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La police tunisienne a interdit une réunion du "Collectif du 18 octobre pour les droits et les libertés" prévue en fin de journée, aujourd’hui mardi 24 janvier au local du Forum Démocratique pour le Travail et les Libertés à Tunis FDTL) drigé par le Docteur Mustapha Ben Jaafar, membre d el’Internationale Sociaste.
Hamma Hamami, Lotfi Hajji et Ayachi Hammami ont été violemment agressés. Transportés à l’hôpital, les trois leaders ont été vu par des médecins qui ont prescrit trois jours de repos. L’étudiant Abdel Hamid Seghaïer, de passage à proximité du local du FDTL a lui aussi été agressé. On ignore à l’heure qu’il est s’il y a d’autres dégats.
Le Collectif du 18 octobre devrait tenir une conférence de presse demain Mercredi 25 janvier 2006, à midi, au siège du FDTL.
Backround :
Le "Collectif du 18 octobre pour les droits et les libertés" a été créé à la suite de la grève de la faim politique observée par huit personnalités tunisinnes, pendant 32 jours, du 18 octobre au 18 novembre 2005. Elle a eclipsé le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) et a permi de fédérere des pans entiers du mouvement démcoartique autour de trois revendications fondamentales pour le respect des droits et des libertés : Liberté d’expresseion et d ela presse, liberté d’association pour tous et liberétion des prisonniers politiques et promulgation d’une loi d’Amnisite générale.
Ce socle démocratique, le courage, la détermination et l’abnégation des grévistes, ainsi que le bon timing et le soutien exemplaire qui s’est constitué autour de leur action dans les régions et dans la disapora ont donné à leur noble action le sens d’un mouvement qui a permi à l’opposition démcortaique et à la société civile de capitaliser les accumulations militantes depuis la quinzaine d’année sous la chappe de plomb.
Le Collectif du 18 octobre a été constitué autour des huit grévistes et regroupe 24 personnalités nationales de toutes les génératiosn et les familles philosophiques qui ont adhéré à la dynamique soulevé par la grève.
Récemment, le juge Mokhtar Yahyaoui, l’un des grévistes, a annoncé son retrait du Collectif, dans une texte diffusé sur son blog conscaré à la hausse des prix, sans toutefois préciser s’il s’agit d’une décision collégiale de son association, le Centre de Tunis pour l’Indépendance de la Justice, ou d’une décision individuelle.
Le Collectif a donné naissance à une contre-dynamique autour du Mouvement Ettajdid, ex-Parti Communiste et ses nouveaux alliés satellitaires d’anciens ennemis idéologiques de l’extrême gauche estudiantine et de quelques figures indpendantes de la société civile tunisienne. Le leitmotif de cette Alliance est de contrecarrer le Colletif du 18 octobre accusé d’intégrer les islamistes dans l’action politique de l’oppisition démocratique et de servir les intérêts de l’étranger.
Ces deux accusations se trouvent massivement relayées par les organes de Propagande et de Désinformation du régime du général Zine El Abidnine Ben Ali.
Les journaux privés contrôlés en sous-main par le régime, mais aussi d’autres titres, ont fait l’écho d’articles non signés trainant dans la boue les leaders du Mouvement du 18 octobre.
Ces développements ont eu lieu dans un moment où une guerre sans merci oppose les clans à la succession du général de brigade, officier de la sécurité militaire et actuel chef de l’Etat par un terrible accident de l’histoire. La geuerre des clans abouti à des situations ubuésques et contraires aux intérêts même du régime en place comme ce fut le cas avec l’agression du journaliste de Libération Christophe Boltanski, en plein Tunis quadrillé à la veille du SMSI en novembre dernier. Certains analystes doutent même des capacités du Premier Flic de Tunisie de gouverner par pareilles circonstances.
Paris, le 24 janvier 2006, 23h00, heure de Paris, 22h00 UTC/GMT
Abdel Wahab Hani
awhani@yahoo.fr |