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La grève de la faim entamée, par huit personnalités et figures de la scène politique et de la société civile tunisienne, pour réclamer la liberté d’organisation, d’expression et la libération de tous les prisonniers d’opinion, entre dans son neuvième jour, cette grève, résulte directement de l’obstination du pouvoir à s’accaparer l’espace public et médiatique, de son refus de dialogue avec la société et le non respect des droits fondamentaux qui provoque une aggravation de la crise politique et sociale. Cette crise qui s’est approfondie dernièrement avec l’interdiction imposée à la LTDH (Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme) et la SJT (Syndicat des journalistes tunisiens) de tenir leurs congrès et le harcèlement dont fait l’objet les membres de la direction de l’association des magistrats tunisiens et l’effort du pouvoir à leur imposer une direction fantoche ainsi que la répression de toutes les voix discordantes et critiques de sa politique.
L’absence du respect des libertés collectives et individuelles, n’est plus à démontrer ni à prouver. Cette situation de crise dément le discours officiel sur le pluralisme et la liberté d’expression qui restent prisonniers des textes juridiques en contradiction avec les droits de l’homme et des droits fondamentaux, et qui sanctionne les partis et mouvements politique et les associations.
Convaincus de la justesse et la légitimité des revendications qui ont toujours été les notre des du mouvement démocratique et progressiste tunisien. Nous tenons à réaffirmer :
Notre solidarité avec les grévistes de la faim dans leur combat
Nous appelons
Ø les Tunisiennes et les Tunisiens en France et en Europe à manifester leur soutien à cette action
Ø toutes les forces démocratiques et progressistes françaises, arabes et partout dans le monde à soutenir les grévistes et leurs revendications.
Nous appelons le pouvoir tunisien à répondre positivement aux revendications des grévistes de la faim et nous le tenons pour responsable de toute aggravation de leur état de santé.
Paris le 24 Octobre 2005
L’association des Tunisiens de France (ATF)
L’Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT-Pidf) |