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"La Faim et non la Soumission"
Les grévistes énumèrent les violations des droits civiques ; Le régime s’enferme dans ses dénagations
Au 23e jour du Mouvement du 18 octobre, Les grévistes de la faim organisent leur quatrième conférence hebdomadaire et dressent le tableau exhaustif des violations des droits civiques, en réponse aux dénégations répétitives des autorités. La Source autorisée s’exprime toujours sous couvert d’anonymat et dément l’évidence des agressions rapportées par des témoins oculaires. Le Sénateur Robert Bret passe la journée en campagnie des grévistes. Grande mobilisation à Marseille qui compte une très forte communauté tunisienne. Le président Ansoumani Azali, des Iles Comores, se rend au Sommet de Ben Ali. Il fait escale chez Omar Bango.
Les grévistes énumèrent les violations des droits civiques :
En réponse aux dénégations répétitives des autorités, les grévistes ont dressé ce matin, lors de leur quatrième conférence de presse hebdomadaire, un tableau exhaustif des violations des droits civiques en Tunisie.
Au volezt des prisonniers politiques : Maître Mohamed Nouri, président de l’AISPP a exposé, au nom des grévistes, la liste nominative des 408 prisonniers politiques et d’opinion. Parmi eux l’avocat Mohamed Abbou, le journaliste Hammadi Jebali, les 253 détenus du mouvement Ennahdha, les 8 internautes de Zarzis, les internautes de l’Ariana et différents groups condamnés récemment en vertue de la loi anti-terroriste, jugée liberticide et anti-constitutionnaliste par les grévistes et l’ensemble des d"éfenserus des droits de l’homme et les militants de l’opposition démocratique.
Au volet de la liberté d’_expression, Hamma Hammami, porte parole du PCOT, a énuméré les 8 associations et les 5 partis politiques qui le pouvoir refuse de reconnaître malgré l’accomplissement des démarches légales nécessaires.
Au volet de la liberté de la presse et d’_expression, les grévistes ont expliqué, avec force détail et avec des arguments chiffrés, que 14 demandes de titres de presse n’ont pas été autorisées, que 3 titres sont encore frappés d’intediction (Al Badil, Al Fajr et Le Maghreb) et que demandes d’autorisation d’émttre pour 5 radios 5 attendent toujours la réponse des autorités, dans le mépris des règles et procédures en cours.
Répodant à une campagne le visant personnellement parmi les autres grévistes, l’avocat Ahmed Néjib Chebbi, Secrétaire général du PDP, parti reconnu légalement, a expliqué, en 18 points les pressions, les méthodes de harcèlement et les entraves dont il est l’objet : La surveillance perpétuelle du local du parti, les filatures, les multiples entraves à la liberté de réunion, la privation de son organe Al-Mawqif des aides de l’Etat et des recettes du marché publicitaire, hermétiquement contrôlé par l’agence étatique de communication extérieure, l’ATCE, l’interdiction qui lui a été faite de se présenter aux élections présidentielles. Maître Chebbi a décortiqué le jeu du pouvoir qui autorise certains partis pour l’image extérne, tout en les étouffants et en rendant quasi impossible toute tentatative de participation politique en dehors du cadre de l’Allégeance au même pouvoir.
La conférence de presse a été suivie par les correspondants des agences de presse accréditées à Tunis, à l’exception de l’Agence Chine Nouvelle, pourtant bien présente à Tunis (..). Elle a aussi été suivie par un journaliste du quotidien français Libération et par l’ensemble des journalistes tunisiens indépendants qui travaillent pour des médias étrangers et par les quelques rares résistants des médias alternatifs.
Etaient aussi présents le Sénateur communiste de Marseille, Robert Bret, et un représentant de l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique.
Couverture des agences de presse :
Une couverture a dores et déjà circulé dans les rédactions des grands médias.
Ainsi, L’Associated Press (AP) a titré : "Tunisie : dialogue de sourds entre les grévistes de la faim et les autorités", en rappelant que le sgrévistes "ont de nouveau réclamé la libération des "prisonniers politiques" dont le gouvernement nie l’existence." et qu’ils "entendent continuer leur mouvement jusqu’à ce qu’ils obtiennent satisfaction sur leurs revendications qui concernent aussi la liberté d’_expression et d’organisation ainsi que la promulgation d’une loi d’amnistie générale".
Peu avant en fin de journée, l’AP a rapporté les propos indécents d’une source autorisée s’exprimant par voie de "communiqué officiel" sous couvert de l’anonymat et qui "dément toute violence lors de la manifestation de mardi", pourtant rapportée par des témoins oculaires et par les victimes des violences policières elles mêmes ! Les autorités ont sorti leur argument passe partout "d’indisponibilité des lieux", pour cause de "travaux d’aménagement", pour justifier l’interdiction du Rassemblement d’hier.
