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dimanche 30 octobre 2005, 22h33
TUNIS (AP) - Deux des huit opposants tunisiens qui observent une grève de la faim depuis 13 jours pour réclamer plus de libertés ont été hospitalisés dimanche à la suite de la détérioration de leur état de santé, a-t-on appris auprès du Dr Fethi Touzri, membre de la commission médicale qui veille sur les grévistes.
Selon le médecin, le premier évacué est l’avocat Abderraouf Ayachi, vice-président du Congrès pour la République (CPR), un parti non reconnu. Me Ayadi, qui avait eu une alerte il y a deux jours suite à un problème hépatique et rénal, a été admis à la clinique El Manar de Tunis. Les examens qu’il y a subis ont relevé des "anomalies cardiaques sévères". Il doit être gardé sous observation médicale pendant au moins 48 heures, son état étant jugé "assez critique et inquiètant", a ajouté Dr Touzri.
Dans la soirée, un autre gréviste, Mohamed Nouri, le plus âgé d’entre eux, 66 ans, a perdu connaissance à la rupture du jeûne de Ramadan et s’est blessé au visage en tombant, a précisé le praticien. Souffrant d’un "coma hypoglycémique", le président de l’Association internationale de soutien aux prisonniers politiques (AISPP/non reconnue), déjà hypertendu, a dû à son tour être hospitalisé, selon le médecin. Après avoir subi des examens cliniques, il a rejoint ses camarades en grève de la faim.
Les autorités accusent les grévistes de vouloir exploiter le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) prévu à Tunis dans quelque deux semaines "à des fins de propagande". AP |