Charles De Gaulle, et ce, à partir de 18h00.

Histoire et histoires

Le thème que propose le cercle du patrimoine, animé par l’historien Abdessatar Amamou, portera sur le « patrimoine islamique à Tunis ». Une rencontre-débat avec le professeur Mohamed Yâalaoui est prévue pour demain à 16h00 au Centre culturel de la ville de Tunis, Boulevard du 9 avril (ancien siège du RCD).

Harmonica

Le Club culturel Tahar Haddad présente l’exposition « Harmonica » de Fatma Masmoudi Ayadi. Dans cette exposition, l’artiste expérimente des techniques mixtes. Le vernissage aura lieu demain (mercredi 7 avril) à 17h00. L’exposition se poursuivra jusqu’au 21 avril 2004.




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