L’Agence France Presse (AFP) a relayé les mêmes déclarations officielles des autorités, tout en rappelant les faits établis de la veille. "Toute allégation contraire est infondée et relève de la désinformation ou de la mise en scène mensongère", affirme la "source officielle" à l’AFP.
De son coté, L’Agence United Press International (UPI) a titré ce soir : "Tunisia freedom activists mobilize public" en expliquent l’bjectif des grévistes : "A group of Tunisian political activists on hunger strike are trying to mobilize the public to press for bigger freedoms and democracy."
Grève générale dans le secondaire et le primaire, demain jeudi 10 novembre :
Le syndicat national de l’Enseignement secondaire et celui du primaire appelelnt demain, jeudi 10 novembre à une journée nationale de grève pour protester contre l’invitation officielle du général Ariel Sharon et contre la visite d’une délégation de haut niveau de l’Etat hebreux, conduite par le Ministre des Affaires étrangères, Sylvain Shalom. Les autorités tunisiennes se préparent, selon le portail de la chaîne d’information cointinue Al-Arabya.net à créer "une bonne suprise au minsitre israléline en lui offrant sa maison natale rajeunie et embellie", dans la region de Gabés dans le sud tunisien.
Outre l’occupation israélienne largement dénoncée par l’ensemble de la pouplation et des élites tunisiennes, l’Etat hébreux a agressé la souverainté nationale tunisienne, par le raid criminel du 1er octoibre 1985 qui a fait des dizaines de victimes civiles palestiniennes et tunisienens. Le Conseil de Sécurité des Natiosn Unies avait condamné en son temps cette agression, dans sa Résolution 573 (1985), adoptée par 14 voiix contre zéro et l’abstention des Etats Unis d’Amérique. Le Conseil de Sécurité exige une réparation des victimes et des excuses de la part de l’agresseur. Ce qui n’a jamais eu lieu.
Les grévistes de la faim ont adressé une Déclaration aux enseignats gérviustes pour apporter leur soutien et leur solidarité avec leur mouvement de protestation.
Le grand chirurgien Saïd Mestiri et une délégation d’artistes chez les grévistes :
Grand nom de la Médecin, mais aussi homme de lettres, auteur de plusieurs livres sur la Médecine, Dr Saïd Mestiri a rendu visite aux grévistes. IDr Mestiri incarne la génértion plusierus fois charnière. Il a travaillé sous les Beys de Tunis, sous l’occupation française ; sous la Première République de feu Habib Bourguiba dont il était l’un de ses détracteurs et sous l’acteulle République, du général-président Ben Ali. Dr Mestiri n’a pas échappé à la censure e harcèlement, l’un de ses livres souffre encore des procédés détournés pour entraver la création littéraire et la libre circulation des idées.
D’un autre coté, nous avons omis de signaler dans le Bulletin d’hier, de signaler la visite d’une délégation d’artistes, des femmes et des hommes du théatre, chanteurs producteurs d’émissions culturelles : Jalila Baccar, Fatma Ben Saïdane, Basma Elichi, Sami Nasri, Riadh Hamdi, Lobna Noômane, Rim Hamrouni, Wahid Elajmi, Ali Saïdane, Helmi Dridi.
L’adjointe de l’Ambssadeur de Finlande rend visite aux grévistes :
Madame Krista Napola, adjointe de son excellence l’Ambassadeur de Finlande, a rendu visite aux grévistes. Elle accompagnaitr hier le Conseiller de l’Ambassade suisse, Monsieur Jürg Schneeberger, qui s’est rendu seul au nom de son Ambassadeur et non àla tête d’une délégation, comme annoncé dans notre Bulletin d’hier. Nous présentons nos excuses à la mission helvétique en Tunisie pour l’erreur involentaire due aux conditions extrèmement rudes de préparation de ce Bulletin.
Une délagation du Comité de soutien en Suède reçue au Parlement suédois :
Une délégation du Comité en Suède de soutien pour le Mouvement de 18 octobre en Tunisie a été reçue aujourd’hui mercredi 9 novembre par Mr Per Axel Sahlberg, membre du Riksdag (Parlement) suédois. Mr Sahlberg est élu du Parti socialdemokrate,au pouvoir. La délégation lui a exposé les raisons et le revendications du Mouvemnet du 18 octobre. Mr Per Axel Sahlberg qui est aussi membre dans la commission constitutionnelle, suppléant dans la commission des Affaires étrangères et mebre du conseil de l’EU au Parlement, a fait savoir à la Délégation qu’il va informer ses collegues parlementaires du bloc social-démocrate sur la situation en Tunisie. "Il n’est pas difficile pour un démocrate de se solidariser avec les aspirations de la société civile tunisienne à la liberté d’association et de réunion pour les partis et les associations, à la liberté d’_expression et des médias et à la libération des prisonniers politiques" a-t-il dit.
