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Mega Revue de Presse (Français/Anglais/Espagnol)


Des vedettes de marque à Djerba
Pour la promotion du tourisme...

L’hôtel Sofitel Palm-Beach de la zone touristique de Djerba connaît actuellement la présence de la ravissante Canadienne Godreche Judith qui a brillé de mille feux dans le dernier film "L’auberge espagnole", de Tortora Stéphane, rédacteur en chef des spots sur M6 Dido, champion du monde de King Boxing et Boxe thaï qui prépare un film dont la promotion va commencer au cours du mois de juin prochain ainsi que d’un certain nombre de personnalités politiques de la France.

En marge de la présence de ces personnalités de marque, nous avons rencontré M. Hamid Ben Tahar PDG du Sofitel Palm-Beach :
"Ces personnalités sont devenues aujourd’hui plus que des clients. Ce sont de vrais amis de Djerba. Ils y viennent trois ou quatre fois par an et on organise régulièrement à Paris des soirées jerbiennes où on peut croiser les plus grandes célébrités du monde de la télévision, du cinéma et des personnages connus de la vie politique.
Ces personnalités se donnent rendez-vous hiver comme été à Djerba ; certains pour des séjours de bien-être dont l’objectif et de se ressourcer grâce à l’Aquathérapie, d’autres pour profiter de la beauté des plages ou encore la dualité mer-désert (entre Djerba et Tozeur).
Il y a même aujourd’hui un club de "Belote" qui s’est constitué et qui se retrouve chaque été à Djerba.
M.  Hamid Ben Tahar ajoute que toutes ces personnalités sont attachées au climat et à la beauté de l’île de rêve et surtout à la qualité de l’accueil, la générosité des Tunisiens dont la gentillesse et l’hospitalité ne cessent d’être louées.
D’ailleurs, on assiste à chaque départ à de vrais moments d’émotion, des accolades de fraternité, de confiance, des au revoir, car il s’agit bien d’un aller et retour pour cette destination.

Meïmoun ETTOUNSI
Le Temps
24 - 04 - 2004


Droit de vote des femmes

Le 21 avril 1944, les Françaises se voyaient accorder le droit de vote par le général De Gaulle. Or, l’obtention de ce droit n’a pas été facile pour les femmes de maints pays. C’est que l’homme, s’estimant supérieur à la femme, avait tout fait pour que les charges de responsabilité lui soient réservées, dans la vie publique comme dans la vie privée. Il a, donc, fallu aux femmes mener, un peu partout dans le monde, un long combat, fait de patience, de subtilité, de charme et de ruse - au vrai une admirable stratégie - pour qu’elles triomphassent d’un parti pris ancré dans la nuit des temps.

Les femmes s’efforcèrent donc de faire honte aux mâles d’accaparer les urnes. Elles justifiaient de leur droit d’en approcher dans une de ces formules tranchantes et simpliste qui plaisent à nos esprits affamés de logique : La femme qui paie l’impôt doit le voter.
Depuis 1945, donc, les Françaises votent, elles sont éligibles. Peu à peu, l’un des codes les plus misogynes du monde s’est vu presque entièrement vidé de son sens.
Pour la première fois, le 21 octobre 1945, tous les Français et toutes les Françaises furent appelés à voter. Les militaires pouvaient, en effet, remplir comme tout le monde leur devoir de citoyens. Quant aux femmes, elles avaient eu droit à une "répétition générale" lors des élections municipales du 16 mai. C’était l’accomplissement d’un engagement pris à Alger par le gouvernement provisoire et ratifié par un décret du 21 avril 1944.
Ainsi l’on assista à des scènes inhabituelles dans les bureaux de vote : mamans portant leurs bébés en pleurs ou religieuses se glissant furtivement dans l’isoloir comme dans un confessionnal.
En Tunisie, si le Code du Statut personnel du 13 août 1956 abrogea un ordre ancien, construit de préjugés et de discriminations, il définit en même temps un nouvel idéal social, plus conforme à l’esprit de la loi islamique, et plus ouvert aux nécessités du progrès.
Conformément à la politique des étapes et à une démarche évolutive, mais sans transiger sur les objectifs, la femme a été dotée progressivement de la plénitude de ses droits juridiques, politiques et sociaux. Des textes juridiques parus après 1956 et, surtout, après le Changement, vinrent en effet préciser la portée de certaines nouvelles dispositions, reconnaître de nouveaux droits à la femme, ou encore parfaire l’égalité recherchée entre l’homme et la femme au sein de la famille et dans la société.
La liste des réformes apparaît en définitive impressionnante  : suppression des distinctions tenant au sexe en matière d’incapacités, abolition de la polygamie, élimination du droit de contrainte matrimoniale (Jabr), exigence du consentement des époux au mariage, relèvement de l’âge minimum du mariage et institution du certificat prénuptial, exigence d’un acte authentique pour la validité du mariage, exigence de l’intervention du juge pour prononcer le divorce et égal accès au divorce pour l’homme et pour la femme, obligation pour la femme de contribuer aux charges du ménage si elle a des biens et affirmation de la liberté patrimoniale de l’épouse, aménagement du droit de garde et de certaines dispositions du droit successoral, réforme du droit de l’absence, institution de l’adoption et de la tutelle, réforme de l’état civil, encouragement à la pratique du planning familial, institution de l’égalité des peines entre l’homme et la femme en matière d’adultère, interdiction des discriminations entre les sexes en matière d’emplois, de salaires et d’accès à l’instruction, droit d’être électrice et éligible...

Moncef CHARFEDDINE
Le Temps
23 - 04 - 2004


Expulsion de l’imam de Vénissieux : le ministère apporte de nouveaux éléments

Le tribunal administratif de Lyon a entendu lundi matin les "éléments nouveaux" produits par le ministère de l’Intérieur pour convaincre le TA de revenir sur sa décision de suspendre l’expulsion de l’imam de Vénissieux, Abdelkader Bouziane.
Le juge, qui rendra sa décision mardi, pourra confirmer la suspension de l’expulsion, annuler cette décision du TA ou renvoyer le dossier devant un collège de juges.
L’imam salafiste, 52 ans, avait été interpellé le 20 avril et expulsé le lendemain vers l’Algérie en application d’un arrêté ministériel d’expulsion daté du 26 février. Le TA avait suspendu vendredi l’exécution de cet arrêté, invoquant "un doute sérieux sur la légalité de cette décision".
Dix nouvelles pièces, dont deux "notes blanches" des renseignements généraux (RG), ont été produites lundi devant le juge par Me Georges Holleaux, l’avocat du ministère de l’Intérieur. Il a expliqué que ces notes n’avaient pu être "déconfidentialisées" à temps pour l’audience en référé du 22 avril.
Elles démontrent, selon lui, "l’implication" de M. Bouziane "au sein d’un mouvement salafiste" et dans trois filières terroristes : les "filières afghanes, yéménites et tchétchène". "Il y a des éléments précis quant au contact et la proximité avec des réseaux prônant la lutte armée contre la Chrétienté", a-t-il affirmé.
Les RG ont "constaté des contacts avec des militants qui pratiquent un prosélytisme dans l’action violente, remobilisent, regroupent et organisent (...) des stages de recrutement pour des organisations internationales.
Selon Me Holleaux, l’une des "notes blanches" met en évidence le "rôle de référent religieux" de l’imam qui a "validé par une +fatwa+ en avril 2003 le jihad contre les intérêts américains en France".
"Il se vantait d’être le premier et le seul imam en France à avoir pris cette position", a affirmé l’avocat, soulignant que l’imam chargeait des militants salafistes de "relayer ce message auprès des Frères Musulmans". "C’est à partir de ça que des collectes de fonds ont été organisées", a-t-il dit.
Selon la seconde note des RG, l’imam "est apparu au contact d’éléments salafistes" dans trois filières terroristes : la "filière afghane et le réseau allemand de Francfort", la "filière yéménite", par le biais de "jeunes salafistes ayant eu une formation paramilitaire au Yémen", et enfin la filière tchétchène.
Me Holleaux a rappelé la jurisprudence du conseil d’État, selon laquelle "prôner le recours à l’action violente et l’hostilité aux principes républicains, apporter un soutien logistique sous forme de collectes de fonds", étaient "des motifs justifiant une expulsion".
Mais pour l’avocat de l’imam, Me Mahmoud Hebia, "il n’y a aucun élément nouveau autorisant le tribunal à revoir sa décision". "On développe des éléments (...) mais on ne le prouve pas. Aucun acte personnel n’est indiqué dans la procédure", a-t-il affirmé, soulignant que son client niait "catégoriquement" ces accusations.
Me Hebia a par ailleurs demandé au TA d’intervenir pour "rapatrier M. Bouziane dans les meilleurs délais et avant cinq jours". Afin notamment de préparer sa défense pour l’audience sur le fond qui devrait avoir lieu dans un ou deux mois.

AFP
26 - 04 - 2004


Couverture sociale des avocats :
Pomme de discorde entre le ministère et le Bâtonnat

La Tunisie vient d’être élue membre de la sous-commission des Nations-Unies pour la promotion et la protection des droits de l’Homme en la personne de M.  Habib Cherif, coordinateur général des droits de l’Homme. “Cette consécration est l’aboutissement d’une série de réalisations qui s’opèrent avec discrétion et profondeur et qui revêtent un caractère global, conformément à ce qui est énoncé par la dernière réforme constitutionnelle”. C’est ce qu’a déclaré, M. Bechir Tekkari, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, dans un bref prologue à la conférence de presse qu’il a tenue hier au siège de son département avant de rappeler les différentes mesures prises par la Tunisie, partant de ses convictions en les valeurs universelles des droits de l’Homme, telles que l’octroi d’un patronyme pour les enfants d’origine inconnue, le développement de la solidarité, la promotion du droit d’expression et l’octroi d’un visa à un parti politique...

Après cette introduction, le ministre a donné la parole aux journalistes qui étaient nombreux à s’intéresser au projet de loi sur l’attentat aux bonnes moeurs et à la répression du harcèlement sexuel. Les questions se sont articulées entre autres autour des rapports entre le ministère et le conseil de l’ordre des avocats, de la situation dans les prisons tunisiennes, de la loi contre le terrorisme etc...

Divergences de points de vue
Sur une question relative aux attentes du ministère des élections au sein du conseil de l’ordre des avocats, M. Tekkari a rétorqué que le ministère a les mêmes attentes que le barreau. Le ministre a fait état de certaines divergences entre son département et le conseil de l’ordre des avocats sur certaines questions dont notamment la couverture sociale. Il a toutefois tenu à préciser : "nous ne sommes pas en désaccord avec les avocats, nous sommes à l’écoute de leurs problèmes et de leurs préoccupations...nous poursuivons le dialogue avec l’ordre des avocats mais nous ne sommes pas encore parvenus à une solution", a-t-il indiqué.
La divergence des points de vue entre le ministère et le bâtonnier porte sur la conception du ministère quant à la couverture sociale qu’elle voudrait globale et équilibrée. Le bâtonnier quant à lui plaide pour l’augmentation du prix du timbre. Le ministère n’est pas contre la hausse du prix du timbre mais considère que cette mesure à elle seule, est inutile. Nous déplorons par ailleurs que des noms qui ont des responsabilités dans le barreau ne paient pas le prix du timbre.
Le ministre qui a dit respecter les choix des avocats, espère aboutir à un modus vivendi sur cette question à travers la poursuite du dialogue avec le bâtonnat.
A propos des résultats de la dernière rencontre entre le ministère et le comité directeur de l’association des jeunes avocats, M. Tekkari a noté que cette rencontre a permis de s’arrêter aux problèmes que rencontrent les jeunes avocats et les avocats stagiaires. Nous avons publié aujourd’hui (hier) une circulaire appelant les secrétariats des tribunaux à s’intéresser davantage aux avocats stagiaires qui ne sont pas habitués à l’ambiance des tribunaux, aux salles d’audience etc. Nous sommes par ailleurs en train d’approfondir la réflexion autour d’autres points tels que l’installation des avocats...

Transfert de la prison de Tunis
Sur une question relative au transfert de la prison civile de Tunis à El Mornaguia, M. Tekkari a laissé entendre que la prison de Tunis est logée dans un vieux bâtiment et qu’un bâtiment moderne à El Mornaguia est en cours de construction, les travaux sont à un stade avancé et nous espérons qu’ils s’achèveront d’ici la fin de l’année pour procéder au transfert.
Répondant à une question de savoir si la Tunisie autorise des organisations internationales de visiter les prisons tunisiennes pour s’enquérir de la situation en leur sein, le ministre a noté que les prisons tunisiennes répondent aux normes internationales et d’ajouter "Nous n’avons aucun inconvénient à ce que des organisations internationales telles que le comité international de la croix et du croissant rouge visitent les geôles tunisiennes, d’autant que le CICR a des traditions dans ce domaine et est connu pour son impartialité et son indépendance."
Dans ce même contexte et sur une question de savoir si le ministère autorise la LTDH ou amnesty international de visiter, suite à leur demande les prisons tunisiennes, le ministre a noté que la première condition à remplir par une organisation pour formuler une telle demande est qu’elle soit légale. Pour le moment, le jugement du tribunal a délimité les prérogatives de la ligue tunisienne des droits de l’Homme à la préparation du prochain congrès. Pour ce qui est d’Amnesty international, le ministre s’est contenté de dire qu’il y a une différence à caractère juridique entre amnesty international et le CICR.

