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La Tunisie, obligée d’importer du pétrole, vient de faire adopter au parlement une loi de finances complémentaire pour 2004 avec des dispositions destinées à résorber un déficit du budget causé par la hausse des cours du pétrole.
Ce déficit, estimé à 581 millions de dinars (340 millions d’euros) par le ministère de l’Industrie, de l’Energie et des PME, est résorbé à hauteur de 20% par deux ajustements du prix du carburant et de TVA appliquée à certains produits pétroliers.
L’essence super sans plomb est ainsi passée en deux fois de 770 millimes le litre (50,67 centimes d’euros) à 830 millimes le litre (54,61 centimes d’euros) en août dernier.
Plusieurs secteurs sont touchés, notamment les transports, la compagnie nationale aérienne Tunisair ayant majoré ses tarifs à deux reprises cette année.
La loi de finances complémentaire a revu à la hausse les projections budgétaires établies initialement sur la base d’un prix moyen de 27 dollars le baril de pétrole, alors que les cours ont atteint des sommets cette année.
Les ressources du budget de l’Etat pour 2004 ont été révisées à environ 12,833 milliards de dinars (8,5 milliards d’euros), soit une augmentation de 63,6 millions d’euros environ.
La Tunisie ne couvre que 46% de ses besoins en produits pétroliers.
Sa production de pétrole a été de 3,3 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) en 2004 (en hausse de 6% par rapport à 2003) pour une production d’énergie totale estimée à 6,2 millions de tep pour l’exercice écoulé.
Le gouvernement poursuivant une politique d’économie d’énergie, entend pour 2005 renforcer le raccordement des foyers et des entreprises au réseau du gaz naturel (47,2% des ressources d’énergie primaire) et construire une centrale éolienne de 60 mégawatts.
Agence France-Presse 24 - 12 - 2004 |