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9 novembre 18:14
TUNIS (AP) - Les autorités tunisiennes ont démenti mercredi qu’il y ait eu des actes de violence lors de la tentative de manifester de militants de gauche, mardi à Tunis, qui entendaient apporter leur soutien aux opposants en grève de la faim depuis 23 jours pour réclamer plus de libertés.
"Malgré les tentatives de quelques individus visant à troubler l’ordre public, il n’y a pas eu de heurts ni de violence », affirme un communiqué officiel qui nie également qu’il y ait eu des interpellations. « Toute allégations contraire est infondée et relève de la désinformation ou de la mise en scène mensongère".
Des témoins oculaires avaient fait état d’agressions dont auraient été l’objet plusieurs manifestants dont le président de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH), Mokhtar Trifi.
Selon le communiqué officiel, la réunion ne pouvait pas se tenir en raison de l’indisponibilité des lieux, à savoir la maison de la culture Ibn Khaldoun, au centre la capitale. Celle-ci était indisponible pour cause de « travaux d’aménagement » qui ne garantissaient pas les « conditions minimales de sécurité pour les participants ».
Par ailleurs, les autorités font valoir que « la liberté d’_expression et de rassemblement est garantie par la Constitution et les lois tunisiennes ». Elles soutiennent que « la ’grève de la faim’ ne répond pas à un besoin d’expression quelconque », mais est plutôt « un exercice d’exhibitionnisme destiné uniquement à induire en erreur l’opinion publique internationale et à manipuler les médias étrangers en particulier ». AP |