Sollicitations réitérées et pressantes
Le projet de loi sur l’attentat aux bonnes moeurs et la répression du harcèlement sexuel, évoqué avec insistance lors de cette conférence de presse, aborde deux principales questions :
Le premier consiste dans les agressions, par la parole, les gestes et les actes, constatées sur la voie publique et qui sont de nature à heurter les règles de la morale et des bonnes moeurs. "Nous avons tous des filles et des soeurs qui peuvent être exposées à de telles agressions et le législateur se doit d’intervenir par un texte de loi".
Le deuxième aspect évoqué par ce projet de loi, est généré par le développement de la société tunisienne, soit le harcèlement sexuel. On ne peut parler de harcèlement, a tenu à préciser le ministre, qu’en présence d’un certain nombre de conditions, qui consistent à faire des sollicitations réitérées et des demandes pressantes pour des fins sexuelles. Le fait d’exprimer spontanément "des sentiments fougueux", a-t-il estimé, n’est pas considéré comme étant du harcèlement. Celui-ci peut émaner d’un homme ou d’une femme. Le ministre a noté que les relations entre l’homme et la femme sont ordinaires et basées sur le respect mutuel. C’est pour préserver ces relations et protéger la dignité des deux parties, que de telles dispositions sont prises. Ce projet de loi punit également les plaintes non fondées et diffamatoires.
"Le projet de loi en question est un texte équilibré, qui protège les libertés et il ne faut pas qu’on l’interprète sur la base d’arrière-pensées et ou sur certains cas de dépassements isolés". Ceci étant, un texte est déjà en vigueur sur l’attentat aux bonnes moeurs et sur la base duquel des jugements ont été prononcés, condamnant des manquements au respect de la morale et des bonnes moeurs. Le ministre a exclu qu’il y ait une campagne de répression de l’attentat aux bonnes moeurs, "il y a certains phénomènes que la police se doit de constater et que le tribunal se doit d’examiner et de dire son mot là-dessus."
Sur la question du terrorisme, le ministre a noté que la Tunisie a lutté contre ce phénomène en intervenant sur les fronts sécuritaire et préventif. La Tunisie est immunisée plus que d’autres pays du terrorisme, mais il ne faut pas oublier que le terrorisme dépasse les frontières et est à caractère international, c’est pour cela qu’un texte de loi sur le terrorisme a été publié. Le terrorisme est défini, selon ce texte, comme un projet individuel ou collectif visant à agresser un individu ou une collectivité en vue de lui ou (leur) faire peur ou de l’( les) horrifier.

À lire vite... à lire vite

Présidentielles et législatives
Sur une question relative aux préparatifs du ministère pour l’organisation des élections présidentielles et législatives du 24 octobre prochain, le ministre a noté que le déroulement des élections est prévu par le code électoral, lequel impute la responsabilité de l’organisation des élections au gouverneur et au ministre de l’intérieur. Le ministère de la justice n’a pas un rôle dans ce domaine. Il y a toutefois des commissions présidées par des magistrats et dont le rôle est de recevoir les recours présentés à propos de l’inscription sur les listes électorales, de dénombrement des voix...

Toilettage
Le code des obligations et des contrats a été soumis à un toilettage visant à le débarrasser de certaines notions anachroniques et désuetes. Il a été également procédé dans le cadre de cette révision à la suppression de certains articles qui ne sont plus adaptés avec l’évolution de la société tunisienne.

Affaires ou litiges
Interrogé sur la lenteur constatée dans les tribunaux pour se prononcer sur les affaires des justiciables, le ministre a appelé à faire la distinction entre affaire et litige. En moyenne, une affaire ne séjourne, selon ses dires, que deux mois au tribunal de première instance, trois à quatre mois en appel et six mois en cassation. Les choses prennent beaucoup plus de temps, une à deux années, en cas de litige...

Révision du statut des magistrats
L’Association tunisienne des magistrats n’est pas un syndicat, a noté le ministre en réponse à une question qui lui a été posée par un journaliste autour des revendications des magistrats. Nous dialoguons avec l’association sur les affaires qui concernent les magistrats telles que la révision du statut. Nous avons tenu cinq réunions avec l’association sur la révision du statut, il y a des suggestions positives et d’autres qui sont discutables. Nous avons préparé la première mouture de cette révision et nous comptons nous concerter avec l’association là-dessus.
Reste une question subsidiaire inhérente aux postes fonctionnels accordés aux magistrats. Ces derniers demandent à ce qu’ils soient alignés, à ce sujet, sur le régime de la fonction publique. Le ministre a exclu qu’il y ait un quelconque atermoiement de la part du ministère à ce sujet, toute demande est étudiée sous ses différents aspects en vue de lui trouver la solution idoine, a-t-il souligné.

Hajer JERIDI
Le Temps
21 - 04 - 2004


Les dessous d’une réconciliation au MDS qui marque le pas

M. Sahbi Bouderbala
« M. Bouleyha veut une réconciliation à sa mesure  »

La réconciliation au sein du Mouvement des Démocrates Socialistes (MDS) marque le pas et la majorité de ceux qui se sont retirés lors du congrès de mars 2001 et à leur tête M. Taieb Mohsni et M. Sahbi Bouderbala refusent de prendre leurs cartes d’adhésion comme le propose le secrétaire général, M.  Ismaïl Boulehya, sans recevoir des garanties qui leur permettent notamment d’avoir un droit de regard sur les préparatifs du congrès qui se tiendra l’été prochain. Pour en savoir plus nous avons invité M. Sahbi Bouderbala. Interview.

Le Temps : M. Ismaïl Boulehya a laissé entendre, lors d’une conférence de presse, que vous êtes prêt à prendre la carte d’adhésion mais, que moralement, vous ne pouvez pas « lâcher » Taïeb Mohsni. Qu’en pensez-vous  ?
M. Sahbi Bouderbala : D’abord, la carte n’a jamais été un lien entre le secrétaire général et le militant. C’est un lien entre le militant et le parti. J’ai ma carte et je ne sais pas de quelle carte parle M. Boulehya. Le problème n’est pas là. En plus, moralement je suis tenu par les promesses et les idéaux qui ont été à l’origine de la débâcle de 2001 et si M. Boulehya n’a pas tenu en 2001 ses engagements moraux et politiques, moi je tiens mes engagements et je ne veux pas qu’on commette les erreurs du congrès de 2001.

• Lesquelles  ?
- Un congrès sans rapports moral et financier et duquel a été issue une direction sans quitus. Pour nous, ce congrès reste inachevé. Aujourd’hui, M.  Boulehya veut tenir un congrès alors que le congrès ordinaire doit se tenir en 2005 je pense qu’il veut tout simplement prolonger encore son mandat de quatre années.

• Mais auparavant, vous étiez pour la tenue d’un congrès extraordinaire ?
- C’était deux années avant. Maintenant de quel congrès on parle alors qu’on est à la veille d’importantes échéances électorales  ?

•Supposons que ce congrès se tienne avant ces échéances électorales vous allez y participer ?
- A condition que nous participons dans des instances adéquates aux préparatifs pour que les erreurs du passé ne se renouvellent pas.

•Quelles instances adéquates ?
- La commission de préparation du congrès qui n’a pas été encore constituée alors qu’on nous annonce la création de 16 commissions et on nous propose d’en faire partie.

•C’est M. Boulehya qui vous l’a proposé ?
- Il nous a appelés moi et Taïeb Mohsni et il nous a dit qu’il est préférable qu’on prépare ensemble le congrès et il serait inutile de tenir notre conseil national le même jour que le Conseil national du MDS légal. Nous avions reporté le nôtre et nous lui avons dit qu’il faut que nous fassions partie d’instances qui peuvent contrôler les préparatifs du congrès, une sorte de droit de regard. Après on a tenu une réunion à trois. M. Boulehya a proposé à M. Taieb Mohsni la commission politique avec toutes ses composantes et deux autres commissions pour deux membres de notre Bureau politique. Mais après il s’est rétracté. Le problème est qu’on ne peut plus avoir confiance en quelqu’un qui dit aujourd’hui une chose et demain son contraire, c’est ce qui est arrivé lors du congrès de 2001 et on ne veut plus commettre les mêmes erreurs.

•Mais pourquoi vous ne réintégrez pas la composante légale et préparer ensemble le congrès ?
- Ecoutez, supposons qu’on prenne les cartes d’adhésion sans aucune garantie on risque de ne pas être congressiste.Vous savez d’après les statuts que ce sont les membres du Bureau politique et du conseil national qui sont automatiquement congressistes en plus pour trois adhérents il y a un congressiste. M. Boulehya contrôle les structures officielles donc on risque de se retrouver avec les cartes d’adhésion qu’il nous propose sans plus . Il nous dit que les portes sont grandes ouvertes mais on ne sait pas si c’est pour entrer ou pour sortir.

•Et vous qu’elles sont vos propositions ?
- Que tous les membres du Conseil national depuis le congrès de Sfax de 1995 soient admis au Conseil national actuel et soient ainsi congressistes et tout s’arrangera. Ça sera une vraie réconciliation.

•Vous pensez que M. Boulehya ne tient pas à une vraie réconciliation ?
- Non, M. Boulehya veut la réconciliation mais il là veut à sa mesure. Donc il faut qu’il cherche les gens qui peuvent l’accepter à sa mesure.

Interview réalisée par Nejib Sassi
Le Temps
21 - 04 - 2004

 


Prochaines élections du Bâtonnier et du Conseil de l’Ordre des avocats
« Le Conseil de l’Ordre doit faire sa révolution »

Dans le cadre de la série d’interviews à l’occasion des élections du Bâtonnier et du Conseil de l’Ordre des avocats en juin 2004, nous invitons, aujourd’hui, Me Jameleddine Bida, candidat au poste de Bâtonnier. Nous avons auparavant interviewé Me Brahim Bouderbala, Me Abdessattar Ben Moussa, Me Elyès Gargouri et Me Badïi Jrad, candidats aussi, au poste de Bâtonnier.

- Le Temps : Parlez-nous de votre itinéraire >
- Me Jamaleddine Bida : En deux mots : j’ai passé 30 ans au barreau dont 7 ans en tant que membre du Conseil de l’Ordre et 5 ans en tant que secrétaire général.

- Justement, que pensez-vous de la situation actuelle de la profession ?
- Je pense réellement que la situation est dramatique et que nous avons, peut être, et je n’exagère pas, touché le fond.

- Quelles en sont les causes ?
- Le barreau souffre d’une forme de paupérisme qui met les jeunes en plein désarroi. Tout le monde parle de crise. Il y a des maux mais il y a aussi des remèdes que, jusqu’à présent nous n’avons pas trouvés. Pourtant, à mon avis, les solutions existent et je dis que nous devons au moins dispenser ces jeunes avocats du désarroi.

- Les raisons de ce désarroi ?
-C’est malheureux de le dire car le jeune avocat accède à un métier qu’il aime mais il trouve des horizons fermés et y passe 2, 3, 4 ans sans voir le bout du tunnel. Il nous faut, donc, fournir une assurance pour l’avenir aux jeunes, c’est-à-dire une forme de garantie à cette jeunesse pour qu’elle puisse être sûre de pouvoir développer ses espérances dans ce métier. C’est là tout le problème. Bien sûr il y a des difficultés qui existent à droite et à gauche qui tiennent à la gestion et à l’administration des affaires.

- Que préconisez-vous pour remédier à cette crise ?
- On peut remédier à la crise tout d’abord en réformant l’administration de l’Ordre des avocats et en modernisant sa gestion de sorte qu’elle soit capable de répondre efficacement aux demandes et aux services des avocats. En un mot, l’administration de l’Ordre doit faire sa révolution. Le second objectif concerne la situation matérielle des jeunes avocats.
Le jeune avocat ne peut plus continuer à vivre dans le paupérisme et le désarroi.

- Comment, pratiquement, remédier à la dégradation de cette situation matérielle ?
- Le jeune en stage doit bénéficier d’une indemnité de stage qui doit lui être dispenser par le cabinet au sein duquel il exerce. Il doit aussi bénéficier d’une indemnité de premier emploi comme les autres diplômés du supérieur. C’est son droit absolu, car le barreau participe activement à la lutte contre le chômage des diplômés du supérieur en employant la grosse proportion des diplômés des facultés de droit et c’est à son honneur.
Le 3ème objectif concerne la commission d’office dont l’indemnité reste modique.
- Mais elle a été augmentée l’an dernier à 100 dinars.
- Quand on paie un avocat stagiaire seulement 100 dinars pour une affaire criminelle. C’est le meilleur moyen de dévaluer le métier. Une affaire sur laquelle il doit passer 2 à 3 mois de travail. Je pense que le minimum en deçà duquel on ne peut pas descendre pour ce genre de commission d’office serait de 250 dinars. Car, l’avocat stagiaire accomplit là un service qui est du domaine public.
Avec ces trois indemnités on peut arriver à fournir un revenu convenable pour le jeune avocat et cela lui permettra d’envisager l’avenir avec une meilleure assurance tout en lui évitant d’emprunter certains chemins tortueux pour constituer une « clientèle ».

- Cela concerne les jeunes mais pour tout le corps d’avocats que préconisez-vous ?
- Pour améliorer la situation pour tout le corps, en général, il y a lieu d’élargir le domaine d’intervention de l’avocat en supprimant certaines lois et en en amendant d’autres et en généralisant le ministère d’avocat à toutes les instances judiciaires, y compris au stade de l’enquête de police. Cela constituera, d’ailleurs, une meilleure protection des libertés et en même temps, cela injectera une forme d’assurance pour l’avenir pour les jeunes et les moins jeunes du Barreau.

- Et en ce qui concerne la caisse de prévoyance sociale. Il y a une divergence entre le Conseil de l’Ordre et le ministère. Le premier est pour l’augmentation du timbre pour financer cette caisse alors que le ministère préconise l’instauration d’une caisse globale. Qu’en pensez-vous  ?
- La solution du timbre n’est peut-être pas la meilleure, parce que le revenu du timbre demeure encore inconnu à cause de la variation du nombre d’affaires et à cause aussi des délais de rétrocession . En plus, le timbre n’est pas le moyen le plus égalitaire, car tous les avocats n’engagent pas le même nombre d’affaires auprès des tribunaux alors que tous les avocats doivent en fin de carrière bénéficier de la même retraite.

- En plus le ministre de la Justice, lors d’une conférence de presse, tenue mardi dernier, avait dit que certains noms qui ont des responsabilités dans le barreau ne payent pas le timbre ?
- Je ne connais pas d’avocats qui ne payent pas le timbre lors de l’engagement d’une action en justice ou lors d’une constitution dans une affaire donnée.

