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Le président tunisien, Zine El Abidine Ben Ali, s’en est pris samedi aux opposants actuellement en grève de la faim, les accusant de « tenter de porter préjudice (à la Tunisie) et à son image dans le monde », au moment où Tunis s’apprête à accueillir la deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l’information (Smsi). Dans un discours prononcé devant le comité central du Rassemblement constitutionnel démocratique (Rcd/au pouvoir), le président tunisien a accusé cette « petite minorité hostile » de « manquer d’esprit patriotique », déplorant qu’elle ne fasse pas preuve de « fierté de porter l’étendard de la Tunisie et de consolider son prestige, à l’occasion de cet événement mondial ». Sans les citer nommément, M. Ben Ali s’en prenait aux huit dirigeants d’associations et de partis d’opposition qui ont entamé mardi dernier une « grève de la faim illimitée » pour attirer l’attention de l’opinion publique sur « la dégradation intolérable » de la situation politique en Tunisie. Les grévistes réclament que soient garanties les libertés d’expression et d’association, la libération des « prisonniers politiques » et la promulgation d’une loi d’amnistie générale. Dans une sèche mise en garde, le président Ben Ali a averti qu’il « veillera à appliquer la loi contre quiconque s’avisera de tenter de l’enfreindre ou de l’ignorer ».
La deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l’information (Smsi) doit se tenir à Tunis du 16 au 18 novembre prochain. |