La mobilisation continue en France :
Grande mobilisation à Marseille, Rassemblement au vieux port, puis Musique et Conférence de presse. Assemblée générale hebdomadaire du Comité de soutien à Paris, ce jeudi à 18h00 au 21 ter rue Voltaire dans le 11e arrondissement.
Les militants Jalal Matri et Mounir Dabbour font partie de la délégation de la société civile suisse :
Nos amis Jalel Matri, vrai dynamo et fer de lance de la mobilisation genevoise, et Mounir Dabbour, militant associatif et ancien leader étudiant au Campus de Tunis, feront partie de la Délégation de la Société civile suisse et porteront la voix des tunisiennes et des tunsiiens de la disapora et de l’immigration..
Le SJT répond aux accusations du Secrétaire général adjoint du RCD :
Dans un communiqué& signé de son Secrétaire général Mahmoud Dhaouadi, le Syndicat des Journalsiets Tunisiens (SJT) a tenu à répondre aux déclarations déplacées du haut responsable du parti au pouvoir.
Le SJT exprime "sa profonde stupéfaction, de la récente déclaration de M. Abdelwaheb J’mel, secrétaire général adjoint du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), sur la chaîne satellitaire El Jazeera, déclaration dans laquelle il a notamment contesté la légalité de notre Syndicat." et affirme qu’il "s’est fixé comme objectifs de défendre les intérêts matériels et professionnels des journalistes ainsi que des libertés individuelles et collectives". Le SJT appelle en fin "à l’ouverture d’un dialogue entre les différentes parties de la société civile en vue d’apporter les solutions requises à tous les problèmes en suspens."
Les services de la propagande énumèrent les médias amis :
Dans un article non signé, La Presse de Tunsiie, quotidien gouvernemental a énuméré ce matin les différents édias qui ont encensé le "Changement du 7 novemnbre" et ses "Réalisations". Une bonne partie des journaux cités ont des Rédacteurs en chefs et des directeurs qui sont invités à longeur d’année en Tunisie au frais du contribuable. certains de ces journaux "étrangers" sont même édités dans les imprimeries d’Etat et bénificient de la publicité exclusive des entreporise spubliques tunisiennes.
Le Président des Iles Comores prend le chemin de Tunis :
Un des rares chefs d’Etat à avoir pris la décision d’assister au SMSI, le Président Ansoumani Azali, des Iles Comores, a quitté Moroni ce matrin en direction de Franceville (Gabon) où il doit s’entretenir avec Omar Bongo Ondimba, président du c"omité ad hoc de l’UA pour les Comores", avant de s’envoler pour le Sommet de Tunis. Le plus vieux des Présidents africains semble ainsi décliner l’invitation de son ami le général Ben Ali.
Nota Bene : Nous nous excusons pour les coquilles qui ont pu se glisser dans le texte.
Pour contcater le Comité de soutien :
L’universitaire Sana Ben Achour, Coordinatrice : +216 98 510 779
Khadija Chérif, Responsable des Relations extérieures : +216 98 654 018
Habib Masrit, Responsable des Relations extérieures : +216 21 687 533
Abderrahmane Hedhili, Responsable de la Cooordination régionale : +216 97 456 541
Pour contacter les membres de la Commission Information-Médias :
Rachid Khéchana :+216 98 327 235.
Souhayr Belhassen : +216 98 318 311.
Larbi Chouikha : +216 22 472 803.
Maître Radhia Nasraoui : +216 98 339 960.
Mahmoud Dhaouadi : +216 98 245 387.
Houaïda K. Anouar : +216 98 945 881.
Fathi Jerbi : +216 98 365 295.
Pour joindre les grévistes :
Siège de la grève et du sit-in : 23, rue Mokhtar Atia, 1001 Tunis
Téléphone : + 216 71 241 722
Les téléphones cellulaires individuels :
Maître Ahmed Néjib Chebbi (PDP) : +216 22 25 45 45
Hamma Hammami (PCOT) : +216 22 79 57 79
Maître Abderraouf Ayadi (CPR) : +216 98 31 71 92
Le juge Mokhtar Yahyaoui (CIJ-T) : +216 98 66 74 63
Maître Mohamed Nouri (AISPP) : +216 22 821 225
Maître Ayachi Hammami (Comité de défense de Me Abbou + Section de Tunis de la LTDH) : +216 21 39 03 50
Lotfi Hajji (SJT) : +216 98 35 22 62
Maître Dillou (AISPP) : +216 98 64 78 90
Paris, le 9 novembre 2005
Pour le Comité de soutien à la grève de la faim du 18 octobre à l’étranger
Néjib Baccouchi, Tahar Labidi, Abdel Wahab Hani
Comité de soutien de la grève de la faim du 18 octobre 2005
CSGF Paris - Comité de suivi
c/o CRLDHT
21ter rue Voltaire
F-75011 Paris
Tel / Fax : +33 (0) 1 43 72 97 34
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