- Mais quelle formule avancez-vous pour cette caisse ?
- Nous devons imaginer une ou des solutions complémentaires en vue de fortifier les ressources de la caisse et pouvoir instituer un système intégral de garantie et de protection sociale. C’est malheureux qu’un secteur tel que celui des avocats demeure encore sans couverture sociale.

- Parlons du Conseil de l’Ordre actuel, les relations entre certains membres et le Bâtonnier ne sont pas au beau fixe ?
- C’est normal qu’ils aient des problèmes. Cela prouve l’existence d’un débat autour des problèmes qui concernent la profession. Il faut seulement observer le devoir de délicatesse, de courtoisie et de déférence envers le Bâtonnier de l’ordre car qu’on le veuille ou non, il demeure le président de l’Ordre jusqu’à l’expiration de son mandat.

- On parle de divergences à caractère politique ?
- La couleur politique importe peu quand l’avocat se comporte en tant qu’avocat. Le danger se présente quand l’avocat se comporte en tant que militant d’un courant ou d’un parti politique au sein du barreau.

- La candidature éventuelle du Bâtonnier Me Abdeljelil Bouraoui va-t-elle brouiller, selon vous, les cartes ?
-Le barreau est peuplé de compétences qui connaissent bien les candidats qui briguent le poste de Bâtonnier. Les avocats savent choisir celui qui défendra leurs intérêts. Dans le secteur des avocats rien n’est joué d’avance surtout qu’au barreau les élections sont libres et démocratiques.

Interview réalisée par
Néjib SASSI
Le Temps
24 - 04 - 2004


Le chef de l’État reçoit le Prix 2004 pour la paix,
la coopération et la solidarité de l’organisation
’’Gold Mercury International’’

Carthage - (TAP) - L’organisation ’’Gold Mercury International’’ a, lors de la cérémonie organisée hier matin, au palais de Carthage, sous la présidence du Président Zine El Abidine Ben Ali, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale des associations, décerné au chef de l’État le Prix de l’organisation pour la paix, la coopération et la solidarité, au titre de l’année 2004.

M. Eduardo De Santis, président du comité exécutif du Gold Mercury International, qui a remis le Prix au Président de la République, s’est adressé au chef de l’État en ces termes :
’’C’est pour moi et les membres du comite exécutif, un immense honneur de nous trouver en Tunisie, terre d’accueil, de rencontres, et plus particulièrement à Carthage, lieu symbole et berceau de toutes les civilisations de notre prestigieuse Méditerranée. C’est également un insigne honneur pour le comité exécutif du Gold Mercury International de décerner à son Excellence, Monsieur le Président Zine El Abidine Ben Ali, Président de la République Tunisienne, pour la première fois sous cette dénomination, le Prix du Gold Mercury Award pour la paix, la coopération et la solidarité, pour l’année 2004.
Cette distinction est accordée aujourd’hui à une personnalité de la lignée des hommes d’État, des penseurs et réformateurs qu’a connus le monde en général, et le monde arabe en particulier.
La Tunisie, fière de son histoire, a enfanté Amilcar, Hannibal, Saint Augustin et puis Ibn Khaldoun, Khéreddine, et récemment le leader Bourguiba, et, comme tous ces penseurs et hommes politiques, vous avez dans un monde actuel très difficile et controversé, contribué à l’enrichissement de l’histoire et de la pensée dans votre pays et garanti une qualité combien rare de nos jours, la paix et la sécurité au sein de la société tunisienne.
Les réformes lancées et réalisées sous votre conduite depuis l’avènement du Changement du 7 Novembre 1987 ont permis une mutation qualitative du système politique en Tunisie, avec la consolidation de l’État de droit, le renforcement des droits humains, la consécration des valeurs de solidarité ainsi qu’une politique sociale et éducationnelle d’avant-garde, basée sur la concertation et l’accès au savoir à tous les citoyens. Cette option démocratique et sereine a fait de la Tunisie un modèle à suivre pour de nombreux pays.
Monsieur le Président, votre appel en 1989, du haut de la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, à la nécessité de réfléchir à la conclusion d’un contrat international pour la paix et le progrès est toujours d’actualité et souligne encore une fois la pertinence de votre approche en matière de relations internationales et la justesse de votre combat inlassable pour consolider la paix dans le monde.
Votre engagement pour la paix s’est manifesté concrètement par la participation de la Tunisie à plusieurs opérations de maintien de la paix sous les mandats de l’ONU, que ce soit au Sahara occidental, au Congo, au Cambodge, en Somalie, au Burundi, au Rwanda, Haïti, et dans d’autres régions du monde.
Votre action en faveur de la paix et de la sécurité s’est également traduite par vos nombreuses initiatives, quant à la création d’un mécanisme de prévention et de gestion des crises, notamment au sein de l’Union africaine, ou bien votre appel sur la nécessité de l’interposition de forces multinationales de paix dans le conflit israélo-palestinien afin de garantir le maximum de chances quant à la solution de ce problème.
Sur un autre plan, permettez- moi, Excellence, de souligner le rôle du Fonds de solidarité nationale dans l’amélioration des conditions de vie des citoyens et la réduction de la pauvreté. Ce Fonds, devenu une source de rayonnement pour la Tunisie, est un motif de fierté pour les Tunisiens lorsque la communauté internationale l’a adopté en décembre 2002 pour créer le Fonds mondial de solidarité.
Très tôt, vous avez préconisé de traiter les phénomènes tels que l’extrémisme et le terrorisme, à l’échelle internationale et de manière radicale, dans le cadre de la coopération internationale, du dialogue des cultures et des civilisations. Votre proposition pour l’adoption par la communauté internationale d’un code de conduite pour la lutte contre le terrorisme nous interpelle tous et nous commande d’agir en vue de la mise en œuvre de cette initiative, ainsi d’ailleurs que votre proposition adoptée en novembre 2003 par les Nations unies concernant le droit des jeunes à la pratique du sport et à l’éducation physique, la pratique du sport comme moyen de développement économique et social.
La pertinence de vos choix politiques et économiques et votre analyse fine des différents conflits qui bouleversent le monde aujourd’hui ont fait de vous un des grands visionnaires de notre temps. D’ailleurs, l’actualité récente, tant au niveau international, que sur la scène arabe et plus précisément à l’occasion de la tenue du Sommet arabe à Tunis, a démontré encore une fois la pertinence de votre approche quant à la nécessaire réforme profonde de l’intérieur des sociétés et États arabes. Ce sont là autant de motifs de satisfaction et de fierté de nous trouver en ce jour mémorable, en cette terre riche d’histoire et de culture, en vue de remettre cette haute distinction à son Excellence, Monsieur Zine El Abidine Ben Ali, Président de la République tunisienne’’.

Le Temps
24 - 04 - 2004


Eduardo de Santis

MÁXIMO EJECUTIVO Y COFUNDADOR DE TWELVE STARS COMMUNICATIONS El método : Hay que buscar la esencia profunda de una empresa, transformar sus contenidos en imágenes y llegar a una idea principal, que es el concepto de marca. Los espejismos : Hay cientos de fantoches, ganando miles de millones, que sólo venden logotipos vacíos. Lo importante : Crear una dinámica de cambios culturales en la propia empresa.

Eduardo de Santis
“Además del lazo, un regalo debe contener un sueño”

Eduardo de Santis, en uno de sus domicilios de Madrid.

Abogado ; actor y productor de cine ; con diversos master en administración de empresas ; formado en la Universidad de Roma y en la de Los Angeles, California ; Commendatore della Repubblica Italiana y Doctor Honoris Causa por la Universidad de Kensington ; alto responsable de grupos líderes mundiales en creación de marcas y responsable del nuevo concepto de posicionamiento estratégico de empresas, ahora, en su propia compañía, Twuelve Stars Communications ; íntimo conocedor de Mastroiani, De Sica o Pasolini y cómplice de Bank of America, Mercedes Benz, Shell o Santander Central Hispano. No es humilde, dice ser el mayor experto mundial en visión corporativa. Tampoco es hijo de un frankestein de las nuevas tecnologías. Es Eduardo de Santis : “antes de hallar su identidad, las empresas necesitan poseer la visión del futuro que quieren ocupar y dominar”.

Pregunta.- ¿Qué me vende ? ¿Más empresas bien adornadas ?
Respuesta.- Precisamente, no. Tras la Revolución Industrial se generó una cultura de fabricación de productos y se comenzó a trabajar en el desarrollo de medios para comunicarlos al gran público. Aquí se incluía el concepto de diseño industrial. Pero yo di un salto en los 60 y convencí al que me quiso escuchar de que, al margen de algunas empresas en todo el mundo, nadie tenía una identidad corporativa. Y todas las empresas necesitaban esto para tener una presencia, sobre todo a nivel de marca en el mercado. Sin marca no hay nada. Esto, tan sencillo, no termina de calar aún en Europa, en España, cuando ya en otros lugares estamos un paso más allá.
Empezamos a trabajar en América, por ejemplo, con Wells Fargo Bank. Wells Fargo era un negocio de dos judíos que estaban en California y que utilizaban la simple diligencia tirada por caballos para pagar las nóminas de los obreros del ferrocarril durante el nacimiento de la nación americana. Cada sábado, con o sin peligros, debían pagar. Con el tiempo, se convirtieron en un banco. Su identidad fue la diligencia.

P.- Usted es un fabricante de sueños para los propios empresarios...
R.- Voy mucho más lejos. Lo primero es buscar la esencia profunda de una empresa, analizarla y llegar al origen de su cultura. Evaluar las sinergias y empezar a transformar estos contenidos en imágenes, logotipos, y extender este concepto a miles de elementos que sirven en su conjunto para unificar una idea principal, que es el concepto de marca.
Buscar con improvisación otro referente de esos mundos tan arraigados, como el de Wells Fargo, con las técnicas generalizadas que utilizan la mayoría de los vendedores de humo corporativo y de basura de marca, es indignante.
La identidad corporativa ya está muerta. Estamos en la fase del posicionamiento estratégico. Nunca la identidad corporativa fue sólo un logotipo, pero se ha producido un sarampión. Todo el mundo quería un símbolo y un logotipo. Aparecieron miles de majaderos que creaban cajas vacías bien adornadas. Hay cientos de fantoches, ganando miles de millones, sin dar contenido y respuestas válidas a las empresas a medio, corto y largo plazo. Por eso, algunos me odian, porque digo estas verdades. Una caja de regalo debe estar bien adornada, con un hermoso lazo, pero debe contener una visión, un sueño realizable. Sin esta visión, una empresa jamás podrá cautivar a los consumidores. Sí podrá engañarlos durante algún tiempo.

P.- ¿Qué calidad tienen los empresarios españoles ?
R.- Hay muchas empresas a las que visito en las que el management (cuerpo directivo) no está a la altura de entender por qué hay que cambiar, como actitud valiente y de futuro, y para planificar el corto, medio y el largo plazo. Hay otras que sí aprecian esta necesidad y tengo un caso claro en España ; el de Pedro Ballvé, de Campofrío. Allí, hemos transformado una empresa cárnica burgalesa, ligada al bocata de chorizo, en una multinacional de nutrición. Tuvieron confianza en mí. El proceso de Campofrío, primero, fue interno, porque sin cambios culturales en la propia empresa no es posible seguir adelante en la creación de una nueva identidad y en la diferenciación de la competencia.
Con Campofrío hemos logrado lo mismo que con el giro que dimos a Argentaria o con la aplicación del concepto coke en Coca-Cola, que lo desarrollamos cuando Roberto Goizueta dirigía la marca. En Atlanta, Coca-Cola verificó en los 80 que, aún sin perder mercado, la competencia sí ganaba terreno y eso fue la señal de alarma. En EEUU, en la jerga popular, todo el mundo pide una coke cuando quiere un refresco de cola. Decidimos apoyarnos en esto. Luego vinieron toda una serie de productos para atender nuevas necesidades de segmentos del mercado, como los refrescos para niños o para los cuidadosos con la dieta.
Lo importante es crear en la propia empresa una dinámica cultural que penetre día a día. No son procesos inmediatos. En Campofrío hemos tardado de tres a cinco años en implementar el método.

P.- Usted es casi como un sumo sacerdote para una gran corporación. Crea entidades, otros seres. ¿Ha tenido algún problema ético ?
R.- He trabajado con Philip Morris, pero ahora no quiero saber nada de la industria del tabaco. Tengo un profundo conocimiento de lo que es este producto y no deseo que mis amigos sigan muriendo. Si hubiera una mínima sensibilidad gubernamental, hoy mismo tendrían que cerrar las tabaqueras.

P.- ¿Es consciente de que puede generar monstruos ? Hay empresas que se visten con ecología para vender subproductos...
R.- Yo soy coherente. Pongamos el caso de Iberdrola. Muchos me han llamado para preguntarme por qué no otras eléctricas más grandes. Porque, para mí, son paquidermos, que están anticuados, y porque no tienen, como Iberdrola, el 85% de energía limpia, porque incluyo a la nuclear en este capítulo. Y Galán persigue la generación del 100% de energía limpia. La única y verdadera energía limpia, junto a la eólica, hidráulica y la solar, es la nuclear, y lo defenderé hasta la muerte. Los residuos nucleares, miles de años bajo el mar, se autodestruyen. Claro, que si aparecen los borrachos de Chernobyl...El fuego también puede destruir el mundo y el agua nos puede matar a todos. La demagogia no lleva a ninguna parte ; en todo caso, al subdesarrollo.

Bicicletas eléctricas y aceite de oliva definitivo

Pregunta.- ¿Pero qué ha hecho con Iberdrola ?
Respuesta.- Conseguí llegar hasta Ignacio Sánchez Galán, recién nombrado consejero delegado. Le presenté el primer proyecto mundial para cambiar su empresa de utilities en una sociedad de productos y servicios y le convencí. Tiene 14 millones de clientes, ocho en España y seis en Latinoamérica, a los que puede vender casi todo. Serán las mejores empresas las que fabriquen, pero con los exigentes criterios de Iberdrola : bicicletas eléctricas producidas en Shangay, lavadoras, máquina herramienta para el hogar... y el enchufe será de Iberdrola. Gas Natural, que intenta algo similar, creo que tiene una estrategia equivocada. Aunque le han hecho un buen trabajo con su mariposa, se ha quedado en el diseño de un vestido bonito. Iberdrola no ofrecerá nada que no pueda garantizar. Hay que comunicar la verdad y hablaremos de ecología. Un millón de coches eléctricos, de flota, circulando por Europa, es algo ya próximo.

