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Un millier de professionnels, décideurs et bailleurs de fonds participent depuis jeudi à Tunis au premier salon international des services à l’exportation en Afrique (SISE 2004). Initiée par le Centre tunisien de promotion des exportations (CEPEX) et l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), cette manifestation, la première du genre en Afrique, vise essentiellement, selon ses promoteurs, à "développer un partenariat stratégique avec les pays africains dans un cadre de coopération Sud-Sud dans des secteurs à haute valeur ajoutée". La Tunisie entend, à travers ce salon, "exporter son savoir-faire et son potentiel d’intelligence dans des domaines aussi pointus que les nouvelles technologies, l’informatique, les communications et autres". Selon le président du CEPEX, Férid Tounsi, il s’agit, en premier lieu, de renforcer la mise en réseau avec les hommes d’affaires et les responsables africains (publics et privés) pour briser l’obstacle du manque d’information et de la méconnaissance mutuelle en matière d’offre et de demande. Présents à ce salon, les partenaires de l’Afrique parmi les pays du Nord (France, Canada, Belgique, Allemagne et Japon) seront sollicités dans cette opération, de même que les bailleurs de fonds, tels que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque islamique de développement (BID). Pour le ministre tunisien du commerce, Mondher Zenaïdi, il s’agit aussi de promouvoir une coopération économique triangulaire. Directrice de l’entreprise française Formatex, qui opère dans la formation spécialisée à l’international, Corinne Bruno, s’est dite "ravie" : "Les pays africains sont très demandeurs de nos services et dès le premier jour, nous avons eu des contacts très fructueux avec des participants du Sénégal, de l’Algérie, du Mali, du Bénin, du Niger et du Burkina Faso", s’est-elle félicitée. Venu en force avec 15 hommes d’affaires et une délégation officielle, le Canada est aussi attiré par le marché africain. Déjà implantées en Afrique de l’Ouest notamment, les entreprises canadiennes entendent renforcer leur présence dans d’autres régions du continent. "L’Afrique est un marché immense aux besoins énormes en matière de projets de développement", a déclaré à l’Associated Press Denis Vaillant du ministère canadien du commerce. Même les Américains sont de la partie. L’université de Boston, qui développe un programme de masters avec l’Université internationale de Tunis, projette de développer des partenariats similaires en Afrique, a indiqué son représentant, Chedli Belarbi.
The Associated Press Paris - 02 - 12 - 2004 |