P.- Sus honorarios son altos y en España abundan las pymes, aunque hay productos, como el aceite de oliva, que no...
R.- Puedo darles a los productores de aceite una visión que puede ser definitiva, sobre todo en el país donde se produce la mejor materia prima. Crear una marca española de aceite de oliva depende de si se ponen de acuerdo sus productores. Si no, una sola empresa también puede dar el gran cambio. Si alguien me convence de que quiere evolucionar, estaré encantado de embarcarme.

JESÚS NAVARES
EL MUNDO Número 135
Domingo 7 de Julio de 2002


Gold Mercury International

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• Alfa Romeo
• Autostrade
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• Fernet Branca
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• Coca Cola
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• Dragados y Construcciones
• El Corte Inglés
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• Ferrero
• Ferrovie Dello Stato
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• Gonzales Byass
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• Star Alimentari
• Telefõnica - Madrid
• Wilkinson Sword

Some Gold Mercury Award winners :

• Leonid Brezhnev
• Shaikh Issa Ibn Salman Al Khalifa
• Hosni Mubarek
• Zaki Yamani
• Anouar Sadat
• Omar Bango...

Membership, Sponsors and Finances of Gold Mercury

Membership, Sponsors and Finances
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• Membership fees from companies and organisations who are Gold Mercury Members.
• Sponsorship and participation fees which cover our Annual Conferences, Gold Mercury Award ceremonies, regional meetings, round tables and special research initiatives.
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Membership and Sponsorship Criteria

Corporate Membership and sponsorship criteria are both rigorous and innovative. As part of the selection process for membership, Gold Mercury ensures that all our partners represent or play a key role in the changing global economy and are committed to the mission and vision of the Gold Mercury. Such partners are selected on both an international and national level. Our members and sponsors :
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• play a key role in sculpting the future of their sector and/or region ;

Many members and sponsors find Gold Mercury to be a uniquely valuable resource and platform for conducting activities, forums and research that is too ’far out’ to be accommodated within a corporate environment. The ’multiplier’ effect of joining a community of Members and Sponsors. The Awards, Award Ceremony and International Conferences and Round tables provide a communications platform and forum second to none. They are based on high ideals and values and all related materials and broadcasts provide unique opportunities for a company of organisation to be recognised as participating in society, develop international and business relations, and maximise community support programmes.

Corporate Membership of Gold Mercury International

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• Guaranteed Invitation for up to 5 people and Member discount to national and International Conferences. Gold Mercury Award Ceremonies, Regional Round Tables, national Breakfast Briefings, Lunches, Events.
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These high level economic, governance and cultural exchange platforms faciliate the sharing of information and offer a forum for the exchange of views on some of most important gobal and regional economic, political and social issues of the day.
We have held our International Conferences and Forums in most regions and countries of the world including Russia, Spain, Italy, Pakistan, China, Iran, Congo, Yugoslavia, Bahrain, Mexico, Egypt, Bulgaria, Venezuela, Gabon, Turkey and Belgium.
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Gold Mercury International
24 - 04 - 2004


La guerre des dieux

Pauvre Prévert qui osa enquiquiner Dieu en lui déclarant : "Notre père qui êtes aux cieux, restez-y et nous, nous resterons sur la Terre qui est parfois si jolie". Pauvre Prévert parce que Dieu n’est plus au ciel mais bien sur Terre et que cette dernière, de ce fait n’est plus aussi jolie qu’on le pense.
Chacun son dieu et Bush comme Berlusconi ne s’était pas trompé en déclarant que l’invasion de l’Irak était, en réalité, une croisade ...
Même s’ils sont revenus sur leurs déclarations par la suite, ce premier "lapsus" demeure en vigueur.


Les religions qui sont censées œuvrer pour la fraternité, la paix et l’entente entre les individus et les peuples sont, aujourd’hui, utilisées comme arguments de choc, pour cautionner guerre et chaos.
L’humanité dans sa grande majorité est claustrée dans les divers ghettos de ses croyances. Il n’y a plus de peuples, plus de pays, plus de combat pour la liberté, l’égalité, la dignité etc... Il y a juste des juifs, des chrétiens, des musulmans. Tu es d’un côté ou de l’autre . Si tu es pour l’un tu es forcément contre l’autre.
Le seul choix est qu’il n’y a plus de choix. Si tu es pour Bush, tu es automatiquement contre Ben Laden et Saddam et vice versa... Et si tu oses déclarer que tu n’es ni pour l’un ni pour l’autre, tu n’existes pas. D’ailleurs on ne te laissera rien déclarer. Tu ne peux exister qu’à l’intérieur de ces deux moules. Ailleurs n’existe pas. Censées amener l’amour, les religions aiguisent les haines.
Pour le profit de qui ? Des nouveaux maîtres du maître. Ceux qui possèdent ce qu’on désigne comme étant le nerf de toutes les guerres ! l’argent !
Et les peuples dans tout cela ? Eh bien, ils n’ont qu’à se faire la guerre... pour gagner, chacun, son paradis personnel... et surtout pour renforcer le règne des seigneurs sans foi ni loi sur les richesses du monde.
Abraham, le Christ et Mohamed sont en guerre... Cela est si important qu’on pardonne aisément les dégâts désastreux causés par ces guerres à la pauvre Terre de Prevert qui n’en peut plus de supporter les explosions et les bactéries de tous genres et aux peuples qui ne sont plus que de la chair à canon.
On se massacre fraternellement au nom de Dieu. Qui a dit que la religion est l’opium des peuples... Qui ça ? " Marx, Karl Marx ? qui c’est ce type là ?

Hachemi GHACHEM
Le Temps
23 - 04 - 2004

 


Recensement général de la population : le sens d’une campagne publicitaire

Le recensement général de la population qui démarre le 28 avril s’étend sur l’ensemble du territoire et des familles et exige une grande qualité de réponse.
Pour assurer les meilleures conditions aux 12 000 agents recenseurs, encadrés par 1800 contrôleurs et 400 superviseurs, il fallait précéder l’opération par une vaste campagne d’information et de sensibilisation.
Cette campagne a démarré il y a quelques semaines et l’accent a été mis plus particulièrement sur l’importance des indicateurs statistiques tant pour les planificateurs que pour les entreprises et le respect de la confidentialité des données personnelles.
Il y a 10 ans, la campagne médiatique du recensement avait réussi en 1994 à adopter, à travers le concept "Qaddèche", un caractère novateur et attractif qui avait retenu l’attention. Le recours au teasing, le style micro-trottoir et le langage simple et direct avaient permis de bien faire passer le message et marquer une mutation significative dans la communication publique.
Poursuivant sur ce même élan, la campagne de cette année (réalisée par THCom) repose sur le concept de la mise à jour à travers le concept "Wa lioum Qaddèche" ( Et maintenant, combien ?), capitalisant sur la mémorisation des messages de 1994. Dix ans après, le Tunisien souhaiterait en effet connaître les nouveaux indicateurs statistiques. On a cependant oublié de mettre le point d’interrogation dans cette question aussi bien en langue arabe qu’en langue française.
Pour porter le message dans tous les foyers, la campagne a réussi cette année à associer une palette de figures Tunisiennes proches du public, choisies parmi les stars de la chanson, de la télévision, du théâtre, du cinéma, des arts plastiques et du sport. Chacun, à sa manière, et selon sa propre expression naturelle, a essayé d’exprimer un message simple dans une création artistique sobre et élégante, ces messages ont pu constituer des spots attractifs marqués par un discours citoyen une touche humaine et un langage direct, dans l’esthétisme.
Ainsi, la participation de Sana El Ghoul qui s’est exprimée par une gestuelle destinée aux sourds muets donne à cette campagne, et pour la première fois dans la communication publique en Tunisie, une dimension particulière, soulignant sa large étendue à l’ensemble des composantes de la société Tunisienne. Elle confirme également la volonté de la campagne d’atteindre chaque Tunisien et Tunisienne et constitue une attention particulière à l’adresse des handicapés. La réalisation de cette participation et son insertion parmi celles des autres stars, l’intègre parfaitement dans les spots et laisse croire qu’il s’agit d’un effet de style bien attractif.
A côté des 15 spots radio et des 15 spots TV, une batterie d’outils promotionnels a été élaborée sous forme notamment d’affiches, de dépliants, de fiche pédagogique à l’intention des élèves. Cette fiche généralisée aux établissements d’enseignement de base comprend en outre un exercice en statistique pour initier les écoliers à cette science.
Mobilisant de grands efforts, cette campagne bénéficie de l’appui soutenu et de la contribution substantielle des différents départements ministériels, autorités centrales, régionales et locales, médias, communicateurs, éducateurs, vulgarisateurs, travailleurs sociaux, cadres de la santé etc...

R. B. H. (Source TAP)
Webmanagercenter
23 - 04 - 2004


Lettre à une amie irakienne

La FTCR organise un débat avec Sihem BEN SEDRINE sur la situation en Irak à l’occasion de la parution de son livre "Lettre à une amie irakienne (disparue)"

Lettre à une amie irakienne
de Sihem Bensedrine
Langue : Français
Éditeur : La Découverte

Présentation de l’éditeur

Deux mois après la fin de la guerre anglo-américaine en Irak, la Tunisienne Sihem Bensedrine est revenue à Bagdad, pour retrouver Nacéra, une amie ingénieur dont elle avait fait la connaissance douze ans plus tôt. Une femme courageuse, qui lui avait fait découvrir alors la férocité de la dictature de Saddam Hussein. Mais dans l’Irak " libéré ", Sihem n’a pas retrouvé Nacéra. Bouleversée par ce qu’elle a vu, elle a décidé de lui écrire. Elle dit ici le choc qu’elle a éprouvé en découvrant une société détruite en profondeur par vingt-quatre années de terreur quotidienne. Il n’y a plus de femmes dans les rues, des bandes d’enfants abandonnés errent en quête de quelques dollars pour acheter des produits à sniffer. Les rues sont livrées aux immondices, Bagdad au chaos. "Ce n’est pas notre job", expliquent les nouveaux maîtres du pays.
La confrontation avec Bagdad est douloureuse, car c’est aussi avec elle-même que Sihem Bensedrine a rendez-vous dans sa quête de Nacéra. Découvrant les fosses communes et les salles de torture suréquipées, elle mesure le sens de cette débâcle pour les sociétés arabes qui ont si longtemps fermé les yeux, au nom du projet mythique de Saddam de " renaissance pour le monde arabe ". Cette Bagdad dévastée ne représente-t-elle pas le futur de ces sociétés, qui, de la Tunisie à la Syrie, sont elles aussi soumises au décervelage de dictatures au long cours ? C’est sa propre identité que Sihem a désormais à reconstruire

L’auteur vu par l’éditeur

Sihem Bensedrine, journaliste tunisienne et militante des droits humains depuis 1980, subit une persécution ininterrompue depuis l’arrivée au pouvoir de Ben Ali en raison de son activité au sein des ONG de droits de l’homme (LTDH, puis CNLT). Figure populaire de la résistance à la dictature, elle a été emprisonnée en 2001 pour avoir dénoncé la corruption, la torture et la dépendance de la justice en Tunisie

le 24 - 04 - 2004à 17 heures au siège de la FTCR 3 rue de Nantes 75019 Paris métro Crimée.

Bella ciao
24 - 04 - 2004


Chaînes satellitaires : La riposte des Arabes

Au commencement était Al Jazeera... Puis les autres ont suivi, bon gré mal gré. Nous sommes des millions à les regarder chaque jour, mais qui se cache derrière ces grandes chaînes satellitaires arabes ? Par Driss Bennani

À quoi ressemblerait le monde arabe s’il n’y avait pas Al Jazeera, Al Arabiya et les autres ? Quels impacts, dans ce cas, auraient eu l’assassinat de Yassine et de Rantissi à Rabat ou au Caire ? Quelles interprétations auraient été données au report du sommet arabe prévu à Tunis ? Ou plus, quelle image
aurions-nous eu de la guerre d’Irak, de celle d’Afghanistan ? Quels échos nous seraient-ils parvenus de l’Intifada palestinienne ou de l’insurrection chiite en Irak ? Depuis près d’une décennie maintenant, chaque conflit dans la région arabe a désormais sa télévision. Si la première guerre d’Irak a, par exemple, "fait" CNN, celle d’Afghanistan a consacré Al Jazeera et la chute de Saddam a révélé la petite chaîne d’Abu Dhabi. L’Intifada palestinienne, qui se poursuit depuis plus de trois ans, constitue, quant à elle, une sorte de feuilleton à rebondissements dont les correspondants des différentes chaînes ne ratent aucun détail.
Mais alors question : comment, en moins de dix ans, est-on passé du vide médiatique arabe total à une telle floraison ? En 1991, quand éclatait la toute première guerre d’Irak, seule MBC (chaîne à capitaux saoudiens basée à Londres à l’époque) assurait une couverture plus ou moins "locale" (ou régionale) du conflit. Mais voilà, la chaîne est plutôt orientée vers le divertissement. L’information, à l’époque comme encore aujourd’hui, a toujours été secondaire. Pour comprendre les origines de la "révolution médiatique arabe", il faudra attendre 1996. Au Qatar, petit pays du Golfe (moins de 100.000 habitants), Hamad Ben Khalifa chasse, dans le calme, son vieux père du pouvoir. Il prend les rênes du petit émirat prospère et décide d’y installer un semblant de démocratie. Au même moment, le service arabe de la BBC s’arrête suite à la diffusion d’une émission critique envers le régime saoudien en place. L’émir qatari flaire la bonne affaire, saute sur l’occasion et décide d’injecter (personnellement) 150 millions de dollars dans la création d’une chaîne de télévision indépendante sur son sol, qui fonctionnera avec les journalistes du défunt service arabe de la BBC. La chaîne diffuse quelques heures par jour, puis passe en continu. En 1998, éclate l’opération "Renard du désert" en Irak et Al Jazeera cartonne. Elle dame même le pion à la puissante CNN. La petite chaîne fait parler d’elle partout dans le monde. Le Qatar aussi. La chaîne fait des jaloux, surtout parmi les dirigeants arabes. Hosni Mobarak, visitant ses locaux (modestes du reste), ne se serait pas retenu pour la traiter de "boîte à sardines". Selon un responsable de la chaîne, "à cause d’Al Jazeera, 400 plaintes officielles ont atterri aux affaires étrangères qataries l’année dernière". Rappelez-vous, le Maroc, tout comme la Tunisie, était allé jusqu’à rappeler son ambassadeur au Qatar après ce qu’il a considéré comme une campagne anti-marocaine menée par Al Jazeera. Depuis, trois grandes chaînes lui ont emboîté le pas. Successivement, ANN en 1997, Al Manar dans la même année, et Al Arabiya en février 2003. Depuis, la petite Abu Dhabi a également fait sa mue et Al Hurra, chaîne américaine, s’est invitée dans le paysage audiovisuel arabe.
À quatre, cinq ou peut- être plus, elle doivent donc aujourd’hui se partager les taux d’audimat dans le monde arabe et ailleurs. D’où une certaine tendance à la surenchère ou au populisme. Les responsables des informations sont pourtant unanimes : "Nous ne sommes que le relais d’une rue arabe en colère". Et quand une chaîne décide de relayer cette colère, les autres n’ont d’autre choix que de suivre, pour ne pas risquer de perdre leurs positions. Tour d’horizon.

Al Jazeera : Controversée et jalousée
Plus la peine de présenter la chaîne tellement elle a animé de débats en Orient comme en Occident, mais quelques précisions s’imposent. Même si elle est constituée en société de droit privé, Al Jazeera est financée en partie par Sheikh Hamad, l’émir du Qatar. Budget officiel : 35 millions de dollars. C’est en 1998 que la chaîne s’illustre quand elle couvre la seconde guerre d’Irak, puis en 2000 lorsqu’elle reste seule à couvrir la guerre en Afghanistan. Résultat : on ne tarde pas à la taxer de porte-parole des Talibans, on dira même qu’elle est financée par Ben Laden (qui lui a confié beaucoup de ses cassettes). Les responsables sont pourtant clairs quant à l’origine des financements. Il y a la subvention de l’émir, certes, mais pas que ça. La chaîne est au fil des années devenue un grand fournisseur d’images. Exemple, deux minutes d’une interview de Ben Laden ont été vendues à 250.000 dollars à une chaîne américaine. "Puis, il y a la location de matériel et les services de formation continue que la chaîne a lancés", explique un journaliste de la chaîne.
Chaque jour, Al Jazeera est regardée par 55 millions de personnes partout dans le monde. Sa ligne éditoriale a pas mal changé ces dernières années. À ses débuts, la chaîne donnait systématiquement la parole aux opposants des régimes arabes (même quand il ne sont pas représentatifs), ne trouvait aucune gêne à interviewer des responsables israéliens ou à appeler le martyr un "suicidaire". Aujourd’hui, la chaîne agace de moins en moins les régimes amis du Qatar, ne donne presque plus la parole aux Israéliens sous la pression de la rue et les appels au boycott. Enfin, parce qu’elle a été visée par les Américains et certains de ses collaborateurs tués lors de la guerre, Al Jazeera verse désormais dans l’anti-américanisme et maintient sa popularité.

Al Manar : La chaîne du Hezbollah
Plutôt qu’une chaîne d’information, Al Manar est une chaîne de mobilisation et de propagande. Les responsables ne s’en cachent d’ailleurs pas. Sur le site de la chaîne, on peut lire : "Al Manar est la première institution médiatique arabe à mener une guerre psychologique intense contre l’ennemi sioniste". Rien d’étonnant, dès lors, et vu la situation dans la région arabe, de constater que ses émissions rencontrent un franc succès auprès des téléspectateurs dans plusieurs pays, y compris au Maroc. Al Manar est aussi (d’abord) le porte-parole du Hezbollah libanais. Une (grande ?) partie de son financement provient des caisses de Hassan Nassrallah. La télé, installée à Beyrouth, passe à longueur de journée des flashs d’informations entrecoupés de spots appelant au Jihad ou faisant l’apologie d’un martyr palestinien. D’ailleurs, c’est généralement dans ses salles de rédactions que tombent, en premier, les communiqués revendiquant les opérations suicide en Palestine. Malgré de nombreuses demandes d’interdiction, Al Manar continue à émettre en Europe.

Al Arabiya : La concurrente
Si Al Arabiya avait une ambition au départ (lancement en février 2003), c’est bien de concurrencer Al Jazeera. De casser le monopole de la chaîne du Qatar pour véhiculer un message tout aussi professionnel mais moins populiste. Al Arabiya, c’est en fait MBC revue et corrigée selon les impératifs de la conjoncture. La chaîne est, en effet, détenue par la Middle East Broadcating Center, société à capitaux saoudiens, koweïtiens et libanais. Le président n’est autre que le beau-frère du monarque saoudien, visiblement gêné par la prééminence d’Al Jazeera et son hostilité au régime saoudien. La chaîne est installée à Dubai. Elle ne fait donc pas l’exception puisque tous les investissement saoudiens en médias se sont toujours faits en dehors de l’Arabie Saoudite. Pour tourner durant les cinq prochaines années, la chaîne dispose de 300 millions de dollars. Devenue tout aussi connue que sa grande sœur, Al Arabiya n’a toutefois pas encore su fidéliser le spectateur arabe à des programmes phares. Sa principale force reste encore les journaux d’informations. Principal souci : paraître plus objectif et moins populiste qu’Al Jazeera. L’assassinat de deux de ses journalistes par les Américains en Irak a rendu la tâche difficile.

Al Hurra : L’oncle Sam vous veut du bien
Cette chaîne se retrouve sur cette liste presque par effraction, puisqu’elle n’est pas arabe. Elle est américaine. Elle entre dans le cadre d’un grand projet médiatique américain censé contrer les grands médias arabes, jugés de plus en plus extrémistes. Le budget d’Al Hurra est voté par le Congrès américain et sa ligne dictée par un conseil de sages. Al Hurra séduit par la forme, mais suscite toujours une certaine méfiance chez les téléspectateurs arabes. Mais, auraient-ils été quand même méfiants s’il n’avaient pas d’alternatives locales ?

Abu Dhabi : La télé fauchée des Émirats
Cette chaîne ne mériterait théoriquement pas sa place sur cette liste. Généraliste, publique, elle a été créée en 1984. Malgré ses maigres budgets, Abu Dhabi a commencé à partir des années 90 à recruter des journalistes originaires de plusieurs pays arabes, dont le Maroc. Grâce à l’expérience de ces derniers, la chaîne s’est vite faite remarquer et ses programmes d’information ont été de plus en plus suivis. Puis arrive la guerre en Irak et la chute de Saddam Hussein. Les correspondants de la chaîne assurent une couverture sans faille, souvent avec plusieurs heures de direct par jour. Cerise sur le gâteau, l’interview exclusive de Mohamed Said Essahaf, l’inénarrable ex-ministre de l’Information de Saddam Hussein, qui livre ses mémoires en plusieurs épisodes. Depuis, Abu Dhabi n’a pas réussi de grands coups et reste souvent à la traîne des grandes chaînes d’information quand il s’agit de traiter l’actualité au quotidien. Abu Dhabi s’est également essoufflée matériellement, elle traverse actuellement une grave crise financière. De nombreux journalistes et collaborateurs de la chaîne ont du quitter.

ANN : Trop intello ?
Quoique lancée à la même période et avec les mêmes ambitions, ANN ne tiendra pas longtemps face à Al Jazeera. Propriété de l’oncle (dissident) de Bachar Al Assad, l’actuel président syrien, la chaîne installée à Londres n’a jamais vraiment trouvé sa voie. Entre informations générales et émissions de débats, souvent à connotation culturelle, elle s’est peu à peu effacée au profit des grandes chaînes installées dans le Golfe.

TelQuel Magazine
24 - 04 - 2004


Paysage télévisuel Libye, Tunisie et Algérie
Tunisie, Algérie et Libye :
Audience TV et investissements publicitaires

L’audience TV de la Tunisie et en Algérie :
En Tunisie, la chaîne libanaise LBC a été détrônée pendant ce mois d’avril 2004 par Al Jazira comme à chaque temps fort de l’actualité (événements en Irak), qui atteint 10.5% de taux pénétration contre 6.4% pour la LBC après la fin de son émission phare Star Academy qui a connu au demeurant une audience respectable (jusqu’à 26% de pénétration la soirée du prime de la finale). Toutefois, ces deux chaînes sont loin derrière Tunis 7, la chaîne nationale publique qui caracole en tête avec 49.3% de taux pénétration par jour et une part d’audience de l’ordre de 41% et une moyenne de durée d’audience par ses téléspectateurs de 2 heures contre 72 minutes pour Al Jazira.
Il est à noter le recul de la chaîne égyptienne ESC, qui, jusqu’il y a 4 mois était la deuxième chaîne la plus vue en Tunisie et la performance notable de la chaîne syrienne pour enfants Spacetoon qui attire beaucoup nos chérubins forts de leur maîtrise de la langue arabe apprise à l’école.
Les chaînes françaises arrivent respectivement à la troisième place avec TF1 (8.1 % de taux d’audience), M6 (5.6%) occupe le 7ème rang en terme d’audience et France 2 (4.1%) qui ne fait plus désormais partie des 10 premières chaînes vues en Tunisie.
Les chaînes musicales telles que Rotana (5.3%), Melodies (2.5%), Nagham (1.7%) et Mazzika (1.4%) ou encore Dream TV (1.0%) ont une audience émiettée. Agrégée, leur audience devient significative, notamment chez les adolescents.
Pour être complet, il faut pour cela rappeler que près de 68% de foyers accèdent aux chaînes diffusées par satellites dont 50% équipés en réception numérique (chiffre fin 2003, enquête nationale SIGMA).
En Algérie, l’ENTV la chaîne publique nationale l’unique chaîne diffusant en hertzien demeure en tête des sondages réguliers du 1er trimestre 2004 effectués par SIGMA Algérie avec un taux de pénétration de l’ordre de 56% (mars 2004) talonnée de très près par TF1 avec environ 45% de taux d’audience et M6 avec 30% et enfin France 2 avec 16% de taux pénétration pour le mois de mars 2004.
En termes de Part d’audience (PDA)et compte tenu que le journal de 20 heures constitue en Algérie le moment le plus fort de l’audience, la PDA de l’ENTV se retrouve à environ 24% contre 20% pour TF1 et 16% pour M6.
Sur l’audience quotidienne de l’ENTV, on recense 3 moments forts en terme d’audience des ménagères de 25 à 55 ans : la matinée avec 6% de taux de pénétration, entre midi et 2 avec 10% et le pick time du 20 heures avec 16% de taux de pénétration en moyenne sur le mois de mars 2004.
En Libye, la première chaîne demeure MBC avec une pénétration moyenne jour de 42.1% sur l’urbain, suivi de LBC (28.6%), la chaîne musicale ROTANA (26.6%) accapare l’auditoire des jeunes, les 2 chaînes d’information Al Jazira et ARABIA sont classées 4ème et 5ème avec respectivement 23.2 et 19.56 % de taux de pénétration. La chaîne publique nationale JAMAHIRIA ne se classe qu’en 6ème position avec 19% de taux d’audience jour. La chaîne nationale tunisienne Tunis 7 réalise tout de même un taux d’audience en Libye de l’ordre de 7.3% !

Les investissements publicitaires stagnent en Algérie et baissent en Tunisie, homéopathiques en Libye :
A la télévision tunisienne, le 1er trimestre 2004 marque la grande fidélité des familles de grandes diffusion de type ‘alimentation’ (39% des recettes publicitaire TV du trimestre), ‘toilette-beauté’ (15%) et la téléphonie (30%) au média TV et le net retour du secteur bancaire avec celui des foires et salons (respectivement 2% et 5%).
Pendant ce 1er trimestre 2004, les annonceurs TV les plus dynamiques en matière d’achat d’espace publicitaires TV ont été quasiment les mêmes qu’en 2003  : Tunisiana (1er annonceurs) suivi de Henkel Alki (cosmétique et détergent), Délice Danone (produits laitiers ultra frais) et la SFBT (soft drinks dont Coca Cola) avec la résurgence d’un géant qui jusque là était relativement discret : Tunisie Télécom. Deux « matchs » médiatiques se sont joués sur les écrans de télévision de Tunis 7 lors de ce 1er trimestre : Les 2 biscuitiers SAIDA et TOM ainsi que les fromageries IAT et SOTUDEL avec leur marques respectives Président et Riky.
En Algérie, les recettes publicitaires de l’ENTV ont été généré à 55% par le secteur alimentaire et 30% par les secteur des produits d’entretien et cosmétiques. ON a enregistré un net recul des investissements TV d’Orascom Telecom Algeria, l’opérateur privé de réseaux GSM habitué à une activité plus soutenue en matière d’achat d’espace TV. Henkel demeure le premier annonceur TV du pays avec 157 millions de DA en 2003, devant OTA (122 MDA), P&G (110 MDA), DANONE (70 MDA) et UNILEVER (65 MDA) toujours en 2003.
En Libye, les recettes publicitaires de la chaîne publique JAMAHIRIA sont faibles, l’écrasante majorité de la pression publicitaire sur ce support provient du Groupe industriel Mabrouk avec les marques de chocolat (MAESTRO notamment), fromage fondu (Président Lactalys) et enfin certains produits de la gamme biscuits de Danone (TUC, Prince de LU).

Contact : administration@e-sigmaconseil.com
Siège SIGMA Group : 67 rue Alain Savary 1002 Tunis Tunisie
Tunisie : Tél. : +216 71 28 69 27 - Fax : +216 71 28 65 34
Algérie : Tél. : +213 21 82 18 20 - Fax : +213 21 82 18 26
Libye : Tél.  : +218 24 62 02 56 - Fax : +218 24 62 18 70

 


La BIAT prévoit un bénéfice de 24 MD

L’art de la stabilité et des grands équilibres
La situation économique et financière de la Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT) au cours de l’année 2003 et ses prévisions pour 2004, ont fait l’objet d’une rencontre, tenue hier au siège de l’Association des intermédiaires en bourse.

Lors de cette rencontre, M. Chékib Nouira, président du Directoire de la banque, a espéré que l’année 2004 sera celle de la reprise et mettra ainsi fin à un cycle d’années difficiles qui ont pesé lourd sur l’activité économique à l’échelle nationale et internationale.
Dans ce contexte, M. Chékib Nouira a souligné que la banque a réalisé, l’année dernière, une bonne performance en termes de collecte de dépôts. Ceux-ci ont augmenté de 10,1% pour avoisiner les 2442 millions de dinars, contribuant ainsi à l’amélioration du coût des ressources de la banque.
En 2003, le PNB de la BIAT a connu une légère augmentation de 0,3% enregistrant une valeur de l’ordre de 158,3 millions de dinars alors que les responsables tablaient en début d’année 2003 sur une progression de +10%.
Malgré la stabilité du PNB, la banque a réussi à maintenir son coefficient d’exploitation qui a légèrement diminué pour atteindre les 62,5% contre 62v8% en 2002. Quant aux résultats net de la BIAT, la stabilité est là aussi de mise : 22,2 millions de dinars, soit une légère diminution de 0,9% par rapport en 2002. Néanmoins, la Banque a réussi à maintenir ses charges d’exploitation à 28 millions de dinars et celles des dotations aux amortissements à 12,7 millions de dinars. Ce qui a contribué à l’amélioration de la productivité de la banque.
Durant ces dernières années, la BIAT a entrepris de nombreuses actions de modernisation de son système, de diversification de ses services et du développement de son réseau. En réponse à une question
posée par Le Temps sur les programmes projetés par la BIAT relatifs à la création de nouvelles agences, M. Chékib Nouira a indiqué que "la banque compte actuellement 100 agences réparties dans les différentes régions du pays et nos projets concernant la création de nouvelles agences sont en moyenne de cinq agences par an. De telles actions favorisent à la banque de réaliser des résultats probants au terme de l’exercice 2004".
Etant la banque la plus dynamique du réseau bancaire commercialement parlant, les prévisions de la BIAT pour la fin de l’année en cours sont prometteuses du fait que la banque table sur un PNB de l’ordre de 172,9 millions de dinars, un bénéfice net de 24,5 MD et une mobilisation d’un volume de dépôts de l’ordre de 2700 MD (soit une hausse de 8%).
Egalement, la Banque envisage au courant de l’année 2004 d’émettre sur le marché international un emprunt subordonné qui sera éventuellement suivi par une augmentation de capital sur le marché national.

Seifeddine MATTOUSSI
Le Temps
24 - 04 - 2004


Tunisie Télécom agit comme un privé !

On a beau être déçu par la prochaine ouverture de capital de l’opérateur historique de téléphonie, force est de reconnaître que Tunisie Télécom ne ménage pas ses efforts pour satisfaire de plus en plus ses clients. Certes, ce n’est pas encore le paradis dans les agences de l’opérateur, mais au niveau des offres proposées, on remarque aisément la multiplicité et les efforts pour élargir la gamme des services offerts.
Une politique commerciale très dynamique comme si Tunisie Télécom était une entreprise privée se souciant des intérêts de ses actionnaires et de ses clients. Ce qui nous fait rager plus puisque ce dynamisme plait énormément aux investisseurs et petits boursicoteurs qui ne partageront pas de sitôt le gâteau de l’opérateur.
Sur le terrain, et concernant le roaming prépayé, on apprend que le service est désormais accessible dans cinq pays et six opérateurs (Allemagne, France, Turquie, Espagne et Suisse) et qu’il sera élargi bientôt à deux autres pays à savoir l’Italie et la Grande-Bretagne. Il est à noter que concernant ce service, la signature d’une convention avec un opérateur nécessite beaucoup de temps et de négociations dans la mesure qu’il faut que les deux opérateurs possèdent des équipements de toute dernière technologie. Tunisie Télécom en possède, mais pas les autres. Ce qui explique aussi les grands écarts dans le nombre des pays et opérateurs avec lesquels Tunisie Télécom a souscrit des accords de roaming entre les services prépayés et postpayés. Il est à rappeler que le roaming postpayé de Tunisie Télécom touche plus de 84 pays et 164 opérateurs (chiffres de janvier 2004).
Pour les SMS, on s’attend à ce qu’il y ait du nouveau bientôt en matière législative concernant le SMS international et la publicité par SMS. Idem en ce qui concerne les nouveaux services relatifs aux GSM où on s’attend à une prochaine baisse de prix.
La grande nouveauté de ce mois d’avril 2004 touche cependant le service fixe de l’opérateur puisqu’il a été décidé enfin de baisser les prix d’abonnement et d’appliquer la formule du paiement par facilité.
Désormais la redevance de raccordement est de 60 dinars aussi bien pour les prépayés que pour les postpayés. Les frais de communications téléphoniques restent pour leurs parts inchangés, soit 10 millimes la minute pour les 1200 premières minutes en communication locale et 20 millimes ensuite pour les postpayés en tarif plein et 10 puis 14 millimes la minute en tarif réduit.
Pour les prépayés du fixe, les tarifs sont de 15 millimes en tarif plein et 11 millimes la minute en tarif réduit.
Par ailleurs, et pour s’approcher encore plus de ses clients, Tunisie Télécom a ouvert dernièrement deux nouvelles agences commerciales, l’une à l’avenue Mohamed V (dans le bâtiment du groupe Hachicha) et l’autre à Bab Lâassel. Deux autres nouvelles agences ouvriront bientôt leurs portes, l’une à la Goulette et l’autre à la Cité Ezzouhour. Pour l’opérateur, il s’agit de ramener le nombre des agences de 65 actuellement à 70 à la fin de l’année en cours.
En attendant les nouvelles offres que préparent actuellement la direction et le service commercial de l’opérateur, on ne peut que se réjouir de constater le nouveau dynamisme caractérisant l’opérateur qui nous fait oublier les longues années durant lesquelles le client était considéré comme un simple usager.

Webmanagercenter
23 - 04 - 2004


Les “Métamorphoses” d’Ovide en tournée
Marionnettes tuniso-allemandes...

Une expérience, certainement des plus édifiantes, dont on verra les fruits, incessamment à Tunis, c’est à dire le 30 avril 2004 ( à 15 heures), au Centre National des Arts de la Marionnette.
Il s’agit d’un spectacle de marionnettes, mené conjointement, par le Théâtre “Junge Generation de Dresden” et le Centre National des Arts de la Marionnette du Kef, d’après “Les Métamorphoses” d’Ovide. Intitulé : “Aliha wa Bachar” (Déités et Hommes), il prend en compte, les quatre éléments fondamentaux de la nature ; à savoir : le feu, la terre, l’eau, et l’air...
Mis en scène par Heiki Ikkola, le spectacle fait intervenir, aussi bien la langue allemande que la langue arabe, et parfois le latin, le côté visuel étant, bien entendu, ce qui prime sur l’ensemble des expressions. Manière d’explorer autrement, la mythologie, et les peurs, insoupçonnés de l’être humain, quelque soit sa force et sa puissance. Prétexte aussi, à faire éclater l’espace, en plusieurs dimensions, pour l’asservir au jeu, et aux évolutions des actants, de la scène théâtrale.
Mais l’on en saura plus, à partir du 20 avril courant, quand la troupe, tuniso-allemande, entamera sa tournée.
D’abord au Kef, au CNADS, le 22 au Dahmani, le 24 à la Maison de culture de Sakiet Sidi-Youssef, le 25 au complexe culturel de Jendouba, le 27 au Centre National des Arts Dramatiques et Scéniques de Sfax, et enfin, le 30 à Tunis.

Samia HARRAR
Le Temps
23 - 04 - 2004


Cinéma tunisien :
“El Kotbia”, ou le charme suranné des vieilles familles

Un film intimiste, des personnages tout en sensibilité. “El Kotbia “ est un vrai petit bijou, ciselé par un jeune orfèvre, Nawfel Saheb Ettabaâ. La télévision nationale a eu le mérite de le programmer en soirée samedi dernier.

Faut-il voir les mains du Destin en ces bras tendus par une statue de la Cathédrale de Tunis ? Premières images qui se déroulent au centre ville, avec le métro et son mouvement pendulaire en guise d’ouverture. Partir, pour revenir...Dans l’atmosphère étouffante d’une librairie oubliée par le temps, se meuvent des personnages blessés, égarés.
Jamil (Ahmed El Hefiane), à la longue chevelure noire comme les ailes d’un corbeau, est empêtré dans son passé, et ne songe même plus à s’en libérer. Il a l’éclat sombre et vénéneux des hommes revenus de tout. La veuve digne et lointaine qui a vainement attendu, après son deuil, des moments de liberté, hors du cercle de la lugubre librairie. Des moments de doute, de tentation... Un fils gâté décalé, incarné par un acteur, Yadh Beji, submergé par ses émotions. Des guest-stars impeccables avec Mustapha Adouani, Raouf Ben Amor, Slah M’Saddeq, dans des seconds rôles consistants, offrant une mise en perspective appréciable.
Le canari de la maison, incarné vivement par une Hend Sabri pleine de grâce et de sensibilité, lance son chant triste, comme pour regretter sa liberté. En cage. Elle est en cage et ses velléités d’évasion butent sur les barreaux de la pesanteur familiale. De sombres histoires qui laissent des traces et élaguent les ailes de l’hirondelle qui veut faire à elle seule le printemps. Des chants nostalgiques, mélancoliques d’une époque révolue. Une ode à une beauté égarée entre de vieux parchemins. La poussière et l’élégance vieillotte des bonnes familles, face à la vivacité, la sève des vingt ans conquérants. Le chant, comme une volonté de sauter du nid étouffant, quitte à en tomber...Voler de ses propres ailes, gagner de l’argent, être de son temps.

Hugo ou un gigot d’agneau ?
Le brouhaha de la rue viole le silence de cathédrale mortifère de la librairie, à chaque fois qu’un client fait son apparition. Les incursions bassement mercantiles sont systématiquement repoussées par les propos hautains et méprisants de la libraire. Mais veut-elle réellement vendre les livres sacralisés ? Ne désirerait-elle pas plutôt les conserver dans son sanctuaire ? Les garder comme on conserverait des reliques familiales ? Une vieille dame, amie de la famille se retrouve tutrice d’un orphelin choqué et malmené précocement par le Destin. Elle meurt à son tour. Ne reste plus que le vulgaire boucher, et ses remarques de bas étages, comme pour souligner l’écart qui se creuse entre la vie réelle, ses préoccupations plébéiennes et la douleur existentielle de souche aristocratique. Combien de livres pour un kilo de viande  ? Vous aimez Hugo ? Ou préférez-vous un gigot d’agneau ?

Fin de partie...
La modernité fait une brève apparition rageuse et tonitruante. Mais elle ne fait que passer. comme cette moto lancée à pleins gaz devant la boutique, et qui nous rappelle que nous sommes au 21em siècle, l’âge de la mécanique et de la vitesse. Une scène qui passe rapidement comme pour ouvrir les vannes du temps qui s’était arrêté. Mais il faudra bientôt abandonner la partie. C’est (déjà) la fin, il faut faire son balluchon, et partir. Le métro repasse toujours par les mêmes endroits, et les voyageurs ne vont jamais très loin, tant qu’ils traînent avec eux leurs propres pesanteurs, leurs failles profondes, mais si discrètes...
Un film intimiste d’une grande beauté, servi par la sensibilité d’acteurs tout en subtilités. Des scènes réalisées comme on peindrait un tableau. L’artiste agit par petites touches, économie du mouvement, sobriété du jeu... Un film à l’atmosphère pesante qui tend aussi un miroir à une société, tiraillée entre l’être et l’avoir.

L’amertume du café noir
Les personnages prennent de l’épaisseur au fur et à mesure du déroulement de la pellicule. Les fissures s’ouvrent, révélant les fragilités au spectateur. Un spectateur quasiment gêné par son rôle de voyeur. En violant l’intimité des gens de la maison, n’est-il pas en train d’explorer les obscurs recoins de sa propre mémoire ? Des couleurs chaudes mais très sombres pour esquisser des images-supports à une rêverie, une ambiance propice à l’introspection. On se surprend à évoquer de vieux souvenirs, et l’on se retrouve emprisonné dans ce cocon aux fils de soie. Sensation d’étouffement paradoxalement agréable. Nous sommes en terrain familier, même si le sol se dérobe peu à peu sous nos pieds. Mais nous apprécions aussi le café noir pour son amertume.
Nawfel Saheb Etabaâ a réalisé un bon film. Et comme dans tous les bons films, il évoque en nous des ressentiments, des souvenirs que l’on croyait oubliés, relégués dans les greniers définitivement verrouillés de notre mémoire. Mais n’est-ce pas la marque des oeuvres d’art véritables ? Nous ne pouvons que regretter le refus des distributeurs de le projeter dans les salles.

Oualid CHINE
Le Temps
23 - 04 - 2004


A El Jem, le patrimoine se mue en projets

Le 18 avril dernier, le lancement du Mois du patrimoine s’effectuait à partir de la ville d’El Jem. L’habitude a ainsi été prise pour chaque édition de cette importante manifestation nationale de choisir une localité sur laquelle braquer l’actualité d’un jour, pour en mettre en valeur un aspect du legs patrimonial ou un autre. Puis s’éteignent les feux de la rampe. Cette année, il en ira tout autrement, car la ville d’El Jem, tout en sacrifiant à un rite qui, s’il n’a guère de retombées durables, n’en est pas moins « promotionnel », s’était décidée à traduire en projet le concept patrimoine-développement durable. Et c’est ainsi qu’en partenariat avec des instances nationales et étrangères, l’Association de sauvegarde de la ville d’El Jem organise, demain, 24 avril, et après-demain, les Rencontres d’El Jem, une conférence internationale ayant pour thème : « Tourisme culturel, patrimoine et développement local ».

Des conférences, séminaires et autres tables rondes, il y en aura à profusion, au cours de ce mois thématique. La particularité des Rencontres d’El Jem, c’est qu’elles « encourageront les échanges d’expériences entre les différents acteurs du tourisme et de la culture et formuleront des recommandations visant à promouvoir une stratégie de développement culturel touristique », « respectant les identités culturelles, protégeant et mettant en valeur le patrimoine et contribuant au développement local » (Unesco). « Ces projets seront soumis pour financement aux instances tunisiennes ou internationales présentes ». Voilà qui tranche avec les désormais traditionnelles grands-messes patrimoniales.
La problématique qui sera examinée à El Jem est : comment faire du patrimoine un outil de développement local durable et soutenir l’émergence d’un tourisme culturel, alternatif au tourisme de masse ?
Pour répondre à cette interrogation, il a été fait appel à une pléiade de spécialistes et d’hommes d’expérience qui ont eu à agir dans le cadre de cette problématique.
La première matinée sera consacrée à une introduction sur les objectifs généraux des Rencontres avec l’intervention de M.  Mabrouk Layouni sur « les objectifs, attentes, enjeux et perspectives de la conférence », suivie de celle de M. Hédi Slim, ancien directeur à l’INP et ancien conservateur des musée et site d’El Jem, sur les atouts archéologiques d’El Jem. M. Mohamed Ennaceur, ancien maire d’El Jem, parlera de : population et culture au cœur du développement local, l’exemple du festival international de musique symphonique d’El Jem, dont l’ancien ministre des Affaires sociales est le fondateur. M. Ridha Boussofara, chercheur à l’Institut national du patrimoine et inspecteur régional de l’INP pour le Sahel, évoquera les atouts et potentiels de la ville. Enfin, M. Habib Belhassen, directeur des études de la planification à l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (Amvppc), parlera d’El Jem dans les enjeux de valorisation du patrimoine en Tunisie.
La première session sera consacrée au « tourisme culturel, patrimoine et développement local : clefs et états des lieux ». Au cours de cette session, « un responsable » ( !) de l’Office du tourisme évoquera l’état des actions et de la réflexion sur le tourisme culturel en Tunisie, tandis que M. André Abitbol, professeur en économie du tourisme et expert en tourisme culturel, jettera un éclairage sur le « tourisme culturel et tourisme durable, concepts et enjeux ». Lui succédera M. Taoufik Ben Selmouna, directeur d’exploitation à l’Amvppc, pour réfléchir sur « quel patrimoine pour un développement durable ? ». Enfin, M.  Christian Assanté, ancien responsable du secteur culturel et international à l’Agence française d’ingénierie touristique, évoquera l’émergence d’un tourisme culturel durable en Méditerranée.

A cette série d’interventions d’une durée de 15 minutes chacune, fera suite, après une pause, le deuxième volet de la session qui portera sur la valorisation du patrimoine et l’aménagement du territoire, avec les contributions de M. Ahmed El Kamel, directeur au ministère de l’Equipement, sur le rôle de l’aménagement territorial dans la préservation et le développement du patrimoine local, tandis que M. Bouzid Sabeg, directeur du patrimoine de la ville d’Arles, évoquera la relation entre la ville, le patrimoine et l’aménagement du territoire. Mme Anna Sidorenko, du Centre du patrimoine mondial, à l’Unesco, parlera du développement local et patrimoine mondial.
Après une nouvelle pause, on évoquera l’international au service du local et le rôle de la coopération internationale. C’est ainsi que M. Pascal Brunet, directeur à Relais Culture Europe, traitera du partenariat euro-méditerranéen et de la nouvelle politique de voisinage de l’Union européenne. Le Programme des Nations unies pour le développement en Tunisie sera évoqué à travers le cas de la coopération avec le gouvernorat de Gafsa. Enfin, on parlera de la coopération décentralisée et des enjeux culturels à travers l’exemple El Jem/Romans (Drôme, France).
La deuxième session, dimanche 25 avril, sera consacrée aux travaux en ateliers qui seront chargés de la présentation de cas précis et d’expériences pour élaborer des propositions d’actions concrètes applicables à El Jem et à valeur d’exemple. Ces ateliers se pencheront ses les thèmes suivants :
- Vers la mise en place d’un tourisme culturel durable à El Jem avec, pour objectifs et recommandations, la mise en place d’une mission d’analyse des potentialités et la mise en place d’un circuit touristique dans la ville d’El Jem, ainsi que l’établissement d’un état des projets locaux en matière d’aménagement urbain.
- Patrimoine de la ville d’El Jem et aménagement du territoire pour la création d’un pôle « médiation du patrimoine » et mise en place d’une signalétique appropriée, état des futurs projets de valorisation du patrimoine de la ville.
- La coopération internationale au service du développement local, pour la restructuration du bureau de coopération internationale à El Jem, et pour examiner une initiative des partenaires dans la création d’un réseau euro-méditerranéen des collectivités locales.
Tous ces ateliers seront animés par des spécialistes venus de Tunisie et de l’étranger.
Cet événement aura des incidences directes, certaines dans un avenir très proche, sur le virage qu’est en train de négocier la ville d’El Jem qui mise ainsi sur le tourisme culturel pour en faire le moteur de son développement. Mais cette expérience a également valeur d’exemple pour les autres localités disposant d’un potentiel similaire (patrimonial, mais aussi humain !) et qui seront tentées par un cheminement semblable, non seulement en Tunisie, mais également en région méditerranéenne. Et c’est cette exemplarité qui explique l’intérêt que lui accordent les partenaires étrangers, notamment ceux venus de France (villes de Romans et de Vienne) qui inscrivent leur engagement avec El Jem dans le cadre plus vaste des programmes européens de partenariat euro-méditerranéen.

La Presse
23 - 04 - 2004


La politique de voisinage et les perspectives pour la Méditerranée
Mme  Claudia Nolte, membre du Parlement allemand et de la Fondation Konrad Adenauer

"Les lignes de séparation n’ont plus raison d’être"

Sujet d’actualité et événement historique, l’élargissement de’ l’Union Européenne d’ici une semaine, attire davantage l’attention des observateurs. Les pays de la rive sud de la Méditerranée sont soucieux de la politique de voisinage et de leur avenir à l’issue de cet élargissement.
"Nous assistons à une période où les mutations sont très rapides, or, il est important de consolider le dialogue et de comprendre autrui, et par conséquent, participer au développement de la région. Car toutes les parties ont intérêt à ce que la société prospère" a d’emblée insisté "Mme Nolte.

Et Mme Nolte d’ajouter "II faut notamment se partager les tâches dans le domaine politique et économique."
La nouvelle donne de globalisation, le changement de l’économie internationale ainsi que la création de nouvelles concentrations ont contribué à la consolidation des craintes et des incertitudes au niveau régional.
"Dans ce contexte, l’Union Européenne œuvre à être Une communauté plus large et plus puissante au niveau politique et économique, tout en donnant une valeur considérable à la démocratie et aux droits de l’Homme".
"Grâce à cet élargissement, l’union devient le plus grand marché intérieur disposant de plusieurs perspectives et opportunités", a encore précisé Mme Nolte.
Mais, de multiples défis se posent pour les pays membres. En effet, l’ouverture de nouvelles frontières, l’immigration ainsi que les subventions dans le secteur de l’énergie représentent de sérieuses préoccupations pour la communauté européenne. "Ainsi, il est essentiel que tous ces facteurs soient pris au sérieux, au sein d’un dialogue commun et d’une constitution, qui sont également les clés pour surmonter les nouveaux défis", toujours d’après Mme Nolte.
Outre les défis, Mme Nolte a énuméré les avantages de l’élargissement et leurs retombées sur les pays de la région. "Le point capital est la généralisation de la paix et l’élimination des guerres et des hostilités" a encore affirmé Mme  Nolte.
Autres avantages, l’acquisition d’une main-d’œuvre qualifiée et la lutte commune contre la pollution et la violence.
Par ailleurs Mme Nolte a soulevé la question de la politique de voisinage et sa contribution dans le développement des pays de la rive Sud de la Méditerranée.
Cette région est d’une importance considérable pour l’Europe. Ainsi, les moyens alloués aux pays du Moyen-Orient et de la Méditerranée, ont augmenté de l’ordre de 12% au bout de ces deux dernières années.
De même, Mme Nolte a précisé que la politique de voisinage est le résultat de cet élargissement qui a des répercussions directes sur les différents partenaires.
Or, il est recommandé d’œuvrer contre les lignes de séparation et avoir un espace qui prend compte des intérêts communs.
"Cet espace ne se réalise qu’à travers le dialogue, la collaboration dans différents domaines, notamment l’économie et la justice. La promotion des contacts au niveau de la société civile et la collaboration en matière des télécommunications, sont notamment des piliers de la politique de voisinage" selon Mme Nolte.
La Tunisie est un partenaire de longue date pour l’Union Européenne. Elle est un maillon entre l’Union et le monde arabe a conclu Mme  Nolte.

Sana FARHAT
Le Temps
24 - 04 - 2004


PRIX LITTERAIRES COMAR D’OR
Le palmarès

La cérémonie de remise des prix littéraires Comar d’or a eu lieu, comme annoncé, hier vendredi 23 avril au Théâtre Municipal sous le patronage de M.  Abdelbaki Hermassi, Ministre de la Culture en présence de nombreux invités dont les lauréats . Voici le palmarès.
• Prix Comar pour les romans en français
-  "L’Emir et les croisés" de Alia Mabrouk (Comar d’or)
- "Hashtart - A la naissance de Carthage" de Sophie El Goulli (Prix spécial du Jury)
- "Perditions" de Salah El Gharbi (Prix du 1er roman)
-"Le retour de l’éléphant" de Abdelaziz Belkhodja (Prix de la découverte).
• Prix Comar pour les romans en arabe -"Les œillets ne poussent pas dans le Sahara" de Hédi Thabet (Comar d’or).
- "Nawaret Defla" de Hsouna Mosbahi (Prix spécial du jury)
-  "Les sentiers de la fuite" de Hafidha Karabibène (Prix du 1er roman).

Départ de Mohamed Gara
artiste peintre et artisan
Une très belle vie d’artiste

Il a traversé le siècle tranquillement avec les tempêtes du nord et "le calme d’huile" estival Kélibia et son horizon d’hirondelles de mer et de dauphins indiens. De 1902, année de sa naissance à ce moi d’Avril 2004, il n’a fait que ciseler, jour après jour son doux et beau passage par les chemins de traverse de la vie. Kélibia l’a aimé et elle va continuer à l’aimer. Mohamed Gara, père de notre ami Raouf et frère d’Ali avec qui il réalisa ses premiers dessins est parti doucement ébut, sur l’eau à la poursuite d’un autre Ede ? ? ? Une mère n’a pas d’âge. Un père non plus et quand on les perd, c’est toujours douloureux... Mais Mohamed Gara a eu une très belle vie d’artiste, pleine et sans détours, que son âme repose donc en paix. En 1913, tout en fréquentant l’école, il est apprenti chez M. Mrika où il capte par là même les secrets du métier. Il fait son service militaire à Tunis en 1922. A son retour à Kélibia, il s’installe artisan décorateur. Pendant la seconde guerre mondiale, les meubles artisanaux ont été utilisés pour les tabounas. Aux meubles de style artisanal, succèdent les meubles modernes. Il conserve dans sa boutique tous ses outils et sa machine à graver le bois. Après quelques années où il pratique la peinture et la menuiserie, il revient à sa production d’antan et forme beaucoup d’artisans qui marqueront le retour au style artisanal. A la veille de son centenaire, il se consacre exclusivement à la peinture et organise deux expositions à Kelibia avec l’aide de son fils Raouf...

H. G.
Le Temps
24 - 04 - 2004


Dinar Academy

Et vlan ! Plein le pompon ! La Star Ac’ est parmi nous. Pas celle d’Elodie et Michal , mais celle de nos stars à nous, « jetables » comme les autres, petites voix à la petite semaine, dressées pour mordre dans la gloire... Bref, les mêmes produits en vogue du showbiz. Normal qu’on y jette un œil, nous aussi, au phénomène. Au début, par la lorgnette de Mosaïques, la radio privée qui ne s’en prive pas. La radio qui, treize ans après, a pu réconcilier S’habouet Najet Attia. D’après le présentateur de l’émission où le miracle fut, il aurait suffi d’un coup de fil. Un autre miracle du portable. Finalement, on se demande si, une fois le feu de paille éteint, les chenilles de star de la Star’Ac ...pourraient revenir sur scène après treize ans d’absence. On ne connaît pas, du moins pour cette promotion 2004, une graine, OGM en plus, qui ait plus d’une corde vocale à son arc. Au fait, nos parents ont leur gala d’Oum Kalthoum, nous avons eu le concert de Michael Jackson et mes enfants vivent leur gala Star’Ac... Les temps changent !

Hatem Belhaj
LeTemps
26 - 04 - 2004


Star Academy

La directrice et coordinatrice de la Star Academy - Liban : Roula Saad, ses confidences à Carla Henoud de l’Orient-le Jour
Elle a le mauvais rôle, celui de la directrice qui doit surveiller, sévir, quelquefois punir ; s’assurer de la bonne marche des choses, veiller à la logistique, au quotidien, dans le détail et l’ensemble. Mais ce serait méconnaître Roula Saad que de la cantonner dans ce rôle, car derrière le « grand méchant loup » se dissimule une femme au cœur tendre, qui le cache bien, sauf quand elle appelle ses victimes consentantes mes enfants... On croit qu’elle surveille alors qu’elle est en train de veiller, non seulement à la bonne marche de l’émission mais aussi au moral des troupes. Roula Saad est partout à la fois, pourvu qu’elle ait un œil sur les élèves, l’académie, les cours, les répétitions, le « prime », les décors, les habits, l’ordre, le désordre, les repas, la discipline, les états d’âme... Bref, un œil sur tout. Habillée de vert, ce matin, un vert très militaire, lui font remarquer ses collaborateurs, en plaisantant, Roula a pu se libérer, ce qui est en général mission impossible, pour une longue heure de mise au point, de confessions et de souvenirs, au troisième mois de cette extraordinaire aventure qu’est la Star Academy. Une émission qui en était encore à son coup d’essai, le 5 décembre, date de son lancement, et qui est déjà un coup de maître ; avec, tous les jours, des adeptes qui viennent s’ajouter aux accros, déjà suspendus à leurs écrans pour la quotidienne, le « prime » et, pour les plus téméraires, l’ininterrompu «  24 heures sur 24 heures ». Tous parlent des académiciens comme s’ils parlaient d’un parent ou d’un ami ; ils les appellent par leur prénom, critiquent ou approuvent leur attitude, vivent au rythme de leur rythme et en sont très heureux. Le concept, déjà testé avec succès en France et en Europe, a représenté un défi à relever dans les pays arabes qui n’avaient encore jamais vécu de télé-réalité.

Une grande famille

Le bureau de madame la directrice est très encombré. Un lit plié dans un coin, pour les urgences - « Un soir, j’ai dû intervenir à 2 heures du matin pour leur demander de rentrer dormir. Les élèves croyaient que j’avais enregistré ma voix ! » -, des ballons par dizaines aux noms des candidats, des cartons de toutes tailles, regorgeant de cadeaux personnalisés envoyés par des fans de tous âges, ainsi que des numéros du magazine Star Academy, distribué toutes les deux semaines. « En acceptant ces deux postes, je ne savais pas combien c’était une grande entreprise. » Roula Saad, dont le nom circulait déjà dans les génériques de la LBCI, se chargeait surtout, « avant », de toutes les promotions et clips concernant sa chaîne préférée. « Je suis arrivée par hasard dans cette émission. » C’est avec son complice Ghazi Feghali qu’elle entame la mise sur pied du programme, « monter des équipes de travail, faire le casting et tout organiser. Et puis ce qui devait arriver arriva ». Deux semaines avant le démarrage de l’émission, Roula décide d’accepter également le poste de directrice de l’académie. Personne ne pouvait le faire aussi bien qu’elle car, précise-t-elle, « personne n’était aussi concerné que moi ». Aujourd’hui, ses « enfants » ne sont plus que neuf, en attendant que, ce soir, un des trois nominés, Bruno, Sofia ou Ahmad, parte. « On s’attache beaucoup, il faut être dur pour faire respecter les lois, car c’est une académie, après tout, mais aussi savoir les écouter, les calmer. Les élèves changent beaucoup, poursuit-elle, ils évoluent, surtout ces dernières semaines. Certains sont en train de craquer, d’autres de nous surprendre. Moi j’angoisse avant chaque nomination parce que je les aime tous. » Elle angoisse et intervient aussi à chaque incident, important ou moins grave, fatigues, stress, blues ou simples caprices. « Il ne faut pas oublier que, pour certains, c’est la première fois qu’ils quittent le domicile de leurs parents et qu’il a fallu faire cohabiter des cultures et des caractères différents. À mi-chemin, je suis bien sûr très fatiguée, mais cette expérience m’a en même temps rendu plus forte. J’ai appris à voir des gens vivre et moi-même à vivre avec une équipe de travail, les élèves et tous les collaborateurs, 24 heures sur 24. Finalement, je mène la même existence qu’eux, enfermée presque autant ! » Les moments qui l’ont touchée sont intimes, voire personnels. Elle laissera juste échapper : « Chaque fois qu’un parent ou qu’un artiste vient leur rendre visite, c’est émouvant. » «  Regardez, dit-elle fièrement, en brandissant de superbes photos, combien ils ont changé. » Et en effet, ces futures stars, relookées, dans le fond et la forme, ont bien évolué. Coupés du monde et totalement dévoués à ce service militaire en chanson et en musique, ils découvrent leurs talents en même temps que de nouveaux aspects de leur jeune personnalité. Très bientôt, ces neuf candidats vont enregistrer un CD et, pour les huit derniers, partir en tournée dans tous les pays qui les ont applaudis, à partir de mai prochain. Et ces pays sont légion.

Jusqu’à 84% d’audience chez les 15-25 ans et un succès qui atteint tout le monde arabe, notamment le Maghreb !

BEYROUTH (AFP) - La version arabe de "Star Academy", lancée depuis un mois par la chaîne libanaise LBCI, est en passe de devenir un phénomène de société chez les jeunes du monde arabe, malgré les critiques de milieux conservateurs. Sur un modèle déjà éprouvé en France et en Europe, l’émission fait vivre 16 filles et garçons de différents pays arabes, sélectionnés parmi des milliers de candidats, pendant quatre mois dans ses locaux, une première dans le monde arabe où la mixité n’est souvent pas de mise. Formés par des professionnels de la chanson, de l’art dramatique et de la chorégraphie, les candidats sont soumis chaque semaine à une sélection d’un jury. En fin de course, c’est le vote des téléspectateurs qui désignera le ou la finaliste. Les concurrents sont libanais, syriens, tunisiens, marocains, égyptiens, koweïtiens, saoudiens et émiratis. LBCI a lancé pour l’occasion une chaîne satellitaire qui diffuse 24 heures sur 24 les faits et gestes des "académiciens". Et depuis son lancement, les jeunes du Liban et d’une partie du monde arabe sont branchés sur cette émission qui passe désormais aux heures de grandes écoutes. Selon l’institut de sondages libanais Stat-Ipsos, le taux d’audience de Star Academy atteint les 80% chez les Libanais de 15 à 25 ans. Une enquête est en cours pour connaître l’audience dans le reste du monde arabe. Mais les dizaines de milliers de courriers électroniques et de votes par téléphones portables, en provenance de différents pays arabes, sont déjà significatifs de la popularité de l’émission, selon les organisateurs. Les admirateurs libanais avaient déjà réservé un accueil triomphal à la franco-marocaine Sophia au Français Patxi, "star-académiciens" venus de France participer vendredi dernier à Beyrouth à l’émission. "C’est fantastique d’être accueilli de cette façon et de savoir qu’on est aussi populaire de l’autre côté de la Méditerranée", a déclaré Patxi. A la sortie, le service d’ordre de la LBCI tentait de calmer la foule des jeunes admirateurs venus prendre d’assaut leurs vedettes. Mais la popularité de l’émission ne fait pas que des heureux au Liban et dans le monde arabe. Pour cheikh Samir Zeeni, un dignitaire religieux musulman, "il est indécent de faire vivre ensemble des jeunes Arabes, garçons et filles. Le diable pourrait être au rendez-vous". Khaldoun Solh, politologue libanais, estime que ce genre d’émission "n’est pas innocent" : "Il vise à détourner les jeunes Arabes des causes nationales au moment où l’Irak est occupé par l’impérialisme et que la Palestine continue à saigner". En octobre, des islamistes avaient tenté au Koweït de faire interdire un concert de jeunes musiciens sélectionnés par la chaîne libanaise Future TV, appartenant au Premier ministre Libanais Rafic Hariri, pour le compte d’une émission clone, "Arab Superstar". D’autres intégristes avaient manifesté à Saïda (45 km au sud de Beyrouth) contre Bahiya Hariri, députée et soeur de Rafic Hariri, parce qu’elle avait organisé un concert des lauréats d’Arab Superstar. La réaction des jeunes aux critiques est violente. "Quel mal y a-t-il à regarder des jeunes chanter, danser, se connaître", affirme Elsa, une libanaise de 16 ans. "Avant, je croyais que tous les jeunes Arabes du Golfe étaient des intégristes. Maintenant, je réalise qu’ils sont comme nous, ouverts sur le monde, mais qu’il leur est interdit d’exprimer leur joie de vivre dans leur pays", affirme-t-elle. Et Pour Omar, 24 ans, "ce genre d’émission a donné pour la première fois l’occasion aux jeunes Arabes de voter pour d’autres personnes que les dinosaures qui les gouvernent".

70 personnes travaillent d’arrache-pied pour réaliser la Star Academy au Liban. L’émission est en tous points similaire à la « starac » française. LBC a acheté la licence à Endemol, société qui a créé ce concept de télé réalité. Les animateurs libanais qui gèreront l’émission ont passé des mois dans les coulisses en France. Et des équipes d’Endemol sont venus au Liban pour initier techniciens et réalisateurs.
Le concept
Durant des mois, les sélectionneurs ont sillonné les pays arabes pour rencontrer les candidats. 70 finalistes se sont ensuite retrouvés à Beyrouth pour se produire devant un jury de 7 personnes issues du monde de l’art. Les jeunes, look branché, ont interprété pour la plupart des chansons occidentales. Huit garçons et huit filles ont été sélectionnés. Ils vivront ensemble, loin de leurs parents et amis, durant 4 mois. Ils habiteront une maison équipée de studio d’enregistrement, salles de danse, de théâtre, de sport 54 caméras les surveilleront en permanence. Les « stars en herbe » suivront des cours de chant, de danse, d’art scénique Notés par leurs profs, les trois moins bons seront nominés pour quitter l’aventure. Chaque vendredi soir, lors du « prime », ils chanteront à la télé pour convaincre les téléspectateurs de voter pour eux. Le vote du public par téléphone en sauvera un et les « académiciens » en sauveront un autre. Une chaîne diffusera des images de la vie de ses jeunes 24 heures sur 24. Et chaque soir, 40 minutes sur LBC résumeront la journée précédente. Alors, à vos écrans et à vos portables pour soutenir vos candidats préférés. D’autant plus que les étrangers seront soutenus par leurs compatriotes.

Liban Vision


Très sérieuse menace acridienne en Afrique du Nord-Ouest

La menace que fait peser le criquet pèlerin sur l’Afrique de l’Ouest et du Nord-Ouest reste "très sérieuse", alerte l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).
27 avril 2004, Rome -- En dépit d’intenses efforts de lutte, la menace que fait peser le criquet pèlerin sur l’Afrique de l’Ouest et du Nord-Ouest reste "très sérieuse", alerte l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).
"Pontes, éclosions et formation de bandes sont en cours sur de vastes zones de l’aire de reproduction printanière au sud des monts Atlas, au Maroc et en Algérie", signale Keith Cressman, Fonctionnaire FAO en charge de l’information acridienne. "C’est la plus sérieuse situation acridienne dans la région depuis 10 ans," ajoute-t-il.
Les agrumes qui poussent au Maroc et sont exportés vers l’Europe et l’Amérique du Nord - d’une valeur estimée à 400 millions de dollars - pourraient être menacées au cours des prochains mois. "Il y a aussi d’importantes populations acridiennes dans le nord de la Mauritanie et d’autres au Niger", indique M. Cressman.
"Il est très difficile de trouver et de traiter toutes les infestations de criquet pèlerin car beaucoup d’entre elles sont disséminées dans des zones éloignées. Cela est aggravé par la faiblesse des moyens disponibles en Mauritanie et au Niger et le tarissement rapide des fonds dans les autres pays", selon M.  Cressman.
Jusqu’en avril, près de 200 000 hectares d’infestations acridiennes ont été traitées au Maroc. En Algérie, des opérations de lutte sont en cours contre des essaims en ponte dans une vaste zone du pays allant de ses frontières avec le Maroc, à l’ouest, à la Tunisie, à l’est.

Les essaims se déplacent
Début avril, des essaims se sont déplacés du Maroc - à travers l’Algérie - vers l’ouest de la Libye où environ 3 700 hectares ont été traités. Selon la FAO, des infestations de même type doivent être présentes dans le sud de la Tunisie.
En Mauritanie, de nouveaux essaims se forment dans le nord où les palmiers-dattiers et les cultures de sorgho et d’avoine ont subi des dégâts. Les opérations de lutte sont entravées par les ressources limitées : 10 800 hectares seulement ont été traités ce mois-ci.
La situation est maintenant moins préoccupante dans le nord du Soudan et sur la côte de la mer Rouge, en Arabie Saoudite, suite aux opérations de lutte extensive réalisées de décembre à mars et pendant lesquelles quelque 200 000 hectares d’infestation furent traités.
Plus de 17 millions de dollars ont été dépensés depuis octobre 2003 pour traiter près de 1,4 million d’hectares. La plupart de ces financements proviennent des budgets nationaux des pays affectés.
Dans le cadre de ses activités, la FAO a exécuté un projet d’urgence en Mauritanie et au Maroc pour une valeur de 800 000 dollars. Le Directeur général de l’Organisation, M.  Jacques Diouf, a récemment décidé d’augmenter de plus du double la contribution de la FAO pour offrir une assistance supplémentaire à l’Algérie, au Mali, au Niger, au Soudan et au Tchad.
Les bailleurs de fonds, notamment l’Espagne, les Etats-Unis, l’Italie, la Norvège et la Commission européenne ont contribué jusqu’à présent à concurrence de plus de 5 millions de dollars.
Le Maroc et l’Algérie ont apporté leur assistance au Mali, à la Mauritanie et au Niger sous forme de pesticides, véhicules, équipement et experts, et l’Arabie Saoudite a fourni un appui consistant au Soudan.

17 autres millions de dollars
17 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires pour poursuivre la campagne antiacridienne actuelle durant le printemps et l’étendre aux aires de reproduction du Sahel, en Afrique de l’Ouest, durant l’été, précise la FAO.
La dernière invasion du criquet pèlerin, en 1987-1989, a duré plusieurs années et coûté plus de 300 millions de dollars avant d’être stoppée.
Des dégâts ont été signalés aux pâturages, aux palmiers-dattiers, aux céréales et aux cultures maraîchères dans la plupart des pays, affectant les populations rurales et les nomades.
Une telle recrudescence acridienne ne peut être enrayée qu’en utilisant des pesticides. La FAO met en oeuvre les meilleures pratiques agricoles pour réduire les risques sur la santé humaine et l’environnement.
En parallèle, la FAO encourage l’utilisation plus fréquente de méthodes de lutte biologique, plus respectueuses de l’environnement.

Contact :
Erwin Northoff
Relations médias, FAO
erwin.northoff@fao.org
(+39) 06 570 53105

FAO
27 - 04 - 2004




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